Ce « patch » de foie imprimé en 3D pourrait bien mettre fin à la crise des greffes
Auteur: Mathieu Gagnon
Une course contre la montre vitale

C’est une loi économique brutale, celle de l’offre et de la demande, qui régit malheureusement notre survie. Chaque année, un nombre effrayant de personnes perdent la vie simplement parce qu’elles attendent un organe qui n’arrivera jamais. C’est tragique, n’est-ce pas ? Regardons les chiffres en face : aux États-Unis, environ 100 000 transplantations sont réalisées chaque anée, mais presque autant de patients restent sur la touche, espérant désespérément leur propre opération salvatrice.
Si le rein reste l’organe le plus demandé, le foie arrive juste derrière. Et d’une certaine manière, la situation est encore plus critique pour ce dernier : la transplantation est actuellement le seul et unique recours pour traiter une insuffisance hépatique aiguë. Pas de dialyse pour le foie, malheureusement. Face à ce mur, les chercheurs tentent un peu tout ce qui leur passe par la tête, histoire de voir ce qui fonctionne. Mais attention, les choses deviennent sérieuses : le gouvernement américain vient de mettre une somme d’argent considérable sur la table pour parier sur la bio-impression 3D.
28,5 millions de dollars pour une approche révolutionnaire

On ne parle pas ici de petite monnaie. Une équipe dirigée par des scientifiques de l’Université Carnegie Mellon vient de recevoir la coquette somme de 28,5 millions de dollars de l’ARPA-H (l’agence de projets de recherche avancée pour la santé). Leur mission ? Développer un foie bio-imprimé en 3D et transplantable. Mais attendez, ne vous imaginez pas qu’ils vont imprimer un foie entier prêt à l’emploi demain matin. C’est un peu plus subtil que ça.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme PRINT (Personalized Regenerative Immunocompetent Nanotechnology Tissue). L’équipe utilise une technique baptisée LIVE (Liver Immunocompetent Volumetric Engineering). L’idée n’est pas de créer un substitut complet, du moins pas tout de suite, mais plutôt une sorte de « patch » hépatique temporaire. Adam Feinberg, le chercheur principal du projet à Carnegie Mellon, l’explique d’ailleurs très bien : « Le but est de créer un morceau de tissu hépatique utilisable comme alternative à la greffe… Le foie que nous créons durerait environ deux à quatre semaines. »
C’est ingénieux, franchement. Ce délai donnerait aux patients le temps nécessaire pour que leur propre foie se régénère — car oui, rappelons-le, c’est le seul organe interne solide capable de le faire. Si ça marche, le patient n’aurait plus besoin de greffe, libérant ainsi le précieux organe pour quelqu’un d’autre. Une pierre, deux coups.
Au-delà du porc et de la perfusion : la technologie FRESH

Bien sûr, l’impression 3D n’est pas la seule piste. Ces dernières années, on a tout vu : des tentatives pour « ranimer » des organes après la mort, des techniques de perfusion améliorées pour les conserver plus longtemps hors du corps, et même la modification génétique d’organes de porcs. Vous avez peut-être entendu parler de ces chirurgiens en Chine qui ont transplanté une partie de foie de porc sur un patient vivant l’année dernière ? C’est fascinant, mais l’équipe de Feinberg prend une direction radicalement différente.
Ils s’appuient sur la plateforme FRESH (Freeform Reversible Embedding of Suspended Hydrogels) de Carnegie Mellon. Contrairement aux organes animaux, leur tissu hépatique est créé entièrement à partir de cellules humaines et de protéines structurelles comme le collagène. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant : ces tissus sont conçus dès le départ pour être immuno-compatibles. Fini les médicaments anti-rejet lourds et dangereux.
Comme le souligne Feinberg avec une certaine assurance : « Le défi, c’est vraiment le système immunitaire. Nous allons utiliser des cellules hypo-immunes, conçues pour être des donneurs universels. » En gros, n’importe qui pourrait recevoir ces tissus sans craindre une réaction de son corps. C’est le genre de détail qui change tout.
Conclusion : Vers un futur où l’on construit ce qu’on veut

Ce n’est pas la première fois que le laboratoire de Feinberg fait parler de lui. En avril de l’année dernière, ils ont publié une étude dans Science Advances montrant comment cette technique FRESH pouvait créer des tissus vascularisés complexes, similaires à ceux du pancréas, pour étudier des maladies comme le diabète de type 1. Les implications sont énormes et pourraient toucher d’autres organes vitaux comme le cœur ou les reins.
Finalement, nous entrons dans une nouvelle ère. Comme l’a déclaré Feinberg dans un communiqué de presse en avril 2025 : « À l’avenir, la question n’est pas
Selon la source : popularmechanics.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.