L’OTAN lance un avertissement de « fin du monde » face aux menaces de Trump sur le Groenland alors que les troupes arrivent
Auteur: Simon Kabbaj
Une alliance au bord du gouffre

C’est une situation que l’on a du mal à imaginer, et pourtant, nous y sommes. La Maison Blanche a reçu un avertissement : l’une de ses alliances militaires les plus cruciales pourrait tout bonnement s’effondrer, entraînant avec elle ce que certains qualifient de « fin du monde » L’insistance du président Trump à vouloir annexer le Groenland.
On pourrait croire à une exagération, mais l’ambiance est lourde, très lourde. Cet avertissement aux allures apocalyptiques survient alors même que les alliés européens de l’Amérique ont commencé à déployer des troupes sur ce territoire. Il faut rappeler que le Groenland, cette immense étendue glacée, est non seulement la plus grande île du monde, mais aussi une partie reconnue et légitime du Royaume du Danemark. Ce n’est pas un simple terrain vague.
Face aux menaces répétées de Donald Trump de s’emparer de ce territoire riche en minéraux, plusieurs nations ont décidé de ne pas rester les bras croisés. C’est assez inédit, je dois dire. Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, la Finlande et les Pays-Bas… ils ont tous envoyé de petits détachements militaires. Officiellement, on parle d’une mission de « reconnaissance ». Mais entre nous, le message politique est clair.
Dialogue de sourds et tensions diplomatiques

Il y a eu, semble-t-il, une tentative d’apaisement. Le vice-président JD Vance a eu l’occasion de faire redescendre la pression ce mercredi 14 janvier. Il a rencontré des ministres du Danemark et du Groenland, qui lui ont dit, avec sans doute beaucoup de diplomatie mais de fermeté, qu’il était « absolument inutile » pour les États-Unis d’annexer le territoire. On imagine l’ambiance dans la pièce.
Mais, comme souvent avec cette administration, la réponse ne s’est pas fait attendre et elle a été cinglante. Plus tard, Trump a déclaré qu’il n’y avait « rien » qu’ils puissent faire pour l’arrêter. C’est assez brutal. Le président répète son intention de s’emparer de cette masse terrestre couverte de glace depuis qu’il a lancé l’idée lors de son premier mandat. Pour justifier ce qui ressemble à une aventure militaire, il invoque la sacro-sainte « sécurité nationale ».
D’ailleurs, Karoline Leavitt, la secrétaire de presse, a mis les points sur les i. Elle a affirmé que la présence des armées européennes sur l’île ne changerait pas l’avis de Trump sur son plan. « Cela n’impacte pas non plus son objectif d’acquisition du Groenland du tout », a-t-elle lâché. Autant dire que ces mots, de plus en plus belliqueux, sont passés auprès des alliés de l’UE comme une lettre à la poste… ou plutôt comme une pilule très amère qui ne passe pas du tout.
La colère de Tusk et l’ombre de l’affaire Maduro

La réaction la plus vive est venue de Donald Tusk. L’ancien président du Conseil européen et actuel Premier ministre de la Pologne n’a pas mâché ses mots pour fustiger cette tentative de mépris des frontières entre membres de la grande alliance. Lors d’une conférence de presse, Tusk a lancé un avertissement qui résonne encore : « Une tentative de prise de contrôle (d’une partie) d’un État membre de l’OTAN par un autre État membre de l’OTAN serait un désastre politique. »
Il a ajouté, et c’est là que le frisson parcourt l’échine : « Ce serait la fin du monde tel que nous le connaissons, celui qui garantissait un monde basé sur la solidarité de l’OTAN, qui a contenu les forces du mal associées à la terreur communiste ou d’autres formes d’agression. » C’est fort, très fort.
Mais voilà, Trump semble avoir une confiance renouvelée en la domination américaine. Pourquoi ? Eh bien, il surfe probablement sur le succès de l’enlèvement du président Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier. Il s’en sert même d’argument. Il a justifié son plan aux journalistes en disant : « Le problème, c’est qu’il n’y a rien que le Danemark puisse faire si la Russie ou la Chine veut occuper le Groenland, mais il y a tout ce que nous pouvons faire. Vous l’avez découvert la semaine dernière avec le Venezuela. » Une logique implacable, bien que terrifiante pour ses partenaires.
Conclusion : Le Groenland se hérisse

Avec cet avertissement de fin du monde en toile de fond, l’Europe ne semble pas prête à accepter la menace sans broncher. Le Groenland a confirmé jeudi qu’un certain nombre d’alliés participeraient à des exercices d’« entraînement » sur l’île dans un avenir prévisible. C’est une façon polie de dire qu’ils s’installent pour de bon.
Mute Egede, le vice-premier ministre du Groenland, l’a confirmé sans détour : « Les soldats de l’OTAN devraient être plus présents au Groenland à partir d’aujourd’hui et dans les jours à venir. On s’attend à ce qu’il y ait plus de vols militaires et de navires. »
Pendant ce temps, le Danemark a confirmé cette semaine qu’il commencerait à construire une présence militaire plus permanente sur l’île. L’ironie de l’histoire est mordante : ils font cela dans l’espoir de dissuader la Russie, la Chine, et même… leur allié de l’OTAN, l’Amérique. On vit vraiment une drôle d’époque.
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