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Trump affirme que les États-Unis vont commencer à « frapper » le Mexique
Crédit: shutterstock / IA

Une escalade verbale sur Fox News

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On pourrait se dire, encore une fois, que c’est du Donald Trump tout craché. Mais cette fois, le ton semble avoir changé, vous ne trouvez pas ? Lors d’une interview accordée à Sean Hannity sur Fox News, l’ancien président n’y est pas allé par quatre chemins. Il a explicitement menacé que les États-Unis allaient commencer à « frapper le territoire » mexicain. Oui, vous avez bien lu, il parle de frappes directes. Son objectif affiché est d’éliminer les cartels de la drogue qui, selon lui, dirigent purement et simplement le Mexique. C’est une affirmation lourde de sens.

Trump a continué sur sa lancée en balançant des chiffres effrayants, affirmant que ces cartels mexicains sont responsables, d’une manière ou d’une autre, de la mort de 250 000 à 300 000 Américains chaque année. C’est colossal. On a l’impression qu’il a abandonné l’idée de simplement bloquer la drogue à la frontière – ce qui était son grand projet de 2016 avec le mur – pour adopter une stratégie beaucoup plus offensive : se rendre directement au Mexique pour stopper l’afflux à la source. C’est un changement de paradigme assez radical, et franchement, ça donne le vertige.

Le spectre du Venezuela et les « plans discrets »

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Il y a encore deux mois, je vous aurais probablement dit – et la plupart des experts aussi – que ce n’étaient que des paroles en l’air. Après tout, Trump a menacé des dizaines de pays d’actions militaires par le passé sans jamais bouger le petit doigt. Mais voilà, la donne a changé, et pas qu’un peu. Les actions brutales menées récemment par les États-Unis au Venezuela ont prouvé que Trump est tout à fait disposé à lancer des opérations militaires violentes contre des nations étrangères. C’est un précédent qui fait froid dans le dos. D’ailleurs, il existe un parallèle assez troublant avec cette escalade actuelle. Souvenez-vous : trois semaines seulement avant que l’armée américaine ne capture le président vénézuélien Nicolas Maduro, Trump avait confié au média Politico que les États-Unis allaient « très bientôt » attaquer le Venezuela par voie terrestre.

Et devinez quoi ? Ils l’ont fait. Trump a donc déjà été pris en flagrant délit de révélation de plans militaires soi-disant secrets lors d’interviews télévisées. C’est assez dingue quand on y pense, non ? Il est donc tout à fait possible, voire probable, que ses commentaires actuels sur le Mexique ne soient pas du bluff, mais une véritable annonce. Dans cette fameuse interview à Politico, il avait d’ailleurs déjà mentionné le Mexique, expliquant que les USA devraient agir « très rapidement » car le pays voisin refusait, selon lui, de prendre des mesures contre les cartels. Il se disait « attristé » par la puissance de ces groupes criminels. Depuis, il semble totalement déchaîné. Après le succès de l’opération au Venezuela – et la prise de contrôle du pétrole qui a suivi –, il a menacé la Colombie, prédit l’effondrement de Cuba et même reparlé d’acheter le Groenland. Est-il devenu avide de pouvoir ou a-t-il simplement réalisé que personne ne l’arrêterait ? La question reste ouverte.

La réponse prudente de Claudia Sheinbaum

Gobierno CDMX, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
En el Zócalo capitalino, comenzaron las actividades relacionadas con la Alfombra Monumental. Arte Efímero, evento organizado por el Gobierno de la Ciudad de México y el Gobierno del Estado de Guanajuato, la inauguración estuvo a cargo de: la Jefa de Gobierno, Claudia Sheinbaum Pardo, el Gobernador de Guanajuato, Diego Sinhue Rodríguez, el Secretario de Cultura de la Ciudad de México, Alfonso Suárez del Real y Aguilera, y Cristina Pineda, diseñadora.
Fotografía: Gabriela Malagón/ Secretaría de Cultura de la Ciudad de México

Face à cette tempête, comment réagit le Mexique ? C’est là que ça devient un véritable numéro d’équilibriste. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a tenté de calmer le jeu lors d’une conférence de presse. Elle a déclaré avoir exclu toute intervention militaire américaine directe, suite à ce qu’elle a diplomatiquement qualifié de « bonne conversation » avec Donald Trump sur la sécurité et le trafic de drogue. C’est le langage diplomatique habituel, je suppose. Plus tôt dans la journée, elle avait publié un message sur X (l’ancien Twitter) pour affirmer que les deux dirigeants avaient discuté dans le respect de la souveraineté du Mexique.

Elle a aussi sorti un chiffre intéressant pour défendre son bilan : selon elle, le trafic de fentanyl du Mexique vers les États-Unis a diminué d’environ 50 % au cours de l’année écoulée. C’est sa manière de dire « on gère la situation ». Mais attention, tout n’est pas rose. Bien que les détails exacts de leur échange restent flous, il semblerait que Trump ait profité de l’appel pour cuisiner Sheinbaum sur ses positions concernant Cuba et le Venezuela, ainsi que sur les actions américaines dans ces pays. C’est un test de loyauté, clairement. Le Mexique et sa présidente vont devoir continuer à jouer serré : réaffirmer leur sécurité nationale tout en donnant suffisamment de gages à Trump pour éviter le pire. Une position que, malheureusement, trop de dirigeants mondiaux connaissent bien aujourd’hui.

Conclusion : Un avenir incertain

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En fin de compte, que doit-on retenir de tout ça ? Trump semble plus déterminé que jamais à imposer sa volonté par la force, ou du moins par la menace crédible de la force. Ses propos sur le Mexique ne sont plus de simples slogans de campagne ; ils s’inscrivent dans une suite logique d’actions militaires récentes. Pour le Mexique, et pour Claudia Sheinbaum en particulier, les mois à venir s’annoncent tendus. Il va falloir naviguer entre la préservation de la souveraineté nationale et la gestion d’un voisin du Nord plus imprévisible et agressif que jamais. Espérons juste que la diplomatie l’emporte sur les « frappes » promises.

Selon la source : usatoday.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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