Trump vise le Canada après le Groenland : signe du retour de l’impérialisme américain
Auteur: Simon Kabbaj
Une fixation nouvelle sur le Grand Nord

Selon un rapport signé Brendan Rascius depuis New York, le président Donald Trump est en train de rediriger son attention — et c’est peu dire — vers le Canada. Ce qui le préoccupe ? La prétendue « vulnérabilité » de son voisin du nord face aux adversaires étrangers. C’est assez ironique quand on se rappelle qu’il qualifiait autrefois ce pays de « 51e état » de l’Amérique. Apparemment, ces dernières semaines, Trump n’a cessé de se plaindre auprès de son entourage. Selon plusieurs responsables anonymes cités par NBC News, il estime que les vastes étendues arctiques du Grand Nord blanc sont dangereusement exposées à l’empiètement des Russes et des Chinois. C’est une obsession grandissante.
Les officiels américains seraient d’ailleurs déjà en train de chercher à se coordonner avec Ottawa pour renforcer cette fameuse frontière nord. Un officiel a confié au média que Trump est « vraiment inquiet » de voir les États-Unis continuer à perdre du terrain dans l’hémisphère occidental. Cette fixation sur le Canada intervient après une première année de mandat que l’on pourrait qualifier de tourbillon, marquée par des actions unilatérales audacieuses pour étendre l’influence américaine, souvent via des menaces militaires à peine voilées. Il appelle ça la « Doctrine Donroe ». Un nom qui restera, je suppose.
La « Doctrine Donroe » : Interventions militaires et morale personnelle

Il faut dire que le président de 79 ans n’y est pas allé de main morte ces derniers temps. Plus tôt ce mois-ci, il a ordonné une frappe militaire surprise sur le Venezuela qui a tout simplement abouti à la capture du dirigeant Nicolás Maduro. Ce dernier est désormais sous garde fédérale, faisant face à des accusations de trafic de drogue — un scénario digne d’un film, honnêtement. Mais ce n’est pas tout. Trump a également lancé des avertissements sévères concernant une intervention américaine à Cuba, en Colombie et au Mexique. Et n’oublions pas son intérêt répété pour l’acquisition du Groenland, ce territoire danois, pour lequel il n’a pas exclu l’usage de la force militaire. Ça a évidemment déclenché une profonde inquiétude chez les alliés de l’Amérique.
Ce qui est fascinant, ou terrifiant selon le point de vue, c’est la justification morale de Trump. Il affirme qu’aucune contrainte extérieure, pas même le droit international, ne le lie sur la scène mondiale. Lorsqu’il a été interrogé par le New York Times ce mois-ci sur les limites auxquelles il fait face, sa réponse a été cinglante : « Il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter. » Les partisans soutiennent que ces mouvements sont essentiels pour contrer l’ingérence étrangère dans l’hémisphère, tandis que les critiques dénoncent ces actions comme des menaces illégales qui mettent en péril un réseau d’alliances dirigé par les États-Unis et établi de longue date.
Stratégie de défense : Collaboration forcée et tensions sur l’Arctique

Contrairement au dossier du Groenland, les responsables américains précisent que Trump n’essaie pas d’annexer le Canada. Enfin, pas cette fois. Son objectif actuel est de s’associer avec le Premier ministre Mark Carney pour renforcer les défenses du pays. C’est un revirement assez net par rapport à ses appels précédents pour que le Canada rejoigne les États-Unis en tant que « 51e état », ce qui avait, sans surprise, tendu les relations. Protéger la frontière nord du Canada est désormais vu comme un aspect fondamental de l’objectif de Trump de « solidifier » l’hémisphère occidental. Un officiel a expliqué à NBC News : « En fin de compte, il s’agit d’empêcher la Russie et la Chine d’avoir une présence accrue dans l’Arctique », ajoutant même que « le Canada a tout à gagner à ce que les États-Unis aient le Groenland ». Pas sûr que tout le monde soit d’accord là-dessus.
Les responsables canadiens ont publiquement repoussé le plan de Trump pour le Groenland, Carney déclarant vendredi qu’il soutenait le Royaume du Danemark, membre de l’OTAN. Malgré ces frictions, les officiels américains cherchent à travailler avec le gouvernement canadien pour coopérer sur la protection des zones arctiques. Les options sur la table sont assez techniques : mise à jour des systèmes au Canada fournissant des alertes précoces en cas d’approche adverse, davantage d’entraînements et d’opérations militaires conjoints, et une augmentation des patrouilles aériennes et maritimes, ainsi que des patrouilles de navires américains dans l’Arctique.
Conclusion : Le pivot vers la Chine et la réaction surprenante de Trump

Les critiques voient toutefois ces mesures audacieuses comme un moyen de saper les alliances de longue date entre le Canada et les États-Unis. Et les chiffres semblent leur donner raison : un sondage Pew Research de juillet a révélé que la majorité des Canadiens considèrent désormais l’Amérique de Trump comme leur plus grande menace. Le Premier ministre Carney a semblé faire allusion à cette rupture vendredi, déclarant aux journalistes que le « système multilatéral » a été « érodé ». Cette semaine, Carney s’est d’ailleurs rendu à Pékin pour rencontrer le président chinois Xi Jinping. Il y a conclu un accord commercial bilatéral et a promis de renforcer les liens entre leurs deux nations. « Le monde a beaucoup changé depuis cette dernière visite », a-t-il dit. « Je crois que les progrès que nous avons réalisés dans le partenariat nous positionnent bien pour le nouvel ordre mondial. »
On pourrait penser que cela énerverait Trump, mais… bizarrement, non. Trump ne semblait pas préoccupé par cette coopération croissante entre le Canada et la Chine. Vendredi, il a dit aux journalistes que leur nouvel accord commercial était « une bonne chose ». Sa réaction exacte ? « C’est ce qu’il devrait faire. Si vous pouvez obtenir un accord avec la Chine, vous devriez le faire. » Allez comprendre.
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