Aller au contenu
Thérapie par la lumière rouge : l’espoir inattendu pour protéger le cerveau des chocs ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand le choc est invisible

credit : lanature.ca (image IA)

On pense souvent aux commotions cérébrales comme à des événements spectaculaires, brutaux. Pourtant, la réalité est plus sournoise. Les impacts répétés à la tête sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le croit, que ce soit dans les sports de contact, lors des entraînements militaires ou même pour les secouristes en intervention.

Le problème, c’est que même sans commotion avérée, ces forces exercent une pression silencieuse sur les tissus cérébraux. Ça s’accumule, petit à petit. C’est un peu effrayant quand on y pense, non ? Des scientifiques de l’Université de l’Utah ont décidé de ne pas attendre que les dégâts apparaissent pour agir. Ils explorent une piste assez fascinante : la thérapie par la lumière rouge, ou photobiomodulation.

L’idée n’est pas de soigner une blessure une fois qu’elle est là, mais de soutenir la santé du cerveau pendant qu’il est exposé aux chocs. Une sorte de bouclier biologique, si l’on veut. Et leur nouvelle étude sur des joueurs de football américain universitaire donne des résultats franchement encourageants.

L’inflammation silencieuse et la réponse lumineuse

credit : lanature.ca (image IA)

Les médecins étudient ça depuis des décennies. On parlait autrefois de « syndrome du boxeur », aujourd’hui on utilise des termes plus techniques comme l’encéphalopathie traumatique chronique. Au fil du temps, ces accélérations répétées de la tête peuvent causer des pertes de mémoire, des sautes d’humeur, de la confusion, voire la démence. Et le pire, c’est qu’un coup direct n’est même pas nécessaire ; la force appliquée au corps peut voyager jusqu’à la tête et stresser les tissus délicats.

L’ennemi principal ici, c’est l’inflammation. Après un choc, les cellules immunitaires envoient des signaux chimiques pour réparer. À court terme, c’est bien. Mais si ça continue ? C’est nocif. Cette activité immunitaire persistante endommage les neurones et perturbe la communication entre les cellules cérébrales.

C’est là qu’intervient la lumière. La photobiomodulation utilise une lumière rouge à proche infrarouge, délivrée via le cuir chevelu et… la cavité nasale. Oui, par le nez. La lumière, à une longueur d’onde précise de 810 nanomètres, atteint les couches externes du cerveau et interagit avec les mitochondries, ces petites centrales énergétiques de nos cellules. Cela booste la production d’énergie et améliore l’utilisation de l’oxygène.

En gros, plus d’énergie aide les cellules à rester fortes et à récupérer du stress. La lumière calme aussi les signaux chimiques nocifs et régule le comportement des cellules immunitaires. Elle améliore le flux sanguin et équilibre le calcium dans les neurones. C’est de la mécanique biologique de haute précision.

L’expérience sur le terrain : 26 joueurs, une saison complète

Pour tester ça « dans la vraie vie », les chercheurs ont suivi 26 joueurs de football collégial, des hommes âgés de 18 à 25 ans. Le football américain, c’est violent. Un seul athlète peut subir des centaines d’accélérations de la tête en une seule saison. Les casques protègent l’extérieur, mais ils ne peuvent pas stopper les réactions biologiques internes.

L’étude était rigoureuse : les participants ont été répartis au hasard. Certains recevaient la vraie photobiomodulation, d’autres un traitement placebo (ou « sham »). Les deux groupes portaient les mêmes casques et dispositifs nasaux, mais seuls les appareils actifs émettaient cette lumière proche infrarouge. Ils ont fait des sessions de 20 minutes, trois fois par semaine, pendant une saison de 16 semaines.

Les résultats des scanners IRM (imagerie par résonance magnétique) réalisés avant et après la saison sont… comment dire… frappants. Les joueurs ayant reçu le placebo montraient des signes accrus d’inflammation et de stress axonal. On a vu une augmentation de la « diffusion restreinte », signe d’une accumulation de cellules immunitaires, et une anisotropie quantitative accrue, indiquant une tension sur les axones.

À l’inverse, ceux qui ont eu la vraie lumière ont montré une bien plus grande stabilité. Dans certaines zones, les marqueurs d’inflammation ont même diminué. C’est fou, non ?

Le Dr Hannah Lindsey, première auteure de l’étude, a eu cette réaction très humaine : « Ma première réaction a été :

Selon la source : earth.com

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu