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Face à Donald Trump : l’heure des choix difficiles a sonné pour le Canada
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une confiance brisée

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credit : Jolanda Flubacher, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Il y a des phrases qui restent en mémoire, vous ne trouvez pas ? « Il est évident que les États-Unis ne sont plus un partenaire fiable. » C’est ce qu’a déclaré Mark Carney, réagissant alors à l’imposition brutale de tarifs sur le secteur automobile. C’était il y a un moment déjà.

Et pourtant, neuf mois plus tard… cette phrase résonne étrangement, presque comme une sombre prémonition. On se rend compte aujourd’hui que non seulement l’Amérique dirigée par Donald Trump n’est plus ce partenaire fiable sur lequel on pouvait compter, mais elle est devenue, disons-le franchement, une menace pour la stabilité mondiale. Le Canada, notre pays, commence tout juste à constater l’ampleur des ravages potentiels de cette nouvelle réalité.

L’Arctique sous tension : une répétition générale ?

credit : lanature.ca (image IA)

L’escalade récente autour du Groenland ressemble à s’y méprendre à une répétition générale. C’est tout le monde qui s’inquiète, pas juste nous. Pendant que la Finlande craint ouvertement une dangereuse spirale, l’Allemagne, elle, en appelle à résister au chantage. La France va même plus loin en évoquant un « bazooka économique » pour tenter de freiner les ardeurs de Donald Trump.

Face à tout ce tumulte, Mark Carney s’est contenté d’évoquer sa « préoccupation ». Est-ce suffisant ? On peut se le demander. Est-il trop poli face à un président qui affirme avoir renoncé à la paix et qui menace directement la souveraineté d’un allié de l’OTAN comme le Danemark ? La situation semble pourtant exiger plus que de simples mots.

Le dilemme du Premier ministre

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Si la prudence est de mise, c’est peut-être parce que le Premier ministre soupèse actuellement l’une des décisions les plus lourdes de conséquences de son court mandat. Imaginez un peu la situation : il doit décider s’il faut, ou non, envoyer un contingent de militaires canadiens au Groenland pour se tenir aux côtés d’autres alliés européens.

Sans surprise, on craint terriblement au Canada la réaction de la Maison-Blanche face à un tel geste de résistance. On marche sur des œufs. Le vrai problème, voyez-vous, c’est que la solution alternative n’est guère plus rassurante pour notre avenir.

Conclusion : Résister ou céder, un choix existentiel

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Au fond, le choix auquel le Canada est confronté est existentiel. C’est binaire : résister ou céder. Dans le premier cas, nous devrions affronter des mesures de représailles américaines qui seraient susceptibles de plonger le pays en récession, ou peut-être pire encore.

Dans l’autre cas, cela reviendrait à assumer notre soumission à un certain impérialisme américain. Cela ne nous rendrait que plus vulnérables à une éventuelle annexion à l’avenir, je suppose. Mais que ce soit sur le dossier du Groenland ou sur le commerce, une chose devient de plus en plus claire pour tout le monde : le maître de The Art of the Deal ne veut pas négocier. Il ne veut que dominer.

« Il n’y aura pas de retour en arrière », disait Mark Carney en mars dernier. Il avait tristement raison.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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