Une provocation numérique qui fait grand bruit

On aurait pu croire à une blague, mais avec l’actuel locataire de la Maison Blanche, la frontière entre la réalité et la provocation est souvent… disons, floue. Ce lundi matin, le président américain Donald Trump a partagé une image sur son réseau social, Truth Social, qui a fait bondir plus d’un observateur. Il s’agit d’une maquette, un faux montage d’une page Wikipédia, où il se désigne lui-même comme le « président par intérim du Venezuela ».
Ce n’est pas anodin, croyez-moi. Le message a déjà récolté plus de 24 000 « j’aime », ce qui montre bien que sa base électorale suit le mouvement. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte pour le moins explosif. Rappelez-vous, c’était il y a à peine quelques jours, le 3 janvier pour être précis : lors d’une opération militaire éclair menée de nuit par les forces spéciales américaines, Nicolás Maduro et son épouse ont été capturés dans leur complexe de Caracas avant d’être rapatriés aux États-Unis. Depuis, Trump et Washington affirment haut et fort qu’ils sont aux commandes du pays sud-américain.
Dialogue de sourds : Washington revendique, Caracas résiste

C’est là que les choses se compliquent, et franchement, il y a de quoi s’y perdre. Jeudi dernier, Trump affirmait sans détour que les États-Unis pourraient diriger le Venezuela et, tenez-vous bien, puiser dans ses réserves de pétrole pendant des années. Dans une interview accordée au New York Times, il a déclaré que « seul le temps nous dira » combien de temps Washington exigerait une surveillance directe sur cette nation de quelque 28,5 millions d’habitants. Quand on lui a demandé si cela signifiait trois mois, six mois ou un an, sa réponse a été sans équivoque : « Je dirais beaucoup plus longtemps ».
Pourtant, sur place, le son de cloche est radicalement différent. L’actuelle présidente par intérim, Delcy Rodríguez, insiste sur le fait qu’aucune puissance étrangère ne gouverne son pays. Elle a déclaré samedi : « Qui gouverne le Venezuela ? Le pouvoir du peuple et son gouvernement constitutionnel, donc il n’y a aucun doute ». Elle ajoute avec force que c’est le gouvernement du président Maduro qui est en place et qu’elle a la responsabilité de diriger le pays pendant sa captivité. C’est un peu parole contre parole, n’est-ce pas ?
Mais attendez, il y a une contradiction fascinante ici. Malgré cette rhétorique de résistance, le gouvernement vénézuélien a annoncé vendredi avoir décidé d’initier un « processus exploratoire de nature diplomatique » avec les États-Unis pour rétablir des missions diplomatiques. Le gouvernement dirigé par Rodriguez a même confirmé la visite de fonctionnaires du Département d’État américain à Caracas. De son côté, Trump assure que Rodriguez coopère « pleinement » et donne à Washington « tout ce que nous estimons nécessaire ». Allez savoir ce qui se dit vraiment derrière les portes closes…
Tensions maritimes et menaces d’extension du conflit au Mexique

Pendant que la bataille fait rage sur les réseaux sociaux et dans les bureaux diplomatiques, la réalité sur le terrain reste brutale. La semaine dernière, les États-Unis ont saisi deux autres pétroliers liés au Venezuela. Ils tentaient apparemment de briser le blocus naval imposé au pays. Le premier a été intercepté dans l’Atlantique Nord après une poursuite qui a duré des semaines — imaginez un peu la scène — tandis que le second a été arraisonné dans les Caraïbes.
Il faut noter, pour la petite histoire, que la véritable page Wikipédia de Trump (celle qui existe vraiment) utilise le même portrait officiel que son montage sur Truth Social, mais ne le liste évidemment pas comme président du Venezuela. Elle le mentionne simplement comme président des États-Unis en exercice depuis janvier 2025. Mais Trump ne semble pas vouloir s’arrêter là.
L’opération de capture de Maduro a soulevé une vague de critiques chez les dirigeants d’Amérique du Sud, mais cela ne semble pas effrayer le président américain. Au contraire, il étend ses menaces. Il y a trois jours, lors d’une interview avec Sean Hannity sur Fox News, Trump a annoncé que les forces américaines allaient commencer des opérations terrestres au Mexique pour cibler les cartels de la drogue, après des mois de frappes navales. « Nous allons commencer maintenant à frapper au sol en ce qui concerne les cartels. Les cartels dirigent le Mexique », a-t-il lancé. Aucune info supplémentaire sur le calendrier, mais le ton est donné.
Conclusion : Une région sous haute tension

Nous sommes face à une situation pour le moins inédite, où la politique internationale se joue autant sur des plateformes sociales que lors d’opérations militaires secrètes. Entre les affirmations audacieuses de Trump sur son rôle au Venezuela, la résistance verbale de Caracas et l’ouverture d’un nouveau front potentiel au Mexique, l’Amérique latine retient son souffle.
On peut se demander jusqu’où ira cette politique interventionniste et quelles seront les répercussions réelles pour les populations locales. Une chose est sûre : l’histoire est en train de s’écrire, et elle semble pleine de rebondissements inattendus.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.