Alzheimer : l’étude est formelle, voici les 4 habitudes qui sauvent votre mémoire après 60 ans
Auteur: Adam David
Quand le temps file, comment retenir l’essentiel ?

On a souvent l’impression que c’est juste le cours normal des choses. Une clé égarée, un prénom qui reste sur le bout de la langue… Sous la surface de ce quotidien qui s’étire, le vieillissement fait son œuvre, parfois de manière un peu sournoise. C’est assez fou quand on y pense, mais même sans qu’on s’en aperçoive vraiment, dès l’âge de 45 ans, certaines de nos capacités flanchent légèrement. Je parle ici de la rapidité de traitement de l’information, de notre flexibilité intellectuelle ou simplement de la mémorisation pure et dure. Pour certains, ce lent glissement peut malheureusement mener vers la maladie d’Alzheimer, un fléau qui touche aujourd’hui plus d’un million de Français.
C’est une réalité qui fait peur, c’est humain. Mais comprendre comment préserver ce trésor qu’est notre mémoire devient un enjeu crucial, surtout passé le cap des 60 ans où les risques grimpent en flèche. Heureusement, tout n’est pas noir. Selon les informations relayées par Cap Retraite, une lueur d’espoir nous vient d’outre-Atlantique avec l’étude américaine U.S. POINTER. Menée très sérieusement par l’Alzheimer’s Association et publiée dans le prestigieux Journal of the American Medical Association (JAMA), cette recherche a suivi à la loupe plus de 2 000 participants. Des hommes et des femmes âgés de 60 à 79 ans, tous déjà exposés à un risque élevé de déclin cognitif. Ce qu’ils ont trouvé ? C’est ce qu’on va voir, mais ça change la donne.
Bouger et Manger : La mécanique et le carburant

Les chercheurs ne se sont pas contentés de théories fumeuses ; ils ont évalué l’impact de changements concrets, presque banals, dans la vie de tous les jours. Et les résultats sont là : appliquer ces gestes peut littéralement transformer la façon dont notre cerveau vieillit. On a souvent tendance à croire que c’est la loterie génétique qui décide de tout. Eh bien non, ou du moins, pas totalement. Environ 40 % des cas de démence pourraient être évités — ou au moins retardés — juste avec des choix de vie un peu plus malins. On sait que la sédentarité, la malbouffe, ou encore le stress chronique sont des ennemis redoutables. L’étude U.S. POINTER a identifié des routines précises pour contrer tout ça.
D’abord, il faut bouger. Mais attention, pas juste flâner. Pour soutenir efficacement la mémoire, il faut y mettre un peu du sien. Les participants qui ont vraiment vu des bénéfices pratiquaient entre 30 et 35 minutes d’activité modérée à soutenue (comme de la marche rapide, du vélo ou quelques longueurs à la piscine), et ce, quatre fois par semaine. C’est précis. À cela, ils ajoutaient deux séances axées sur le renforcement musculaire ou la souplesse. Pourquoi ça marche ? Parce que cette régularité booste l’oxygénation du cerveau et stimule la plasticité neuronale, tout en limitant l’accumulation de ces vilaines protéines toxiques liées à Alzheimer. Même monter les escaliers ou jardiner aide à protéger les synapses et favorise la neurogenèse.
Et puis, il y a l’assiette. On parle ici du régime MIND, un mélange intelligent entre les principes méditerranéens et le régime DASH. C’est quoi exactement ? C’est faire la part belle aux légumes verts, aux baies, aux noix, aux céréales complètes, à l’huile d’olive et au poisson. L’idée est de réduire drastiquement le sucre, les graisses saturées et tout ce qui est ultra-transformé pour limiter le stress oxydatif qui abîme nos neurones. Cuisiner maison, varier les plaisirs, jeter une poignée de fruits rouges dans son yaourt… c’est tout bête, mais ça préserve les membranes neuronales.
L’esprit vif, le cœur entouré et le corps surveillé

On dit souvent que le cerveau est comme un muscle, et franchement, l’image est bonne. Il faut le faire transpirer un peu. L’étude est formelle là-dessus : elle recommande au moins 30 minutes d’exercice intellectuel, trois fois par semaine. On ne parle pas forcément de maths compliquées, mais de puzzles, de jeux de mémoire, de lecture, ou même de se lancer dans l’apprentissage d’une langue ou d’un instrument de musique. C’est cette stimulation qui maintient la machine en route. Mais ce n’est pas tout. Nous sommes des animaux sociaux, ne l’oublions pas. L’isolement, c’est le pire ennemi du cerveau.
Les interactions sociales jouent un rôle qu’on sous-estime trop souvent. Participer à des discussions, rejoindre des clubs, faire du bénévolat ou des ateliers… tout ça stimule la planification et la flexibilité mentale. C’est un combo gagnant : ça ralentit la perte de mémoire tout en renforçant notre résilience émotionnelle. Enfin, il y a le volet médical, peut-être le moins fun, mais indispensable. Un suivi rigoureux est nécessaire : contrôler sa tension artérielle, son poids, bien suivre ses traitements. L’étude préconise même des bilans biologiques semestriels pour détecter le moindre déséquilibre avant qu’il ne fasse des dégâts.
Et n’oublions pas le stress chronique, ce poison lent qui aggrave le vieillissement cérébral. On peut le combattre par des choses simples : de la méditation, un peu de yoga, ou juste des exercices respiratoires quotidiens. Maintenir cet équilibre psychique, c’est aussi ça, protéger sa mémoire.
Conclusion : Ce n’est pas une fatalité

Au fond, ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que le déclin n’est pas une fatalité absolue gravée dans le marbre. Bien sûr, la génétique distribue les cartes, mais nous avons encore notre mot à dire sur la façon de jouer la manche. Ces quatre leviers — bouger, bien manger, stimuler son esprit et surveiller sa santé — sont à notre portée. Ce ne sont pas des montagnes infranchissables, juste de nouvelles habitudes à ancrer, petit à petit, pour une vie plus longue et surtout, plus lucide.
Selon la source : aufeminin.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.