Vague d’indignation après que Trump affirme que les soldats de l’OTAN se sont cachées en Afghanistan
Auteur: Simon Kabbaj
Une déclaration qui met le feu aux poudres

Le président Donald Trump a déclenché une véritable tempête au Royaume-Uni et parmi nos alliés de l’OTAN. De quoi s’agit-il ? Il a tout simplement affirmé que les forces de l’OTAN étaient restées « un peu en retrait » des lignes de front en Afghanistan. Vous imaginez la réaction des familles ?
Pour les nations dont les troupes ont combattu et sont mortes sur ce terrain difficile pendant plus de 20 ans, la pilule ne passe pas. C’est perçu comme une injustice flagrante.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ainsi que des dirigeants de tout l’échiquier politique, se sont levés comme un seul homme pour dénoncer ces propos. Ils ont été rejoints, bien sûr, par d’anciens soldats et, plus tragiquement, par les parents de militaires tombés au combat. Tous accusent Trump de rejeter, d’un revers de main, le sacrifice immense consenti par les alliés.
Une rare unanimité politique contre ces propos

C’est assez rare pour être souligné, mais cette déclaration a réussi à unir des adversaires politiques. Le porte-parole du bureau du Premier ministre britannique a déclaré fermement que Trump « avait tort de minimiser le rôle des troupes de l’OTAN » en Afghanistan. C’est dit poliment, mais le message est clair.
De l’autre côté, Kemi Badenoch, la chef de l’opposition en Grande-Bretagne, n’a pas mâché ses mots. Selon la BBC, elle a qualifié les commentaires de Trump de « honte ». Elle a ajouté quelque chose de très juste : « Nous ne devons pas avoir ce genre de commentaires jetables qui affaiblissent réellement la relation forte entre ces pays de l’alliance ». C’est du bon sens, non ?
Le leader libéral-démocrate, Ed Davey, est allé encore plus loin en qualifiant ces propos de « grande insulte à nos braves soldats ». Il pense même que le Premier ministre devrait exiger des excuses. Et tenez-vous bien… même Nigel Farage, le leader de Reform UK, qui est pourtant généralement un allié indéfectible du président américain, a dû admettre l’évidence : « Donald Trump a tort ». Quand même ses amis le disent…
La douleur des familles et la réponse de la Maison Blanche
Au-delà de la politique, il y a l’humain. La BBC a interviewé Diane Dernie. C’est la mère de l’ancien parachutiste britannique Ben Parkinson, qui a servi en Afghanistan. Elle raconte, avec une émotion qu’on devine immense, que son fils et sa famille ont « tout perdu » à cause du traumatisme qu’il a subi durant cette guerre.
Pour une mère, entendre de telles choses… Elle a qualifié les déclarations de Trump d’« inappropriées » et a dit qu’il est « absolument honteux » de voir les sacrifices de son fils ainsi « niés ». C’est le mot qui fait mal. Niés.
Pourtant, malgré ce tollé, l’administration américaine ne recule pas. C’est assez surprenant. La porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly, a persisté et signé dans une déclaration à la BBC. Elle a affirmé que les contributions américaines à l’OTAN « éclipsent » celles des autres pays. Une façon de doubler la mise qui risque de ne pas apaiser les esprits.
Le rappel à l’ordre de l’OTAN

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que le sujet est sur la table. Plus tôt cette semaine, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait déjà confronté Trump. L’ancien président américain prétendait ne pas croire que les alliés de l’OTAN viendraient en aide aux États-Unis. Rutte a dû lui rafraîchir la mémoire, notamment sur l’après 11 septembre.
Lors d’une réunion en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Rutte a été très clair. « Je vous ai entendu dire hier et aujourd’hui que vous n’étiez pas absolument sûr que les Européens viendraient au secours des États-Unis si vous étiez attaqués. Laissez-moi vous dire qu’ils le feront et qu’ils l’ont fait en Afghanistan », a-t-il lancé à Trump.
Et pour enfoncer le clou, il a sorti les chiffres, ces terribles statistiques qui ne mentent pas : « Comme vous le savez, pour deux Américains qui ont payé le prix ultime, il y avait un soldat d’un autre pays de l’OTAN qui n’est pas revenu dans sa famille — des Pays-Bas, du Danemark, et particulièrement d’autres pays ». Une leçon d’histoire et de solidarité qu’il était sans doute nécessaire de rappeler.
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