Entre divagations à Davos et cartes redessinées
On pensait avoir tout vu, mais apparemment, le feuilleton continue. Lors de sa récente et particulièrement longue divagation décousue à Davos, Donald Trump a remis le couvert : il a réitéré, sans sourciller, son intention d’annexer le Groenland. Une obsession qui ne date pas d’hier, même s’il précise cette fois vouloir le faire « sans recourir à la force ». Rassurant ? Pas vraiment, surtout quand on voit ce qui circule sur ses réseaux.
Car si certains doutaient encore de ses ambitions territoriales, Trump a dissipé le flou avec une publication sur son site, Truth Social. Il y a partagé une image, manifestement générée par une intelligence artificielle, le mettant en scène en pleine discussion avec des dirigeants européens. Le décor ? Une carte en arrière-plan où le Canada, le Groenland et même le Venezuela apparaissent purement et simplement sous la bannière étoilée américaine. Une provocation visuelle qui laisse pantois.
Réactions politiques et l’impasse du 25e amendement

Face à ce spectacle, la classe politique américaine s’agite, oscillant entre incrédulité et colère. Le sénateur Ed Markey, par exemple, n’y est pas allé par quatre chemins : il appelle formellement à invoquer le 25e amendement contre l’ancien président. Ce qui a mis le feu aux poudres ? Un message, disons… bizarre, adressé par Trump au premier ministre norvégien. Tenez-vous bien : il y expliquait que sa volonté de s’emparer du Groenland découlait directement de sa frustration de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix. On croit rêver.
De son côté, la représentante démocrate de l’Arizona, Yassamin Ansari, ne mâche pas ses mots sur la plateforme X. Pour elle, le constat est sans appel : « Le président des États-Unis souffre de graves troubles mentaux et met nos vies à tous en danger. » Elle insiste sur l’urgence de la situation, rappelant que le 25e amendement existe précisément pour ce genre de cas de figure. Mais soyons réalistes un instant… ces appels à la destitution par cette voie constitutionnelle n’ont pratiquement aucune chance d’aboutir. Pourquoi ? Parce que la procédure est verrouillée : il faudrait que le vice-président Vance, accompagné d’une majorité des membres du cabinet de Trump, transmette au Congrès une déclaration actant l’incapacité du président. Ensuite, un vote devrait être tenu. Autant dire : oubliez ça !
Anatomie d’une dérive mentale annoncée

Cette escalade dans l’absurde ne surprend guère ceux qui observent le personnage depuis longtemps. Dans le livre Stupides et dangereux — Les États-Unis à l’ère de Trump, on retrouve l’analyse de la Dre Bandy Lee. Cette psychiatre légiste tirait déjà la sonnette d’alarme durant le premier mandat, qualifiant Trump de président le plus dangereux de l’histoire américaine. Le diagnostic posé ? Un « trouble de la personnalité narcissique ». C’est une pathologie caractérisée par un besoin insatiable d’admiration et un sentiment totalement exagéré de sa propre importance. Ajoutez à cela une cruauté sadique et une effronterie dans les affabulations, et vous obtenez ce mélange de méchanceté pernicieuse et malveillante.
D’ailleurs, ce n’est pas un avis isolé. Dès janvier 2018, un collectif de plus de 70 psychologues, psychiatres et professionnels de la santé mentale avait noté une détérioration visible de son état. Ils s’appuyaient sur des indices concrets : des discours décousus, une incapacité récurrente à terminer ses pensées, ou encore un vocabulaire pauvre, marqué par une dépendance excessive aux superlatifs. Sans parler de la répétition mécanique des mêmes concepts. Aujourd’hui, on a l’impression que ces symptômes ne font que s’aggraver.
Conclusion : L’espoir démocrate et le spectre de l’impeachment

Alors, quelle issue reste-t-il pour les opposants au milliardaire ? L’espoir se tourne désormais vers les urnes. L’objectif pour les démocrates est clair : obtenir une majorité lors des élections de mi-mandat de l’automne prochain. C’est la condition sine qua non pour déclencher une nouvelle procédure d’impeachment, cette mise en accusation visant à destituer un président pour « trahison, corruption ou autres crimes et délits graves ».
Rappelons que Trump connaît bien le chemin du tribunal politique. Il a déjà été mis en accusation à deux reprises lors de son premier mandat, un record. La première fois, c’était en 2019 pour abus de pouvoir et obstruction au Congrès. La seconde, plus dramatique, est survenue en 2021 suite à l’attaque du Capitole par ses partisans le 6 janvier. Le résultat, on le connaît : dans les deux cas, il a été acquitté par le Sénat. Reste à voir si l’histoire bégayera encore une fois ou si les institutions américaines trouveront une nouvelle voie.
Selon la source : journaldemontreal.com
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