Stupeur au Portugal : Un nid de dinosaure vieux de 150 millions d’années refait surface
Auteur: Adam David
Une capsule temporelle dans les falaises

Imaginez un instant le vertige. Nous sommes au Portugal, plus précisément dans les falaises de la plage de Santa Cruz, rattachée à la municipalité de Torres Vedras. C’est là, figé dans la roche, qu’un trésor inestimable a été mis au jour : un nid de dinosaure contenant une dizaine d’œufs environ. Ce n’est pas une découverte banale, oh que non.
On parle ici d’œufs datés d’il y a quelque 150 millions d’années. C’est difficile à concevoir pour nous, simples humains, mais cette trouvaille nous propulse directement au Jurassique supérieur, une époque où la région était un véritable terrain de jeu pour diverses espèces de dinosaures carnivores. C’est une découverte qui place instantanément le Portugal sous le feu des projecteurs, au centre de l’attention de toute la communauté scientifique.
Les fossiles, découverts dans un état de conservation qui laisse rêveur, vont permettre de lever le voile sur des mystères vieux comme le monde… ou presque.
Une découverte atypique qui bouscule les certitudes
L’information a été diffusée officiellement ce mardi 13 janvier par la Société d’histoire naturelle de Torres Vedras (SHN). Dans un communiqué relayé par le quotidien Expresso, les chercheurs ne cachent pas leur excitation. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Eh bien, « compte tenu des caractéristiques générales de la forme des œufs et de la porosité des coquilles », les experts estiment qu’il s’agit précisément « d’un mode de ponte réalisé par un dinosaure carnivore ». C’est fascinant de voir comment la texture d’une coquille peut en dire si long sur l’animal qui l’a pondue.
Mais attendez, ce n’est pas tout. Cette découverte, réalisée lors de travaux de prospection et de suivi des sites paléontologiques menés par Carlos Natário — chercheur à la SHN — a surpris tout le monde. Pourquoi ? D’abord à cause de la petite taille du nid, ce qui est plutôt inhabituel. Ensuite, et c’est là que ça devient technique (mais intéressant !), à cause du type de sédiment.
En effet, les œufs sont apparus dans un bloc de grès granulaire. C’est rare. Très rare même. Cela pourrait indiquer que le nid était situé sur la berge d’un cours d’eau, dans un environnement assez dynamique, plutôt que dans une plaine boueuse calme. La SHN précise d’ailleurs sur son site internet que ces œufs, « conservés en trois dimensions et disposés de manière naturelle », ne résultent pas d’un transport chaotique par l’eau. Non, ils sont là où ils ont été pondus, ce qui suggère « une ponte originale, possiblement sur la rive d’un fleuve ». On s’y croirait presque.
Éclosion et mystères de l’intérieur
Les premières observations vont plus loin et suggèrent que ces œufs « ne sont pas le résultat d’une accumulation par transport, mais qu’ils se trouvent dans un certain état d’organisation ». C’est ordonné, logique. Bruno Camilo, le directeur de la société et chercheur à l’Institut supérieur technique, apporte un éclairage crucial sur ce qui s’est passé il y a 150 millions d’années.
« Il apparaît clairement que la quasi-totalité des jeunes dinosaures a éclos », explique-t-il. Comment le sait-il ? C’est une histoire de gravité et de mouvement : « La migration des fragments de coquille depuis la zone d’éclosion vers l’intérieur des œufs est très nette, avec une dispersion latérale minimale ». En gros, quand le bébé dino est sorti, les morceaux de coquille sont tombés au fond de l’œuf, et ils y sont restés.
Cela dit, le suspense reste entier sur ce qui se cache encore dans la roche. Bruno Camilo précise qu’il est « toutefois possible que des traces d’embryons soient encore présentes à l’intérieur du bloc ». Le problème actuel, c’est qu’aucune coupe n’est observable à l’œil nu, car le tout est recouvert de sédiments. C’est frustrant, non ? Mais la science a de la ressource.
Conclusion : Le Portugal, terre promise du Jurassique
Ce nid a encore une particularité qui le distingue des autres. Contrairement à d’autres nids fossilisés découverts jusqu’à présent — qui laissaient penser que les œufs reposaient simplement à la surface — ces nouvelles observations suggèrent que ceux-ci « auraient pu être partiellement enfouis ». Une nuance importante pour comprendre le comportement de ces créatures disparues.
Selon les paléontologues, le Portugal confirme ici son statut d’exception. Il figure parmi les rares régions du monde où des œufs et des nids de dinosaures datant du Jurassique supérieur ont été mis au jour. Comme on peut le lire dans l’article publié par la SHN, « Le Portugal se distingue comme l’un des rares endroits au monde où l’on a découvert des nids et des œufs de dinosaures du Jurassique supérieur ».
Et maintenant ? Les œufs vont être étudiés en laboratoire, c’est la prochaine étape logique. Les fossiles feront l’objet d’examens par tomographie (des scanners très poussés) afin d’en visualiser l’intérieur en trois dimensions. L’objectif ultime ? Déterminer si des restes embryonnaires ont miraculeusement été conservés. On croise les doigts.
Selon la source : tameteo.com
Créé par des humains, assisté par IA.