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Il creuse pour des tuyaux et déterre de quoi acheter 150 moutons : l’incroyable trouvaille médiévale
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une journée de chantier pas comme les autres

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On a tous ce fantasme, non ? Vous savez, celui de creuser un trou dans le jardin pour planter des tomates ou, je ne sais pas, installer une piscine, et *bam*… on tombe sur un trésor. Pour la plupart d’entre nous, on ne trouve que des vieux clous rouillés ou des capsules de bière. Mais pour Claus Völker, un habitant de la municipalité allemande de Glottertal, le scénario s’est déroulé un peu différemment. Alors qu’il s’affairait tranquillement à poser des canalisations souterraines près d’une piscine, il a aperçu ce qu’il a décrit comme de « petites plaques de métal » dans la terre.

Ce n’était pas juste de la ferraille. Ce simple coup d’œil, au moment où il entamait ses travaux, a déclenché une réaction en chaîne impliquant l’Office d’État pour la préservation des monuments du conseil régional de Stuttgart. C’est fou de se dire que sans son attention, tout ça serait resté enfoui.

Une fortune boueuse : 1 600 pièces sauvées des eaux

credit : lanature.ca (image IA)

Les choses se sont emballées très vite. Les archéologues ont débarqué sur le site le jour même — une rapidité assez rare pour être soulignée — et ont exhumé environ 1 000 pièces en un rien de temps. Mais la météo, fidèle à elle-même, s’en est mêlée. Le lendemain, la pluie a transformé le chantier en un bourbier infâme, avec de la boue jusqu’aux genoux. Enfin, c’est ce qu’on imagine, mais ça n’a pas arrêté les experts.

Armés de détecteurs de métaux, ils ont bravé la gadoue pour récupérer environ 600 pièces supplémentaires. Au total, on parle d’un butin de quelque 1 600 pièces frappées aux alentours de 1320 après J.-C.. C’est vertigineux. Pour vous donner une idée de la valeur de ce tas de métal à l’époque où il a été perdu (ou caché, qui sait ?), Andreas Haasis-Berner, l’archéologue en charge, a lâché une comparaison assez parlante : « Vous auriez pu acheter environ 150 moutons avec ces pièces ». C’était une somme colossale pour le Moyen Âge.

Ducs, mineurs et connexions internationales

credit : lanature.ca (image IA)

Ce qui est fascinant, c’est la diversité de ce trésor. Selon Haasis-Berner, la majorité des pièces proviennent des ateliers de Breisach, Zofingen et Fribourg. Mais en y regardant de plus près, on trouve des pièces isolées venant de Bâle, Saint-Gall, Zurich, Laufenburg et même Colmar en France. C’est un véritable carrefour commercial qui tient dans la main.

Pourquoi ici ? Eh bien, Glottertal n’était pas un endroit anodin. C’était l’une des zones minières les plus importantes pour les ducs de Fribourg. Le site de la découverte était d’ailleurs une zone de peuplement principale pour les mineurs. Cela contraste avec une autre découverte faite par hasard en 2016, dans une forêt près de Zurich en Suisse voisine, où plus de 200 pièces des années 1300 avaient été trouvées. Mais bon, celles-là ne valaient que l’équivalent de 25 moutons… une petite monnaie comparée au trésor de Völker ! Ces trouvailles racontent souvent des histoires d’instabilité politique ou de paiements d’armées de mercenaires, un peu comme les archives oubliées de notre histoire européenne.

Conclusion : Bien plus que du vieux métal

credit : lanature.ca (image IA)

Au-delà de l’excitation de trouver un trésor (et franchement, ça donne un sacré coup de fouet à la région), ce stock de pièces est une mine d’or pour les historiens. Sans l’œil attentif de Claus Völker, ces pièces ne seraient restées qu’un « tas de ferraille dans la terre », comme le disent les experts qui saluent sa vigilance face à l’une des découvertes médiévales les plus vastes de ces dernières décennies.

Haasis-Berner espère que l’évaluation de ce trésor permettra de mieux comprendre la circulation monétaire dans le Breisgau, l’activité des ateliers de frappe, le commerce de l’argent et, bien sûr, l’exploitation minière dans le Glottertal. C’est dingue quand on y pense : on pose un tuyau, et on réécrit une page d’histoire.

Selon la source : popularmechanics.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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