Selon des scientifiques, toute chose dans l’Univers pourrait partager une forme de conscience — y compris les extraterrestres
Auteur: Mathieu Gagnon
Au-delà de la science-fiction

On a tous ces images en tête, n’est-ce pas ? Les traits anguleux et logiques du capitaine Spock, ou peut-être ce cou de dinosaure et ces grands yeux humides d’E.T. l’extra-terrestre. La culture pop regorge de ces figures. Mais soyons honnêtes une seconde : ce n’est pas un hasard si on les imagine ainsi. C’est le reflet de notre désir le plus profond.
On espère, presque désespérément, que si l’on croise une autre forme de vie, elle sera consciente. Capable de nous comprendre. Peut-être même… de devenir notre amie ? Mais est-ce que ça tient debout scientifiquement ?
« Certainement », affirmait en 2024 Christof Koch, un neuroscientifique respecté. Pour lui, tout système complexe pourrait être conscient. Mais à quoi ressemblerait cette conscience ? Est-ce qu’un alien peut ressentir de l’empathie, de la peur, ou de l’amour ? C’est là que ça se complique.
Une théorie cosmique : Le Panpsychisme et le « problème difficile »

Pour tenter de répondre à ces questions vertigineuses, il faut peut-être se tourner vers le panpsychisme. C’est une vieille idée, vraiment vieille, qui remonte aux philosophes grecs comme Thalès et Platon. En gros, cette théorie suggère que la conscience est une caractéristique omniprésente de l’univers, un peu comme la gravité ou la charge électrique. Et croyez-le ou non, cette idée fait un retour en force au 21e siècle.
Pourquoi ? Parce que la science « mainstream » galère un peu à expliquer la conscience. Christof Koch, qui est enquêteur émérite à l’Institut Allen (une organisation de bioscience à but non lucratif basée à Seattle), l’explique simplement : « Au lieu de partir des processus physiques pour essayer d’en tirer la conscience, nous partons de la conscience pour essayer d’en tirer la physique. »
C’est une approche qui pourrait aider à résoudre ce qu’on appelle le « problème difficile de la conscience ». Vous savez, comment cette masse gélatineuse de neurones dans notre crâne (le cerveau) parvient à créer des expériences subjectives, des couleurs, des goûts, des fantasmes… Pour y arriver, il faudrait revoir nos hypothèses vieilles de 400 ans, celles d’avant la révolution scientifique.
Gaz, Maths et Prémonitions : À quoi pensent les extraterrestres ?

Si on applique ça aux aliens, c’est le grand saut dans l’inconnu. Le physicien Paul Davies suggère que leur conscience pourrait être radicalement différente, basée sur des principes qui nous sont totalement étrangers. Susan Schneider, philosophe, va même plus loin en disant qu’ils pourraient s’appuyer sur une intelligence artificielle plutôt que sur des cerveaux organiques. Et pourquoi pas des formes gazeuses ? C’est ce que propose Philip Goff, professeur à l’Université de Durham. Pour lui, on ne peut que spéculer.
Mais il y a peut-être un espoir de communication : les mathématiques. Selon Goff, ça pourrait être notre langage commun. Il n’exclut même pas la télépathie, car pour lui, la conscience touche au domaine de la métaphysique. C’est d’ailleurs un sujet fascinant qui résonne avec des phénomènes étranges que nous vivons parfois ici sur Terre.
Vous avez déjà eu ce sentiment bizarre de savoir ce qui va arriver ? Une impression de déjà-vu, ou un texto d’une personne à laquelle vous pensiez juste à l’instant ? C’est ce qu’explore la nouvelle série vidéo « Pop Mech Explains: Precognition », qui enquête sur la science et les spéculations derrière ces intuitions à travers quatre chapitres. Coïncidence ou quelque chose de plus profond ?
Dean Radin, scientifique en chef à l’Institut des sciences noétiques, pense que ces phénomènes « psi » (télépathie, précognition) pourraient être clés pour comprendre la conscience alien. « Les modèles adéquats des phénomènes psi nécessiteront probablement des philosophies qui ressemblent beaucoup au panpsychisme », dit-il.
Le scepticisme nécessaire : Il faut bien construire l’émetteur radio
Évidemment, tout le monde n’est pas emballé par cette vision un peu mystique. Il faut garder les pieds sur terre… ou du moins sur une planète solide. Seth Shostak, astronome senior au célèbre Institut SETI, est franchement sceptique vis-à-vis du panpsychisme. Pour lui, la conscience a évolué pour une raison simple : la survie. « C’est tout ce qui importe vraiment à la nature », lâche-t-il.
Selon Shostak, l’intelligence — surtout celle qui permet de communiquer — a besoin d’un système structuré. « L’intelligence nécessite une sorte de machinerie, comme un cerveau, qui doit être organisé. » Compte tenu de l’immensité et de l’âge de l’univers, une vie intelligente capable de communiquer est peut-être rare.
Il a cette phrase assez géniale : « Vous n’entendrez parler que de ceux qui peuvent construire un émetteur radio. » Ce sont eux, les vrais intelligents selon cette définition. Quant aux autres formes d’intelligence potentielles… peut-être qu’elles sont là, partout, mais que nous n’avons tout simplement pas encore les moyens de les écouter.
Selon la source : popularmechanics.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.