Aller au contenu
Washington tire la sonnette d’alarme : l’Irak sur la corde raide face au retour de l’influence iranienne
Crédit: Shealeah Craighead, Wikimedia Commons (Public domain)

Un avertissement dominical qui résonne à Bagdad

Nouri al-Maliki with Bush, June 2006, cropped.jpg
credit : U.S. Government, Photo by Staff Sgt. James Sherrill, USA, Wikimedia Commons (Public domain)

C’est un message qui ne laisse guère de place à l’interprétation, vous ne trouvez pas ? Ce dimanche, dans un climat déjà électrique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pris son téléphone pour adresser une mise en garde des plus sérieuses à l’Irak. L’objet de son inquiétude ? Tout rapprochement, de près ou de loin, avec l’Iran. Cette intervention survient à un moment critique, alors que la rumeur enfle : l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki pourrait bien récupérer son fauteuil très prochainement.

Ce n’est pas un secret, M. Maliki est une figure incontournable, bien que controversée, de l’échiquier politique local. Il a justement reçu, samedi dernier, un soutien de poids : celui du Cadre de coordination. C’est la principale alliance chiite du pays, majoritaire au Parlement, et dont les liens avec Téhéran sont, disons… connus de tous. Lors de son échange avec l’actuel Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, Marco Rubio a exprimé un souhait clair, presque une exigence : voir le futur gouvernement irakien transformer le pays en une « force de stabilité, de prospérité et de sécurité » au Moyen-Orient.

L’ombre de Téhéran et les enjeux régionaux

credit : lanature.ca (image IA)

Pourquoi une telle inquiétude maintenant ? Eh bien, selon les propos rapportés par le porte-parole Tommy Pigott, Marco Rubio a été très explicite. Il a souligné qu’un gouvernement sous la coupe de l’Iran serait tout simplement incapable de faire passer les intérêts de l’Irak en priorité. Pire encore, il ne pourrait ni tenir le pays à l’écart des conflits régionaux, ni faire avancer ce partenariat avec les États-Unis qui est censé être mutuellement bénéfique.

Il faut dire que pour Téhéran, voir un gouvernement ami s’installer à Bagdad serait une véritable bouffée d’oxygène. Une « rare éclaircie », si on veut être poétique, dans un ciel bien sombre. Car la situation de la République islamique n’est pas brillante, loin de là. Sur le plan intérieur, le pays a été secoué par une contestation d’une ampleur rare depuis fin décembre. La réponse ? Une répression brutale, impitoyable même, avec des morts qui se comptent désormais par milliers. C’est tragique.

Et à l’international ? Ce n’est guère mieux. Depuis le terrible début de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, l’Iran encaisse les coups. Des frappes directes, tant israéliennes qu’américaines, et des alliés régionaux qui se retrouvent soit affaiblis, soit carrément évincés. On comprend mieux pourquoi ils cherchent un appui solide chez leur voisin irakien.

Le levier économique et les souvenirs amers de l’ère Maliki

credit : lanature.ca (image IA)

Les Américains ont la mémoire longue, c’est certain. Une source de la sphère politique irakienne a confié à l’AFP que les États-Unis avaient clairement exprimé leur « opinion négative concernant les précédents gouvernements dirigés par l’ancien Premier ministre Maliki ». On sent bien que la confiance n’est pas là. D’ailleurs, dans une lettre assez directe, des responsables américains ont prévenu : Washington prendra « ses propres décisions souveraines à propos du prochain gouvernement, en accord avec les intérêts américains ». Ils reconnaissent, du bout des lèvres, qu’il revient à l’Irak de choisir ses dirigeants, mais le message est passé.

Et attention, ce n’est pas qu’une question de diplomatie verbale. Les États-Unis ont un moyen de pression colossal, une véritable épée de Damoclès financière. Ils contrôlent, tenez-vous bien, une large partie des recettes de l’exportation de pétrole irakien. Tout cela remonte à un accord de 2003, conclu juste après l’invasion américaine et la chute de Saddam Hussein. C’est un levier économique redoutable.

C’est d’autant plus délicat que l’actuel Premier ministre, M. Soudani, en poste depuis 2022, avait réussi à gagner la confiance de l’Oncle Sam. Comment ? En s’efforçant de calmer le jeu et de faire diminuer les violences des groupes armés chiites soutenus par Téhéran. Washington ne veut surtout pas voir ces groupes reprendre du poil de la bête.

Conclusion : Un avenir incertain

credit : lanature.ca (image IA)

Au final, l’Irak se retrouve une fois de plus pris en étau. D’un côté, la pression politique et religieuse de son grand voisin iranien, et de l’autre, la pression financière et militaire des États-Unis. Le retour possible de Nouri al-Maliki semble cristalliser toutes ces tensions, et les prochains jours seront sans doute décisifs pour l’équilibre précaire de la région.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu