Élever un enfant heureux et sûr de lui : les 4 piliers indispensables selon une experte américaine
Auteur: Adam David
La confiance, ce n’est pas inné

On aimerait tous croire que la confiance en soi est un cadeau de naissance, mais la réalité est tout autre. C’est souvent une bataille quotidienne, même pour nous, les adultes. On la gagne difficilement, on la perd en un claquement de doigts… Alors, imaginez pour un enfant. Pourtant, il semble bien possible de réduire ces insécurités dès le plus jeune âge, car oui, la confiance va souvent de pair avec le bonheur.
C’est en tout cas le constat d’Eva Moskowitz, une experte américaine en éducation reconnue et autrice du livre A+ Parenting. Elle est formelle : l’éducation joue un rôle prépondérant. Le manque d’assurance durant l’enfance a tendance à se répercuter directement sur la vie d’adulte, créant des séquelles durables. Pour contrer cela et donner toutes les cartes aux plus jeunes, elle a partagé dans le média Fortune Well quatre compétences clés. L’idée ? Leur donner les outils pour s’épanouir.
Le goût de l’effort et la nécessité de l’échec

Première leçon, et pas des moindres : il faut apprendre à repousser ses limites. On a souvent le réflexe de vouloir faciliter la vie de nos enfants, de les faire réussir des tâches simples pour les valoriser. Eh bien, selon l’éducatrice, c’est une erreur. Elle explique que « La confiance en soi vient lorsque les enfants réussissent à surmonter des difficultés, lorsqu’ils se retrouvent confrontés à un problème de mathématiques difficile ou à un adversaire difficile ». C’est logique, au fond : en s’attaquant à des tâches complexes, l’enfant mobilise ses capacités, s’applique et développe sa détermination.
Lorsqu’il finit par réussir cette tâche ardue, il se sent réellement capable. Cette victoire lui prouve que la patience et l’acharnement sont bénéfiques. À l’inverse, la gratification instantanée n’est pas une source de bonheur durable. Si un enfant réussit tout sans effort, il finira par s’ennuyer ou se lasser. Eva Moskowitz va même plus loin en encourageant les enfants à échouer. C’est contre-intuitif, mais essentiel pour comprendre que le succès passe par l’échec. Comme elle le précise avec justesse : « Je pense que nous avons un peu perdu le sentiment que les personnes qui réussissent le mieux ont déjà échoué ».
Sortir du cadre scolaire pour se construire

L’école, c’est bien, mais ça ne fait pas tout. L’experte insiste lourdement sur l’importance d’inscrire sa progéniture à une activité extrascolaire. Les clubs externes favoriseraient grandement la confiance en soi, car se consacrer à une activité non scolaire permet d’évoluer différemment, de se surpasser pour se rendre fier, et vous rendre fier par la même occasion. Que ce soit le sport, le théâtre ou les clubs de lecture, ces activités rendent l’enfant « intellectuellement dynamique ».
Être mis au défi avec d’autres camarades dans un club où l’on pratique ce qu’on aime, c’est stimulant. Cela pousse à devenir meilleur et à gagner en assurance. Eva Moskowitz privilégie d’ailleurs les activités extérieures ou sportives pour une raison précise : « La notion de rétablissement après un échec et le besoin de résilience sont parfois plus faciles à enseigner dans le domaine du sport ou d’autres activités d’équipe que dans une salle de classe ». Le travail d’équipe apporte ce soutien mental et cette empathie si précieux en cas de défaite. D’un autre côté, le théâtre ou la danse sont aussi excellents, car ils obligent à s’exposer au regard des autres et à s’affirmer en public.
Gérer l’anxiété et devenir un modèle inspirant

Il ne faut pas se voiler la face sur l’état de la santé mentale des jeunes aujourd’hui. L’Institut National de la Santé Mentale révèle des chiffres assez inquiétants : un enfant sur huit et un adolescent sur quatre sont touchés par des troubles anxieux. C’est énorme. Ce stress est souvent généré par l’école, les relations amicales, familiales ou les premiers émois amoureux. Si le stress est une réaction normale, à forte dose, il détruit la confiance en soi. Eva Moskowitz conseille de surveiller attentivement comment l’enfant appréhende son environnement. La clé ? La communication. Faites-le parler, demandez-lui ce qu’il ressent. Il faut l’aider à trouver des solutions, tout en gardant en tête qu’on ne peut pas le protéger éternellement du stress (et qu’un peu de pression peut parfois faire surgir le succès).
Enfin, n’oublions pas notre propre rôle. Vous êtes le modèle, le reflet de ce qu’il aimerait devenir. Si vous générez un climat anxiogène en étant vous-même constamment stressé, l’enfant calquera son état d’esprit sur le vôtre. L’éducatrice nous met en garde : « Si vous imposez votre angoisse parentale et votre stress à vos enfants, ils ne profiteront pas de leur enfance autant qu’ils le peuvent et vous n’apprécierez pas le rôle de parent ». C’est crucial : l’enfant doit sentir que vous aimez être son parent. Pour éviter qu’il ne se dévalorise, passez du temps de qualité avec lui, regardez un film, faites des activités légères pour créer du lien. Il doit se sentir aimé et entouré pour avancer sereinement.
Selon la source : aufeminin.com
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