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La course à la succession de François Legault est bel et bien lancée
Crédit: Hayden Soloviev, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

L’heure des grandes annonces approche

Side-by-side fusion: « Bernard Drainville Janvier 2024 (1; cropped).jpg » by TVA Nouvelles licensed under CC BY 3.0 via Wikimedia Commons + « Christine Fréchette.jpg » by TVA Nouvelles licensed under CC0 via Wikimedia Commons

On sentait que ça s’en venait, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est parti. Les ministres Bernard Drainville et Christine Fréchette sont sur le point de faire le grand saut. Ils se préparent, selon toute vraisemblance, à annoncer dans les tout prochains jours leur candidature officielle pour prendre la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le but ultime ? Succéder à François Legault et devenir le prochain premier ministre. D’ailleurs, on sait déjà que le grand gagnant de cette course sera dévoilé le 12 avril.

Mais ils ne sont pas seuls sur la ligne de départ. Un autre poids lourd, le ministre Simon Jolin-Barrette, s’active en coulisses. Il multiplie les appels et ne s’en cache pas vraiment auprès de ses proches : il a bien l’intention, lui aussi, de tenter sa chance pour remplacer M. Legault à la tête du parti et de la province. C’est une période assez intense, je vous dirais.

Pour ce qui est du « quand » et du « comment », M. Drainville et Mme Fréchette visent une annonce juste avant la réunion du caucus caquiste qui se tiendra mardi et mercredi à Trois-Rivières. Est-ce que ce sera dimanche pour l’un ? Lundi pour l’autre ? C’était encore l’objet de bien des discussions ce jeudi. Il faut dire que l’agenda politique est chargé : le Parti québécois tient son propre congrès vendredi soir, samedi et dimanche à Saint-Hyacinthe. L’attention des médias risque donc d’être très disputée, et il faudra jouer du coude pour se faire entendre.

Les règles du jeu : un ticket d’entrée exigeant

credit : lanature.ca (image IA)

Maintenant que le parti a dévoilé les règles du jeu jeudi, les candidats pressentis n’ont plus de raison d’attendre pour s’afficher. Mais attention, ce n’est pas une petite promenade de santé. Les ministres qui décideront de se lancer devront, c’est la règle, se retirer temporairement de leurs fonctions ministérielles. Par contre, la sécurité reste une priorité : « Ils vont garder leur garde du corps », a précisé Brigitte Legault, la directrice générale de la CAQ, lors d’une conférence de presse à Québec. Elle a souligné, avec raison je pense, que la personne qui fait ce concours est quand même très à risque et que cet aspect a été sérieusement considéré.

Regardons un peu les détails techniques, car il y en a beaucoup. La période de mise en candidature a débuté officiellement à minuit et elle se terminera le 21 février. Le ticket d’entrée ? Les candidats devront verser la somme de 30 000 $ au parti. Et ce n’est pas tout. Il leur faudra récolter les signatures de 1 000 membres répartis dans 75 circonscriptions. C’est un sacré défi logistique ! Parmi ces signatures, ils doivent absolument avoir celles d’au moins 15 députés actuels du caucus et de 100 membres de la commission jeunesse du parti. Côté finances, le plafond des dépenses a été fixé à 150 000 $.

Pourquoi des barrières si hautes ? Brigitte Legault a expliqué qu’il était normal de mettre en place de telles exigences. Après tout, celui ou celle qui gagne ne devient pas juste chef de parti, mais premier ministre du Québec avec un caucus de 78 députés à gérer. Elle a soutenu que c’était une « caution morale importante » et que « quelqu’un de sérieux de l’externe va devoir de toute façon appeler les membres du caucus ». Ah, et notez bien ceci à vos agendas : il y aura deux débats nationaux. Le premier le 21 mars à Québec, et le second le 28 mars à Laval.

Le vote et l’appel aux membres

credit : lanature.ca (image IA)

Tout cela nous mènera au congrès à la direction, le 12 avril, où le nouveau visage de la CAQ sera connu. Le mode de scrutin choisi est le vote préférentiel. C’est un système intéressant : l’électeur ne coche pas juste un nom, il doit classer les candidats par ordre de préférence. Pour l’emporter, il faut obtenir la majorité absolue, c’est-à-dire 50 % + 1 des suffrages exprimés.

Le parti ne cache pas son intention de profiter de cette effervescence pour recruter. Sarah Beaumier, la présidente du parti, a rappelé que l’enjeu est colossal : « Ce n’est pas simplement de choisir le prochain chef de la CAQ, mais le prochain premier ministre du Québec. » Elle a d’ailleurs lancé une « invitation officielle » à tous ceux qui s’intéressent à la politique et aux valeurs caquistes. Actuellement, il y a 15 000 détenteurs d’une carte de membre. Mais la formation espère bien que des dizaines de milliers d’autres citoyens, qui ont déjà été membres par le passé, renouvelleront leur participation. Brigitte Legault l’a dit sans détour : il est évident que le parti veut « mousser le membership » dans ce contexte préélectoral.

La course aux appuis s’intensifie

Pendant ce temps, la course aux appuis bat son plein et les calculatrices chauffent. Jeudi, deux députés de plus se sont rangés derrière Simon Jolin-Barrette. Il s’agit de l’ex-ministre de l’Agriculture, André Lamontagne – qui a d’ailleurs annoncé qu’il quitterait la vie politique à la fin du mandat – et de Louis Lemieux. Si on fait les comptes, jusqu’ici, sept membres du caucus, incluant un ministre, Jonatan Julien, ont donné leur soutien à M. Jolin-Barrette.

Du côté de Christine Fréchette, les chiffres sont impressionnants. Ils sont désormais 11 à lui accorder leur confiance, dont cinq ministres. Ce total inclut l’ajout récent, jeudi, des députés Karine Boivin Roy et François St-Louis. C’est une avance notable pour le moment.

Pour Bernard Drainville, les appuis confirmés sont au nombre de deux jusqu’ici, mais pas n’importe lesquels : ce sont les plus jeunes du caucus, Kariane Bourassa et Samuel Poulin. Enfin, il reste des indécis. Le ministre des Ressources naturelles depuis septembre, Jean-François Simard, se dit toujours en réflexion quant à une possible candidature à la chefferie. Quant à l’ex-ministre François Bonnardel, un ancien adéquiste, il se demande encore s’il vaut mieux sauter dans l’arène ou appuyer un autre candidat. Les prochains jours seront décisifs !

Selon la source : lapresse.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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