MASH : Ces 2 nouveaux médicaments vont enfin « réparer » le foie gras de millions de Français
Auteur: Adam David
Une épidémie silencieuse qui change de visage

C’est un chiffre qui donne le vertige, vous ne trouvez pas ? En France, 1 adulte sur 5 se promène avec ce qu’on appelle communément un « foie gras ». Cela représente tout de même 10 millions de Français. Dans la grande majorité des cas, un peu de bon sens suffit : on bouge plus, on mange mieux, on perd du poids, et la graisse s’en va aussi vite qu’elle est venue. Le foie redevient sain. Mais il y a un « mais ».
Le vrai cauchemar commence pour environ un million de Français pour qui le foie ne se contente plus d’être gras : il commence littéralement à « brûler ». C’est ce qu’on appelle la MASH (anciennement connue sous le nom de NASH). C’est une inflammation vicieuse qui durcit l’organe, crée des cicatrices et le transforme peu à peu en un bloc rigide incapable de faire son boulot. C’est effrayant parce que c’est silencieux. Heureusement, l’attente touche à sa fin. Comme nous l’expliquent avec enthousiasme le Pr Laurent Castera de l’hôpital Beaujon à Paris et son collègue le Pr Zobair M. Younossi (Washington D.C.), qui co-président le Paris International Liver Meeting, l’année 2026 marque l’entrée dans une nouvelle ère. Enfin, nous allons avoir des armes médicamenteuses pour non seulement stopper l’hémorragie, mais aussi réparer les dégâts.
Rezdiffra et Wegovy : Deux molécules pour tout changer

On n’est plus dans la science-fiction. Deux traitements arrivent et ils changent complètement la donne. D’abord, il y a le petit nouveau, conçu sur mesure : le Resmetirom, que vous trouverez sous le nom commercial de Rezdiffra®. C’est une première mondiale, le seul médicament créé spécifiquement pour la MASH. C’est un comprimé oral qui agit un peu comme un « accélérateur » métabolique : il cible des récepteurs hormonaux précis pour forcer le foie à brûler les graisses. Son gros point fort ? Il s’attaque directement à la fibrose (ces fameuses cicatrices internes). Il est d’ailleurs indiqué pour les adultes qui en sont aux stades modérés à avancés, c’est-à-dire F2 ou F3.
Et puis, il y a la star dont tout le monde parle, le Sémaglutide. Vous le connaissez peut-être sous le nom d’Ozempic® (quand il traite le diabète), mais pour la MASH, c’est sous l’étiquette Wegovy® qu’il a été validé. Le Pr Younossi est formel : « Pour les patients qui ont, en plus d’une MASH, un surpoids ou un diabète associé, ils pourront utiliser le Sémaglutide ». C’est une injection hebdomadaire qui frappe fort. En traitant la racine du problème (le poids et l’insuline), il fait disparaître l’inflammation dans plus de 50 % des cas. C’est franchement spectaculaire.
Calendrier : Quand pourra-t-on se soigner en France ?

La question que tout le monde se pose maintenant, c’est : « C’est pour quand ? ». Vous savez comment c’est en France, on a un calendrier administratif assez strict pour la sécurité et le remboursement. Le Resmetirom (Rezdiffra®) a déjà reçu son feu vert européen (l’AMM) en août 2025. Actuellement, la Haute Autorité de Santé (HAS) est en train de l’examiner pour un accès précoce. Concrètement, les patients français devraient pouvoir y accéder massivement courant 2026, une fois que les négociations de prix avec la Sécu seront bouclées.
Pour le Sémaglutide (Wegovy®), l’approbation spécifique MASH est tombée fin 2025. La situation est un peu différente ici : si vous avez une MASH combinée à un diabète ou une obésité sévère, le médicament est déjà disponible en pharmacie. Par contre, pour les patients qui souffrent « juste » d’une MASH (sans être diabétiques ni en obésité sévère), il faudra patienter jusqu’en 2026 pour qu’il soit officiellement remboursé dans cette indication précise.
Diagnostic et mise en garde : Pas de solution miracle sans effort

Il faut rester lucide : ces médicaments sont des outils puissants, pas des permis de manger n’importe quoi. Ça ne marchera pas si on ne joue pas le jeu d’une hygiène de vie adaptée. C’est un travail d’équipe entre la molécule et votre assiette. D’autant plus que la maladie est sournoise. La MASH ne fait pas mal, on ne sent rien.
Alors, comment savoir si on est concerné ? C’est finalement très simple. Tout repose sur une prise de sang classique pour vérifier les enzymes du foie (les transaminases) et un examen qui s’appelle le Fibroscan. Pas de panique, c’est totalement indolore. Ça ressemble à une échographie et ça mesure la rigidité de votre foie en quelques minutes. Si vous avez un doute, c’est peut-être le moment d’en parler à votre médecin.
Selon la source : sante.journaldesfemmes.fr
Créé par des humains, assisté par IA.