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Ce signal caché dans votre cerveau qui vous empêche de perdre la tête
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une question d’évidence… ou pas ?

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Parfois, les neurosciences nous poussent à nous poser des questions qui, à première vue, semblent franchement évidentes. Voire un peu bêtes. Par exemple : comment votre corps sait-il qu’il est… eh bien, votre corps ? Comment fait-il la différence entre votre main et la table sur laquelle elle est posée ?

La tentation est grande de répondre simplement « bah, il le sait, c’est tout ». C’est intuitif. Mais soyons honnêtes, ce genre d’explication ne permet pas vraiment de décrocher un prix Nobel. Il s’avère que notre cerveau possède un mécanisme caché, une sorte de « tonalité » ou de bruit de fond, qui gère cette frontière entre nous et le monde extérieur.

Une nouvelle étude fascinante vient de mettre en lumière le rôle des ondes cérébrales alpha dans ce processus. Et croyez-moi, comprendre ce mécanisme pourrait bien changer la donne pour des maladies psychiatriques complexes ou l’avenir des prothèses bioniques.

Le rythme secret du cortex pariétal

credit : lanature.ca (image IA)

Pour trouver une explication avec un peu plus de rigueur scientifique que mon simple « ça marche comme ça », des chercheurs du célèbre Institut Karolinska à Stockholm, en Suède, se sont penchés sur la question. Ils ont analysé ce qu’on appelle les oscillations cérébrales de fréquence alpha. On pensait déjà que ces ondes étaient responsables de la fenêtre d’intégration temporelle (ou TBW, pour temporal binding window).

C’est un concept un peu technique, mais imaginez cette fenêtre comme une courte période durant laquelle votre cerveau décide de traiter des signaux visuels et tactiles comme s’ils se produisaient en même temps, même s’ils ne sont pas parfaitement synchrones. Pour y voir plus clair, l’équipe a mené des expériences comportementales tout en enregistrant des électroencéphalogrammes (EEG) sur pas moins de 106 participants. Ce n’est pas rien.

L’étude a permis de reconstituer le puzzle : la vitesse de ces ondes alpha, qui proviennent du cortex pariétal (la zone qui gère les infos sensorielles du corps), dicte littéralement la durée de cette fameuse fenêtre temporelle. En gros, cela crée une distinction plus ou moins forte entre votre corps et le monde extérieur. D’ailleurs, ces résultats très sérieux ont été publiés dans la revue Nature Communications. Comme l’explique Mariano D’Angelo, l’auteur principal de l’étude : « Nous avons identifié un processus cérébral fondamental qui façonne notre expérience continue d’être incarné ».

L’illusion de la main en caoutchouc et la danse des ondes

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Le cerveau humain est une machine à produire des ondes, et chacune a sa petite spécialité. Vous avez les ondes Delta, les plus lentes du groupe, qui dominent généralement quand on dort à poings fermés. À l’opposé, il y a les ondes Gamma, souvent liées aux fonctions cognitives élevées. Et puis, il y a les ondes alpha. Elles apparaissent généralement quand le cerveau est alerte, mais au repos, un peu comme un moteur au point mort.

Pour tester leur rôle dans notre perception de nous-mêmes, les auteurs ont utilisé un grand classique de la psycho : l’illusion de la main en caoutchouc. Le principe est assez génial. On cache la vraie main du participant, on place une main en caoutchouc bien en vue, et on touche les deux (la vraie et la fausse) de manière synchrone. Très vite, le sujet a l’impression que le morceau de plastique fait partie de son corps. C’est bluffant.

Mais — et c’est là que ça devient intéressant — lorsque le timing des touchers devenait progressivement asynchrone (décalé), ce sentiment d’appartenance s’estompait. L’étude a trouvé une corrélation positive fascinante : les personnes ayant des ondes alpha plus rapides étaient beaucoup plus sensibles aux décalages temporels. En d’autres termes, plus vos ondes alpha oscillent vite, moins vous vous faites avoir par l’illusion. Votre cerveau détecte mieux que le signal est « hors de soi ».

Pour confirmer ça, les chercheurs ont même utilisé une méthode non invasive pour ajuster artificiellement la vitesse de ces ondes alpha. Résultat ? Ces changements ont directement impacté la précision avec laquelle le sujet percevait son propre corps. D’Angelo et son équipe théorisent donc que des oscillations alpha « paresseuses » ou trop lentes créent une frontière plus floue entre le soi et l’extérieur.

Conclusion : Un espoir pour la schizophrénie et les prothèses

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Au-delà de la simple curiosité scientifique, ces découvertes ouvrent des portes immenses. Comme le mentionnent les auteurs, mieux comprendre comment les ondes alpha contrôlent cette fenêtre temporelle pourrait aider à soulager certains troubles cognitifs, notamment la schizophrénie.

Dans le cas de la schizophrénie, le sens du soi est souvent perturbé, comme si la frontière avec le monde réel devenait poreuse. Mais ce n’est pas tout. Imaginez l’impact pour les personnes vivant avec des membres artificiels. En comprenant mieux ces mécanismes, on pourrait améliorer considérablement leur expérience sensorielle, rendant la prothèse plus « réelle » à leurs yeux. C’est fou de penser qu’un simple rythme dans notre tête définit notre réalité, non ?

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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