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Incroyable : des scientifiques soignent le « syndrome d’auto-brasserie » grâce aux selles de quelqu’un d’autre
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand notre ventre décide de nous jouer des tours

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Vous savez, on entend souvent dire que notre intestin est notre deuxième cerveau, et franchement, plus on creuse le sujet, plus ça semble vrai. Un intestin en bonne santé, c’est crucial, pas seulement pour éviter des trucs désagréables comme le syndrome du côlon irritable, mais aussi pour prévenir des maladies bien plus lourdes… je pense à la dépression ou même à Alzheimer. C’est fou quand on y pense, non ? Notre corps abrite des milliers de milliards de bactéries — une vraie jungle microscopique. Certaines sont nos amies, d’autres… un peu moins. Et quand ce petit monde, ce microbiome complexe, se dérègle, ça peut causer une panoplie de problèmes, de l’anxiété aux maladies inflammatoires.

Mais parfois, cette « tempête parfaite » dans nos entrailles crée des symptômes à se gratter la tête. Le plus déroutant ? C’est probablement ce qu’on appelle le syndrome d’auto-brasserie (ABS). Imaginez un peu : les microbes de votre ventre se mettent à grignoter les glucides que vous mangez et, pouf, ils produisent de l’alcool. Littéralement. Une personne atteinte d’ABS peut se sentir complètement ivre sans avoir touché à une seule goutte de bière fraîche ou de cocktail artisanal.

Sur le papier, on pourrait se dire « chouette, une cuite gratuite », mais… détrompez-vous. C’est tout sauf drôle. Les symptômes sont graves, voire mortels : on parle de dommages au foie, de troubles cognitifs, de problèmes digestifs et même de symptômes de sevrage. Sans oublier cette sensation pâteuse et l’élocution ralentie typiques d’une nuit de beuverie, mais sans le plaisir de la fête. Heureusement, c’est une condition immensément rare ; il y a moins d’une centaine de cas documentés dans le monde entier, même si la plupart des gens produisent probablement de toutes petites quantités d’alcool dans leur digestion.

L’enquête scientifique : qui sont les coupables ?

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, comment on gère ça ? C’est là que la science entre en scène, et c’est passionnant. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Microbiology, des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego et du Mass General Brigham ont enfin mis le doigt sur les coupables exacts. Ils ont mené une étude observationnelle — un travail de fourmi, j’imagine — sur 22 patients atteints d’ABS et 21 de leurs partenaires qui, eux, n’étaient pas touchés.

Ce qu’ils ont trouvé dans les échantillons de selles est fascinant. Les patients avaient généralement des concentrations excessives de certaines bactéries bien précises : Escherichia coli (E. coli) et Klebsiella pneumoniae. Ces petites bêtes sont connues pour fermenter les sucres et produire de l’alcool. C’est un peu différent de ce qu’on pensait avant, ou du moins ça complète le tableau, car un rapport de 2019 mentionnait que la colonisation de l’intestin par des levures pouvait avoir des effets similaires.

Bernd Schnabl, l’un des auteurs principaux de l’étude à l’UC San Diego, l’explique mieux que moi. Il a déclaré : « Nous avons découvert que les bactéries intestinales, notamment Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae, fermentent les sucres en éthanol dans l’intestin des patients atteints d’ABS. » Il ajoute que ces microbes utilisent plusieurs voies de production d’éthanol et peuvent faire grimper le taux d’alcoolémie assez haut pour provoquer une intoxication légale. C’est dingue, quand même… être positif à l’éthylotest juste en mangeant des pâtes.

Une solution surprenante : la greffe fécale

Heureusement — et c’est la bonne nouvelle du jour — il existe des méthodes pour traiter ce syndrome. La plus courante, et peut-être la plus surprenante pour les non-initiés, c’est la transplantation fécale. Oui, vous avez bien lu. Le magazine New Scientist a rapporté le cas d’un patient qui a suivi ce protocole. On lui a administré plusieurs doses via une capsule orale dérivée des selles d’un « super donneur ». En gros, quelqu’un avec une santé intestinale en béton armé.

Le résultat ? C’est bluffant. Après 16 mois de traitement, les symptômes d’ABS de l’homme ont diminué à mesure que sa santé intestinale s’améliorait grâce à cette intervention fécale. C’est une renaissance, ni plus ni moins. Elizabeth Hohmann, co-auteure principale de l’étude au Mass General Brigham, a souligné dans un communiqué que le syndrome d’auto-brasserie est une condition mal comprise, avec peu de tests et de traitements disponibles.

Elle précise : « Notre étude démontre le potentiel de la transplantation fécale. » Mais ça va plus loin que ça. Elle espère qu’en déterminant les bactéries spécifiques et les voies microbiennes responsables, leurs découvertes ouvriront la voie à un diagnostic plus facile, de meilleurs traitements et, surtout, une meilleure qualité de vie pour les personnes vivant avec cette maladie rare.

Conclusion : Le pouvoir insoupçonné de notre ventre

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Au final, toute cette histoire nous rappelle une chose essentielle : il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d’un intestin en bonne santé (et sobre, si possible !). C’est fascinant de voir comment la médecine progresse, transformant ce qui semblait être une curiosité médicale ou une blague de mauvais goût en une condition traitable par des moyens… disons, naturels.

Si la science peut réparer un ventre qui fabrique sa propre bière grâce aux microbes d’un autre, je me dis qu’on n’a pas fini d’être surpris par les mystères de notre propre corps. Prenez soin de vous, et de votre microbiote !

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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