Aller au contenu
Pour la première fois, le Canada appelle ses citoyens à se préparer aux urgences nucléaires
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un post Facebook qui met le feu aux poudres

C’est le genre de chose qu’on lit en faisant défiler son fil d’actualité sans trop y penser, jusqu’à ce que le cerveau fasse un bond. Ce mercredi, la page Facebook « Emergency Ready in Canada » (Urgence Québec/Canada) a publié un message qui, disons-le, a fait grimper la tension d’un cran chez pas mal de monde. Le sujet du jour ? Se préparer à une urgence nucléaire.

Le message en question demandait aux Canadiens de se préparer à d’éventuelles urgences radiologiques et nucléaires, en renvoyant vers les directives officielles du gouvernement. Le texte se voulait rassurant, précisant que ce type d’événement est « improbable au Canada grâce aux contrôles stricts » sur l’utilisation et le mouvement des matières radioactives. Mais bon, ils ont quand même ajouté cette petite phrase qui reste en travers de la gorge : « mais en cas d’urgence, un plan est essentiel ». Évidemment, la réaction dans les commentaires a été immédiate, intense, et franchement, ça partait un peu dans tous les sens.

« Est-ce que vous nous prévenez à l’avance ??? » : La spirale des commentaires

shutterstock

Il n’a pas fallu longtemps pour que les internautes commencent à se poser de sérieuses questions. Des dizaines de Canadiens sont intervenus, beaucoup se demandant : pourquoi maintenant ? Pourquoi cet avertissement précis, là, tout de suite ? L’inquiétude était palpable. Une personne a carrément demandé : « Est-ce que vous nous prévenez à l’avance ??? », tandis qu’une autre s’interrogeait simplement : « Sommes-nous en danger maintenant ? ».

Ce qui frappe, c’est que plusieurs personnes ont souligné la rareté de ce genre d’avertissement. Un commentaire m’a particulièrement marqué, celui d’un homme de 63 ans qui écrivait : « C’est la première fois depuis que je suis gamin que ce sujet revient sur la table… J’avoue que je suis un peu inquiet ». On sent bien que ça réveille de vieux fantômes.

Et puis, il y a ceux qui jouent aux détective géopolitiques. Certains ont rapidement fait le lien avec les tensions récentes. Un internaute a noté avec justesse – ou paranoïa, allez savoir – : « Le gouvernement canadien a partagé un avis sur les voyages au Venezuela et une semaine plus tard, Trump a bombardé l’endroit et a pris leur chef. Mettre ça ici maintenant me rend très inquiet ». Un autre a renchéri en trouvant le timing « un peu bizarre ». Pour résumer l’ambiance générale, quelqu’un a écrit ce que beaucoup pensent sans oser le dire : « Tellement content d’être vieux. J’espère être assez vieux pour ne pas voir la Troisième Guerre mondiale ». Ambiance.

Ce qu’il faut faire (et ce que dit vraiment le gouvernement)

lanature.ca (image IA)

Bon, essayons de garder la tête froide deux minutes. Officiellement, le gouvernement maintient que les urgences radiologiques ou nucléaires sont « improbables » en raison des contrôles stricts en place. La page en question a été mise à jour pour la dernière fois en 2025 et couvre des informations de préparation standard. Mais le fait qu’elle soit partagée en janvier 2026 pousse les gens à lire entre les lignes.

Si jamais le pire devait arriver, les conseils du gouvernement suivent une formule assez simple, mais qu’il vaut mieux connaître : rentrez à l’intérieur, écoutez les informations et suivez les instructions. Concrètement, si une urgence se déclare, il faut entrer immédiatement dans le bâtiment le plus proche, en se dirigeant vers le centre ou le sous-sol, loin des portes et fenêtres. Ensuite, on allume la radio, la télé ou l’ordinateur pour écouter les autorités locales.

S’ils vous disent de vous confiner sur place (shelter in place), préparez-vous à ne pas sortir pendant au moins 24 heures. Il faut fermer toutes les portes, les fenêtres et même les registres de cheminée. Super important : éteignez les ventilateurs, les climatiseurs et les unités de chauffage à air pulsé qui font entrer l’air extérieur. C’est du sérieux.

Avant que ça n’arrive – on touche du bois –, le gouvernement recommande d’avoir une trousse d’urgence prête et de faire un plan d’urgence familial. Petit détail technique : à moins que vous n’habitiez près d’une centrale nucléaire, vous n’avez pas besoin de pilules d’iodure de potassium (KI). Par contre, avoir des feuilles de plastique et du ruban adhésif pour sceller les fenêtres et les portes si nécessaire, ça, c’est recommandé.

Et pour nous au Québec, faut-il s’inquiéter ?

lanature.ca (image IA)

Alors, est-ce que les Québécois doivent vraiment paniquer ? Il faut se rappeler que la seule centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2, est fermée depuis des années et est actuellement en cours de déclassement. Il n’y a donc plus de réacteurs nucléaires en activité dans la province même.

Cela dit, on n’est pas complètement isolés. Il y a des centrales en Ontario – Bruce, Pickering et Darlington – et au Nouveau-Brunswick (Point Lepreau) qui sont relativement proches de certaines parties du Québec. Ces installations fonctionnent sous des réglementations strictes de la Commission canadienne de sûreté nucléaire. La page du gouvernement insiste lourdement sur le fait que les urgences nucléaires restent peu probables au Canada. Mais bon, vu la section des commentaires, le message que les gens entendent fort et clair, c’est : « On ne vous dirait pas ça s’il n’y avait pas une raison ». Et franchement, on peut comprendre leur hésitation.

Selon la source : mtlblog.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu