Apprivoiser l’inévitable

On ne va pas se mentir, c’est un sujet qui met mal à l’aise. L’idée que la vie, dès la naissance, est un compte à rebours vers la mort est un concept terrifiant pour beaucoup d’entre nous… et c’est bien compréhensible. Pourtant, c’est la seule certitude que nous ayons. C’est dans cette optique, peut-être pour rendre la chose moins effrayante, que Julie McFadden, une infirmière en soins palliatifs, a décidé de partager son expérience.
Elle a construit une véritable plateforme pour dissiper les mythes entourant la fin de vie et, espérons-le, aider les gens à se sentir plus en paix lorsque le moment fatidique arrive. À travers ses contenus, elle aborde tout, des six phénomènes que les gens vivent sur leur lit de mort jusqu’au fameux « râle de la mort » (ce bruit respiratoire impressionnant mais naturel), et elle touche même à ses propres croyances sur ce qui se passe après.
Ce qui frappe dans son discours, c’est cette vision biologique très pragmatique. Elle explique, je cite : « Biologiquement, notre corps est construit pour vivre, construit pour survivre d’abord, et construit pour nous aider à mourir. » Elle affirme voir cela de ses propres yeux, encore aujourd’hui, dans son quotidien d’infirmière. C’est fascinant, non ? L’idée que le corps sait quoi faire.
Les visions et les premiers changements comportementaux

Parmi les signes les plus marquants, et honnêtement les plus touchants, il y a ce que McFadden appelle le « visioning ». C’est un symptôme majeur qui indique, selon elle, qu’une personne est proche de la fin. Vous pourriez remarquer qu’un proche commence à parler de parents décédés, ou même qu’il les voit littéralement. « C’est en fait un signe de mort et de décès », explique-t-elle. Cela peut paraître surnaturel, mais c’est une réalité clinique pour elle.
Dans une vidéo YouTube, elle a détaillé une liste précise de 12 signes courants. Et quand on y pense… ils sont tous logiques. Cela commence souvent par des changements dans les habitudes de base. Voici une partie de ces signes qu’elle a identifiés :
- Une diminution de la prise de nourriture et d’eau : le corps cesse de réclamer du carburant.
- Une diminution des capacités fonctionnelles : les gestes du quotidien deviennent impossibles.
- Une augmentation du sommeil : la personne dort beaucoup plus.
- Une douleur atténuée : paradoxalement, la douleur peut sembler s’estomper.
- Une confusion ou désorientation intermittente : des moments d’absence.
- Parler ou voir des parents décédés : ce fameux phénomène de vision.
C’est troublant, mais savoir que c’est « normal » peut grandement aider les familles à ne pas paniquer face à ces comportements.
Les signes physiques ultimes et l’agitation

Ensuite, on entre dans ce qu’on pourrait appeler les « étapes finales ». Là, les changements sont plus physiques, plus visibles, et parfois plus difficiles à regarder pour l’entourage. Julie McFadden mentionne des modifications de la respiration, un changement de couleur de peau, des yeux vitreux et ce qu’elle nomme une « agitation terminale ». Voici la suite de sa liste des 12 signes révélateurs :
- Changements dans la respiration : le rythme change, devient irrégulier.
- Changements de couleur de peau : le teint peut devenir grisâtre ou marbré.
- Fièvre : une montée de température inexpliquée.
- Yeux vitreux ou larmoyants : le regard change d’aspect.
- Tendre la main vers des choses ou fixer le lointain : comme s’ils attrapaient quelque chose d’invisible.
- Agitation : une agitation motrice ou émotionnelle inexplicable.
Julie insiste lourdement là-dessus : « Toutes ces choses sont normales dans la mort et le processus de mourir. » Il ne faut pas s’alarmer outre mesure, c’est le processus naturel qui suit son cours.
Conclusion : Les indices précurseurs, six mois avant

Ce n’est pas la première fois que McFadden partage ce qu’elle a appris. L’auteure du livre Nothing to Fear: Demystifying Death to Live More Fully (Rien à craindre : Démystifier la mort pour vivre plus pleinement) avait déjà révélé des observations indiquant qu’une personne pourrait être en train de mourir… six mois avant son dernier soupir. C’est fou quand on y pense, le corps se prépare bien avant nous.
Elle avait listé trois symptômes très généralisés pour cette période précoce. D’abord, « vous serez moins social ». On devient plus introverti qu’extraverti, on se replie un peu sur soi. Ensuite, « vous dormirez beaucoup plus ». Et enfin, le troisième point, qui revient souvent : « vous mangerez et boirez beaucoup moins ». Ces signes, bien que tristes, sont là pour nous éduquer. Au fond, comprendre ce qui se passe, c’est peut-être le meilleur moyen d’avoir moins peur.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.