Quelque chose cloche au pays du Soleil-Levant : le mariage a-t-il encore un avenir ?
Auteur: Adam David
Un chiffre choc qui fait trembler les foyers japonais

On entend souvent dire que l’amour dure trois ans, mais au Japon, la situation semble, comment dire… un peu plus complexe. Avez-vous vu passer ce chiffre ? Récemment, un sondage a fait l’effet d’une petite bombe dans l’archipel : il semblerait que 70 % des femmes mariées regrettent leur union. Oui, vous avez bien lu. C’est énorme, presque difficile à croire, non ?
Cette enquête nous vient de l’agence matrimoniale Presia. Bon, remettons tout de même les choses dans leur contexte avant de tirer la sonnette d’alarme. Ils ont interrogé un panel assez précis de 287 femmes âgées de 20 à 59 ans. Ce n’est pas tout le Japon, certes, et il faut garder à l’esprit qu’un sondage issu d’une agence de rencontre a ses limites – on y reviendra –, mais tout de même… ça laisse songeur.
Ce qui frappe, c’est cette impression de désillusion massive. On imagine souvent le Japon comme un pays de traditions, où la famille est un pilier inébranlable. Et pourtant, ces données suggèrent que derrière les portes closes, le tableau est loin d’être rose. Est-ce une crise passagère ou le signe que l’institution du mariage est en train de s’effriter pour de bon ? C’est la question que tout le monde se pose là-bas.
L’argent et le quotidien : les vrais tue-l’amour ?

Alors, qu’est-ce qui coince exactement ? Sans grande surprise, si on creuse un peu, on retombe souvent sur le nerf de la guerre : l’argent. C’est triste à dire, mais le romantisme en prend un coup quand les factures arrivent. Dans le détail, 22,6 % des femmes interrogées regrettent d’avoir revu à la baisse leurs exigences concernant les revenus de leur mari au moment de se marier. On sent ici le poids de la réalité économique qui rattrape les espoirs initiaux.
Et ce n’est pas tout. Il y a aussi cette histoire de gestion au quotidien. Environ 14,6 % des épouses déplorent un manque de rigueur financière chez leur conjoint. Vous savez, ce sentiment agaçant de devoir tout surveiller ? Ça pèse lourd. Ensuite, on trouve le classique, l’indémodable problème des tâches ménagères : 11,1 % ne supportent plus l’incompétence ou le refus de leur mari de mettre la main à la pâte à la maison.
Par contre, et c’est là que c’est intéressant – voire touchant –, le physique semble bien secondaire. 36,6 % des femmes affirment ne pas regretter d’avoir fait des compromis sur l’apparence de leur mari. Comme quoi, les cheveux qui tombent ou la petite bedaine, on s’y fait ! Mais le constat global reste dur : si elles avaient une machine à voyager dans le temps, 54 % d’entre elles ne se remarieraient pas avec le même homme. C’est un chiffre qui fait mal au cœur, je trouve. Cela alimente vraiment l’idée que le mariage là-bas est en perte de vitesse, coincé entre des unions de plus en plus tardives et une envie de rester seul qui gagne du terrain.
Une société qui préfère la solitude ?

Ce malaise ne touche pas que ceux qui ont déjà la bague au doigt. Si on regarde la jeunesse, c’est peut-être encore plus inquiétant. Le Japon traverse une chute historique du nombre de mariages. Les jeunes semblent littéralement se détourner de l’autel. Regardez ces chiffres issus d’enquêtes précédentes : chez les 18-34 ans, 17,3 % des hommes et 14,6 % des femmes n’envisagent tout simplement pas de se marier. Jamais. C’est fini, l’époque où c’était une étape obligatoire.
Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ? Eh bien, les raisons sont multiples et, franchement, assez compréhensibles quand on voit la pression sociale là-bas. La première raison invoquée, c’est la préférence pour la solitude (40 %). Certains sont juste mieux tout seuls, tranquilles. Ensuite, il y a ce pragmatisme un peu froid : 33 % ne voient aucun avantage perçu à se marier. À quoi bon s’encombrer, finalement ? Et pour ceux qui voudraient bien, c’est le parcours du combattant : 49 % évoquent des difficultés concrètes à rencontrer quelqu’un.
On sent une forme d’épuisement généralisé. Entre la pression économique, le travail qui n’en finit pas et un vieillissement démographique qui pèse sur les épaules des plus jeunes, le mariage apparaît sans doute comme une charge de plus. C’est un contexte lourd, très lourd.
Faut-il tout prendre au pied de la lettre ?

Maintenant, prenons un peu de recul. Je vous le disais au début, il faut nuancer. Ce sondage vient de Presia, une agence matrimoniale. Qui va sur leur site ? Souvent des gens qui cherchent… autre chose. Le public ciblé – visiteuses du site, abonnées aux réseaux sociaux – est potentiellement déjà insatisfait. On a donc un biais évident : ces femmes sont moins susceptibles d’être heureuses en couple que la moyenne nationale. C’est logique.
L’analyse originale le note d’ailleurs très honnêtement : cela biaise les résultats vers le négatif. Ce n’est pas un portrait parfait de toutes les unions japonaises, heureusement ! Néanmoins, ce sondage a le mérite de mettre le doigt là où ça fait mal. Les frustrations sur les finances et le partage des tâches, elles, sont bien réelles. C’est un signal d’alarme qu’il ne faut pas ignorer.
En résumé, même si on doit prendre ces 70 % avec des pincettes, ces données s’inscrivent dans un déclin structurel indéniable : moins de mariages, une natalité au plus bas… La crise est là. Pourtant, tout n’est pas noir. Les agences de rencontre continuent de tourner, et d’autres sondages montrent que beaucoup de Japonais souhaitent quand même se marier un jour. Le désir est là, mais les attentes ont changé : on veut un meilleur équilibre vie pro-perso et une sécurité financière. C’est peut-être ça, la clé.
Selon la source : ma-grande-taille.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.