L’affaire Alex Pretti : Trump brise le silence sur la fusillade et évoque le départ des fédéraux de Minneapolis
Auteur: Simon Kabbaj
Une tragédie qui divise l’Amérique

C’est une affaire qui ne cesse de faire des vagues, et on comprend pourquoi. Donald Trump a finalement décidé de s’exprimer sur la fusillade tragique impliquant Alex Pretti, suite aux nombreux appels exigeant une enquête approfondie. Pour rappel, ce drame s’est joué le samedi 24 janvier, lorsqu’un autre citoyen américain a perdu la vie dans le Minnesota, abattu par des agents fédéraux de l’immigration. La victime a depuis été identifiée : il s’agissait d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans. Une vie fauchée qui laisse beaucoup de questions en suspens.
Sa mort a déclenché une véritable onde de choc, provoquant une colère noire à travers tout le spectre politique américain. Le fait est assez rare pour être souligné : l’incident a été fermement condamné par les anciens présidents Barack Obama et Bill Clinton. C’est dire l’ampleur du malaise. Depuis, les conversations vont bon train, centrées non seulement sur la justification — ou l’absence de justification — de cet acte, mais aussi sur l’analyse minutieuse de la vidéo montrant les instants fatidiques avant et après les tirs. Donald Trump a donc ajouté son grain de sel à la situation, en profitant pour clarifier, un peu, le calendrier du départ des agents de Minneapolis.
La position de Trump et la controverse autour de l’arme

La pression monte sur l’administration Trump. S’adressant au Wall Street Journal, le président n’a pas explicitement dit s’il trouvait les tirs justifiés ou non. C’est assez typique, je suppose. Il a déclaré : « Nous regardons, nous examinons tout et nous sortirons avec une détermination. » Jusque-là, c’est assez vague. Mais il a ajouté une nuance personnelle : « Je n’aime aucun tir. Je n’aime pas ça. »
Cependant — et c’est là que ça devient intéressant — il a enchaîné avec une critique assez directe du comportement de la victime. « Mais je n’aime pas quand quelqu’un va à une manifestation et qu’il a une arme très puissante, entièrement chargée avec deux chargeurs remplis de balles aussi. Ça ne joue pas bien non plus », a-t-il lâché. Trump a qualifié l’arme de Pretti, un pistolet Sig Sauer P320 9mm, d’arme « très dangereuse, une arme dangereuse et imprévisible. C’est une arme qui part toute seule quand les gens ne le savent pas ».
Cette remarque fait probablement écho à des rapports, relayés par NPR, selon lesquels le Sig Sauer P320 ferait feu sans que la gâchette ne soit pressée. L’arme a d’ailleurs été au cœur de plusieurs poursuites judiciaires. Sig Sauer, de son côté, défend fermement son produit. Le fabricant affirme que les « incidents vérifiés de décharges involontaires sont tous attribués à une manipulation incorrecte, un équipement incompatible (comme les étuis), une vulnérabilité d’accès à la gâchette, ou un manquement à la sécurité des armes à feu, et non à un défaut du P320 ».
Ils sont catégoriques : « Le P320 NE PEUT PAS, en aucune circonstance, se décharger sans une pression sur la gâchette. Cela est vérifié par des tests approfondis par SIG SAUER, l’armée américaine, les agences d’élite des forces de l’ordre et des laboratoires indépendants. » On a donc deux versions qui s’affrontent sur la fiabilité technique du matériel.
Analyse des images et avenir de la présence fédérale

Les vidéos de la fusillade d’Alex Pretti racontent une histoire poignante, difficile à regarder. On y voit l’homme tenter d’aider une femme à se relever après qu’elle a été poussée dans la neige par un agent. Un geste d’entraide qui a viré au cauchemar. Il a ensuite été aspergé de gaz poivre avant d’être plaqué au sol. Les images montrent ensuite une lutte qui s’engage, confuse, avant qu’il ne soit abattu de plusieurs balles par les officiers.
Au-delà de l’incident lui-même, Trump a donné des indications sur la suite des opérations à Minneapolis. Sans donner de calendrier définitif — on reste dans le flou artistique — il a indiqué que les agents fédéraux finiraient par quitter la ville. « À un moment donné, nous partirons », a-t-il dit, avant de féliciter ses troupes : « Nous avons fait, ils ont fait un travail phénoménal. »
Néanmoins, tout le monde ne partira pas. Trump a précisé : « Nous laisserons un groupe de personnes différent là-bas pour la fraude financière. » Cela fait référence aux enquêtes en cours sur une prétendue fraude à l’aide sociale dans l’État. C’est un détail qui a son importance pour comprendre le contexte global.
Conclusion : L’appel de Trump sur Truth Social

Pour finir, l’affaire prend une tournure très politique sur les réseaux sociaux. Sur sa plateforme Truth Social, Trump a exigé une coopération de la part des politiciens démocrates pour l’avenir. Le ton est donné.
Dans un message, il a écrit : « L’administration Trump se tient prête et attend que TOUT Démocrate fasse ce qui est juste et travaille avec nous sur ces questions importantes pour RENDRE L’AMÉRIQUE SÛRE (MAKING AMERICA SAFE) comme elle l’est dans toutes les sections de notre pays où nous participons et sommes impliqués, ensemble avec le leadership local. » Une déclaration qui, comme souvent, mélange appel à l’unité et critique sous-jacente.
Créé par des humains, assisté par IA.