Une mère de famille raconte pourquoi elle a tout quitté pour devenir une « Accompagnatrice privée » célèbre
Auteur: Simon Kabbaj
De la banlieue paisible aux palaces cinq étoiles

C’est une histoire qui, je dois l’avouer, sort vraiment de l’ordinaire. On a souvent cette image d’Épinal de la vie de famille parfaite, mais pour Amanda Goff, aujourd’hui âgée de 51 ans, ce tableau idyllique cachait une réalité bien plus complexe. Imaginez un peu : cette femme a troqué sa vie tranquille de banlieue et son foyer confortable pour devenir ce qu’on a appelé « l’escort la plus célèbre d’Australie ».
Tout a basculé il y a plus d’une dizaine d’années. Alors qu’elle avait 39 ans et qu’elle venait de se retrouver célibataire, Amanda a décidé de créer un alter ego, une version d’elle-même plus audacieuse, excitante et aventureuse nommée « Samantha X ». Ce n’était pas juste une passade, c’était un changement radical. Elle avait pourtant, comme on dit, « tout pour être heureuse » : installée avec un homme gentil et attentionné, elle était mère de deux enfants. Mais l’appel d’une autre vie a été plus fort.
Sa carrière dans le monde du travail du sexe a connu un succès retentissant, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle a même fini par monter sa propre agence dédiée aux femmes de plus de 40 ans, persuadée que d’autres pouvaient aussi profiter de cette part du gâteau. En apparence, c’était la vie de rêve, enfin… un certain type de rêve. Amanda menait un train de vie de jet-set, voyageant constamment, dormant dans des hôtels de luxe, sirotant du champagne avec des clients fortunés et, selon ses propres mots, comptant des liasses interminables de billets de cent dollars.
L’ennui, la « prison » dorée et la fuite en avant

Mais pourquoi ? C’est la question qu’on se pose tous, non ? Dans une chronique pour le Daily Mail publiée vendredi dernier, Amanda a écrit avec une franchise désarmante : « Si un homme voulait me payer cinq mille dollars pour un dîner (et le dessert…) et être une compagnie parfaitement charmante, alors pourquoi diable refuser ? ». C’est direct, c’est sûr. Pourtant, derrière cette façade glamour, elle a avoué qu’en coulisses, c’était, je cite, « un désastre absolu ». Elle confesse aujourd’hui que c’était son addiction à l’attention masculine qui l’a poussée vers l’escorting.
Pour comprendre, il faut remonter un peu le temps. Amanda avait quitté Londres pour l’Australie dans la trentaine. Elle y avait rencontré cet homme « décent et gentil » avec qui elle a eu « deux beaux enfants ». Mais très vite, l’ennui s’est installé. Elle raconte : « J’avais un travail normal de journaliste, une belle maison près de la plage et une famille magnifique. Certains appelleraient ça la vie de rêve avec la barrière blanche, et diraient que j’avais de la chance. Moi, j’appelais ça une prison ».
Les choses n’étaient pas roses. Elle a révélé avoir souffert de dépression post-natale, d’anxiété et même d’anorexie, se sentant terriblement isolée sans aucun soutien familial, ses proches étant restés au Royaume-Uni. Elle essayait, tant bien que mal, de vivre cette vie prévisible, d’être « sage » et « bien élevée », mais elle sentait une électricité parcourir son corps. « Était-ce ma vie maintenant ? Plus d’hommes ? », se demandait-elle.
Quand son plus jeune enfant a eu deux ans, elle n’en pouvait plus. Elle a appuyé sur le bouton d’autodestruction, si l’on peut dire. Séparation, garde partagée à 50/50. Elle ne se sentait pas triste, mais libre. Les semaines avec les enfants, elle était Maman. Les sept jours sans eux ? Elle était sauvage. « Je chassais le désir sans penser aux conséquences », explique-t-elle. Les coups d’un soir devenaient des aventures, les frontières s’effaçaient. Sites de rencontres extra-conjugales, sexe anonyme… rien ne comblait cette soif insatiable.
Le diagnostic caché : Bipolarité et quête de validation

C’est là que l’histoire prend une tournure plus médicale, dirons-nous. Amanda, qui travaillait comme journaliste, a découvert plus tard que son comportement frénétique et les drames constants de sa vie amoureuse avaient une cause racine : un trouble bipolaire non diagnostiqué. Ce n’était pas juste du libertinage, c’était une pathologie.
À cause de cette condition mentale, elle était souvent consumée par des sentiments de grandeur, de délire, de dissociation, et surtout, un énorme appétit sexuel accompagné d’une envie de conquête. Selon Amanda, ce diagnostic explique énormément de choses sur son passé et sa décision de devenir escort. Elle a réalisé qu’elle cherchait désespérément la « validation » des hommes. « Le seul moment où je me sentais aimée, vue, adorée, désirée — quelque chose que je n’avais jamais vraiment ressenti avant — c’était quand les hommes me donnaient de l’attention », explique-t-elle avec lucidité. « Avec le recul, je confondais le sexe avec l’amour, le désir avec l’attention ».
Elle souligne un point important : c’est un trait très commun et dangereux pour les personnes atteintes de bipolarité non diagnostiquée de s’automédicamenter avec de la drogue et de l’alcool. Et c’était certainement son cas. En repensant à ses jeunes années sauvages, elle se souvient : « J’étais cette fille pour qui un verre de vin n’était jamais assez. Il fallait toute la bouteille, puis une autre, suivie de shots de tequila et se réveiller avec un inconnu ».
Elle pensait simplement être câblée comme ça. Pourquoi trompait-elle constamment ? Pourquoi cherchait-elle toujours le prochain truc, le prochain homme, la prochaine conquête ? Ses amis riaient de sa vie amoureuse calamiteuse. Et quand la plupart d’entre eux se sont rangés, mariés avec des enfants, elle s’est sentie obligée de faire pareil, parce que « c’est ce que les gens faisaient ». Mais le traumatisme, qu’elle ne savait pas nommer à l’époque, était toujours là.
Conclusion : Une nouvelle vie apaisée à 51 ans
Heureusement, tout cela a une fin, et plutôt positive. C’est en 2023 qu’elle a décidé de laisser cette vie derrière elle et de chercher un traitement pour son trouble bipolaire. Elle dit que cela lui a permis de devenir enfin « stable ». Sa comparaison est touchante : « Être sous médicaments, c’est comme mettre des lunettes pour la première fois et voir la réalité clairement après une vie de lignes floues ».
Aujourd’hui, Amanda Goff est retournée au journalisme et travaille également comme professeure de Pilates à temps partiel. C’est sûr, c’est très loin des vols en première classe et des suites en penthouse, mais elle l’affirme haut et fort : « Je suis la plus heureuse que j’aie jamais été ». Elle a réparé ses relations avec sa famille et a même rencontré un nouvel homme il y a six mois. Elle est heureuse, enfin.
Pour conclure sur ses mots, qui résonnent avec beaucoup de sagesse : « Je n’étais pas ‘mauvaise en amour’, j’étais malade. Et maintenant que je vais mieux, j’apprends enfin ce que signifie un amour sain, à 51 ans. Mieux vaut tard que jamais ».
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.