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Médecin canadien en première année : il résout un cas médical rare et sauve un jeune homme
Crédit: Dr. Steven Rowe / IA

Une descente aux enfers inexplicable

lanature.ca (image IA)

Imaginez un instant la scène. Vous regardez votre fils de 22 ans, Ian Gillies Jr., un gamin vibrant de santé, se transformer petit à petit en l’ombre de lui-même. C’est le genre de cauchemar qu’aucun parent ne devrait vivre. Au cours de l’été 2023, Ian a commencé à décliner, mais d’une manière… brutale. Il ne pouvait même plus monter les escaliers. Il a fini confiné dans un fauteuil roulant et, tenez-vous bien, il a pris une masse stupéfiante de 60 livres (environ 27 kg) en un seul mois.

Son père, Ian Gillies Sr., en a encore des frissons quand il en parle. Il raconte : « On en est arrivé au point où je l’amenais chez le médecin en le poussant dans un fauteuil ». Fraîchement diplômé de l’université, le jeune homme aurait dû être une pile électrique, plein d’énergie pour l’avenir. Au lieu de ça ? Épuisé. Gonflé. En douleur constante. C’était incompréhensible.

Les médecins, eux, pataugeaient complètement, et je ne leur jette pas la pierre, c’était un cas tordu. Cancer, infections, maladies auto-immunes… tout a été écarté, l’un après l’autre. L’équipe médicale a drainé des litres de liquide de son abdomen, mais rien n’y faisait, son état empirait à vue d’œil. Le père se souvient de ces mots terribles, prononcés avec une gravité qui vous glace le sang : « Ils nous disaient qu’il ne passerait peut-être pas la nuit ».

L’arrivée providentielle du Dr Rowe et le diagnostic miracle

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C’est là que l’histoire prend une tournure presque cinématographique. Entrez en scène : le Dr Steven Rowe. Il n’est pas un vieux professeur grisonnant, non, c’est un interne de première année en médecine interne à l’Université Memorial. C’était littéralement sa toute première rotation. Faut le faire, non ?

Rowe a pris le cas d’Ian Jr. avec une ténacité rare. Il a déclaré plus tard : « Vous ne voulez pas arriver les mains vides ». Alors, poussé par l’urgence et, comme il l’admet lui-même, par son côté « un peu nerd », il a passé des heures et des heures, probablement tard la nuit, à éplucher la littérature médicale. Il cherchait l’aiguille dans la botte de foin.

Et il l’a trouvée. Tard un soir, Rowe tombe sur un sous-type rare de la maladie de Castleman appelé le syndrome TAFRO. « Ça collait comme un gant », se souvient-il. Ce moment « Eurêka » n’était pas juste un diagnostic académique, c’était une véritable bouée de sauvetage. Il faut savoir que le syndrome TAFRO n’a été identifié qu’en 2010 — c’est hier, à l’échelle de la médecine ! — et ne touche qu’une personne sur un million. Ian Jr. était le tout premier cas reconnu à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui explique pourquoi même les experts les plus chevronnés étaient passés à côté.

C’est effrayant quand on y pense… Si on ne le traite pas, le TAFRO a un taux de mortalité de 30 %. Mais grâce à cette trouvaille, Ian a reçu le bon traitement : du siltuximab en intraveineuse. Il s’est stabilisé, petit à petit, et a finalement pu rentrer chez lui pour Noël. On peut se demander combien de vies ont été perdues simplement parce que cette maladie passait sous le radar…

Au-delà de la survie : Une percée scientifique majeure

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Rowe ne s’est pas contenté de sauver une vie et de s’arrêter là. Non, il voulait s’assurer que personne d’autre n’ait à vivre ce calvaire. Il a bossé avec des collègues et des experts mondiaux pour publier une étude de cas dans le Canadian Medical Association Journal. Mais attendez, c’est pas fini.

En observant les analyses, Rowe a repéré un schéma dans le sang des patients TAFRO. Il a émis l’hypothèse qu’un test sanguin simple et largement disponible pourrait distinguer le TAFRO d’une autre condition très similaire mais traitée différemment, appelée HLH. C’est le genre de détail que la plupart des gens manquent, mais c’est crucial : cette découverte pourrait réduire le temps de diagnostic de plusieurs semaines à quelques jours seulement. Des jours qui sauvent des vies.

L’étude, qui a fini par être publiée dans l’American Journal of Hematology, était une collaboration massive entre l’Université Memorial, l’Université Dalhousie, l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et l’Université de Pennsylvanie. Le Dr Luke Chen, un expert de premier plan, a qualifié ces résultats de « vraiment importants » et d’« influents ». Pour Rowe, un simple stagiaire venant d’une université bien moins classée que UPenn, être l’auteur principal d’une telle étude, c’est… eh bien, c’est tout simplement extraordinaire.

Conclusion : Une vie retrouvée et une question pour l’avenir

Aujourd’hui, Ian Jr. est asymptomatique. Il a repris le cours de son existence et poursuit un nouveau diplôme universitaire, même si, on s’en doute, sa vie a été changée à jamais. Il a cette réflexion touchante : « Je suis passé de rien à une vie entière ». Son père, bien que toujours hanté par cette épreuve — qui ne le serait pas ? —, reste profondément reconnaissant.

Quant à Rowe, il continue de travailler sur des projets liés aux maladies rares, convaincu que chaque vie sauvée est une victoire. Cela nous amène à une question qui mérite réflexion : avec des percées comme celle-ci, nos systèmes de santé devraient-ils prioriser le financement de la recherche sur les maladies rares ? Ou les ressources devraient-elles rester concentrées sur les conditions plus communes ? Le débat est ouvert.

Selon la source : custommapposter.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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