Une guerre des mots qui s’enflamme
C’est une déclaration qui, je dois l’avouer, fait froid dans le dos, même si nous sommes habitués à la rhétorique parfois explosive de Washington. Mardi, le président américain Donald Trump n’y est pas allé par quatre chemins : il a annoncé, purement et simplement, que l’Iran serait « rayé » de la carte si jamais Téhéran avait le malheur d’orchestrer son assassinat. Cette menace, d’une violence rare, intervient comme une réponse directe aux propos tenus par un haut gradé iranien.
C’est lors d’une interview accordée à la chaîne News Nation, diffusée ce même mardi, que le président a lâché ces mots lourds de sens. Il a affirmé, je cite : « J’ai donné des ordres très clairs. Si quoi que ce soit arrive, ils les rayeront de la surface terrestre ». On sent bien ici que l’heure n’est plus à la diplomatie feutrée, mais à l’avertissement brutal. L’idée est de dissuader toute action téméraire de la part du régime iranien.
L’origine de la colère : menaces contre menaces
Mais pourquoi une telle sortie ? Eh bien, il faut regarder ce qu’il s’est passé plus tôt dans la journée. Le général iranien Abolfazl Shekarchi avait mis le feu aux poudres en menaçant directement le dirigeant américain de mort. La condition posée par l’officier était claire : si Washington s’en prenait physiquement à l’ayatollah Ali Khamenei, les représailles seraient terribles. C’est un échange d’une agressivité inouïe.
Les propos du général, relayés par les médias d’État, étaient d’ailleurs très imagés et particulièrement menaçants. Il a déclaré : « Trump sait que si on porte la main sur notre dirigeant, nous ne couperons pas seulement cette main, et ce ne sont pas des paroles en l’air ». Vous imaginez le ton ? On est loin des communiqués officiels habituels. C’est cette déclaration spécifique qui a manifestement piqué au vif le président américain, déclenchant sa riposte immédiate sur les ondes.
Un contexte explosif : manifestations et voix de la diaspora
Il ne faut pas oublier le contexte dans lequel tout cela s’inscrit. La situation est déjà très tendue en Iran avec le mouvement de contestation qui a débuté le 28 décembre. C’est l’un des plus vastes soulèvements depuis la proclamation de la République islamique en 1979, c’est dire l’importance du moment. Donald Trump a d’ailleurs menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour stopper la répression brutale de ces manifestants.
D’un autre côté, il y a aussi des pressions venant de l’extérieur. Plusieurs voix importantes de la diaspora iranienne poussent Washington à agir. On pense notamment à Shirin Ebadi, cette dame courageuse qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2003. Elle, ainsi que d’autres, ont suggéré que les États-Unis mènent des « actions hautement ciblées », en visant spécifiquement Ali Khamenei. C’est sans doute ce genre de discours qui alimente la paranoïa et l’agressivité de Téhéran.
Enfin… ce n’est pas la première fois que le ton monte à ce point. On se souvient peut-être que peu après son arrivée à la Maison-Blanche, il y a un an, M. Trump avait déjà utilisé un vocabulaire similaire, menaçant d’« anéantir » l’Iran si jamais Téhéran attentait à sa vie. L’histoire semble donc bégayer, mais avec une intensité qui ne faiblit pas.
Conclusion
Pour résumer, nous assistons à une partie de poker menteur où les mises sont, hélas, des vies humaines et la stabilité d’une région entière. Entre les menaces d’assassinat d’un côté et les promesses d’apocalypse de l’autre, le dialogue semble rompu. Espérons simplement que ces « ordres très clairs » mentionnés par le président américain n’auront jamais besoin d’être exécutés.
Selon la source : lapresse.ca
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