Téhéran au bord du gouffre : Entre massacre, coupures d’internet et le poker diplomatique de Trump
Auteur: Adam David
Un dialogue de sourds sur fond de tensions militaires

C’est une situation pour le moins… confuse, vous ne trouvez pas ? Alors que l’Iran s’embrase, Donald Trump joue une partition dont il a le secret. Dimanche, depuis son inévitable avion Air Force One, le président américain a lâché une petite bombe diplomatique : selon lui, Téhéran « voulait négocier ». Il a même affirmé qu’une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Apparemment, les Iraniens auraient appelé samedi pour discuter. Info ou intox ? Difficile à dire avec certitude.
Mais attention, le ton n’est pas vraiment à l’apaisement pour autant. Trump estime que le régime commence à franchir la fameuse « ligne rouge » qu’il avait fixée, notamment concernant les morts de manifestants lors de ce mouvement d’une ampleur jamais vue depuis trois ans. Il a été clair : l’armée américaine étudie des « options très fortes ». Il n’écarte donc absolument pas l’option militaire, laissant planer une menace d’action avant toute éventuelle entrevue. De son côté, l’Iran ne se laisse pas faire. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déjà prévenu un peu plus tôt : si les États-Unis frappent, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime américain. Ambiance.
Un « massacre » et un pays coupé du monde

Sur le terrain, la réalité est glaçante. L’ONG Iran Human Rights (IHR), qui est basée en Norvège, n’y va pas par quatre chemins et dénonce un véritable « massacre ». Dimanche, ils ont confirmé la mort d’au moins 192 manifestants. Et encore… ils nous avertissent que le bilan réel pourrait être beaucoup, beaucoup plus lourd, qualifiant la répression de « crime majeur contre le peuple iranien ». C’est terrifiant. D’ailleurs, l’IHR estime aussi qu’il y a eu plus de 2 600 arrestations parmi les manifestants.
Il faut se rappeler que tout ça a commencé à Téhéran le 28 décembre. Au départ, c’était des commerçants furieux contre la hausse des prix et le coût de la vie. Mais la colère s’est étendue comme une traînée de poudre, devenant l’un des plus grands défis pour la République islamique depuis sa proclamation en 1979. Pour essayer d’étouffer le mouvement, les autorités ont sorti la méthode radicale : une coupure d’internet. Selon l’ONG de surveillance Netblocks, le blackout est en vigueur depuis plus de 72 heures. Pendant ce temps, Reza Pahlavi, le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux États-Unis, tente de peser sur les événements via les réseaux sociaux en exhortant les forces de sécurité à « se tenir aux côtés du peuple ».
Guerre de l’information : récit officiel contre réalité des images

C’est là que ça devient presque surréaliste. Le gouvernement iranien essaie de reprendre la main sur le narratif. En fin de journée, ils ont décrété trois jours de deuil national. Mais attendez… c’est pour les « martyrs de la résistance », c’est-à-dire les forces de sécurité tuées, pas pour les manifestants. Si les autorités disent « comprendre » les soucis économiques, elles fustigent surtout des « émeutiers » qui seraient manipulés par l’étranger — suivez mon regard : les États-Unis et Israël. Le président iranien Massoud Pezeshkian a même appelé à une « marche de résistance » ce lundi pour dénoncer ces « criminels terroristes urbains ».
La télévision d’État joue sa partition habituelle : elle diffuse des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, et des cortèges funéraires d’agents. Elle essaie désespérément de montrer un retour au calme, avec des plans de circulation fluide, et le gouverneur de Téhéran, Mohammad-Sadegh Motamedian, jure à l’antenne que le nombre de manifestations est en baisse. Sauf que… les images qui filtrent racontent une tout autre histoire. Une vidéo authentifiée par l’AFP montre des dizaines de corps dans des sacs noirs devant une morgue, avec des familles cherchant leurs proches. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), basé à New York, affirme que les hôpitaux sont « débordés » et que les réserves de sang s’épuisent. Dimanche, on a encore vu des vidéos (probablement sorties par satellite) de foules immenses la nuit à Téhéran (quartier de Pounak) et Machhad, scandant parfois des slogans pour la monarchie. Un journaliste de l’AFP sur place décrit une capitale en état de quasi-paralysie.
Conclusion : Un isolement grandissant

On sent bien que le pays est à bout de souffle. Cette mobilisation massive ne sort pas de nulle part ; elle survient dans un contexte où l’Iran est affaibli par une guerre avec Israël en juin dernier, sans parler des coups reçus par ses alliés dans la région. Ajoutez à cela les sanctions liées au programme nucléaire, rétablies par l’ONU en septembre, et vous avez un cocktail explosif. Pendant ce temps, la diaspora s’organise : des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Paris, Londres ou Vienne. Seule exception notable, à Istanbul, où la police turque a bloqué l’accès au consulat iranien. L’avenir semble bien sombre pour Téhéran.
Selon la source : geo.fr
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