Aller au contenu
Un virus mortel incurable se propage : les aéroports réactivent des mesures dignes du COVID
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un air de déjà-vu qui inquiète

lanature.ca (image IA)

On pensait peut-être avoir tourné la page, n’est-ce pas ? Pourtant, l’ambiance dans certains aéroports asiatiques commence à rappeler étrangement les heures sombres de la pandémie de Covid-19. Une épidémie de virus Nipah a mis plusieurs pays en état d’alerte maximale, et pour cause : cette infection, pour laquelle il n’existe actuellement aucun remède, affiche un taux de létalité effrayant compris entre 40 et 75 %.

Ce sont les symptômes redoutables de ce virus, apparu récemment en Inde, qui ont poussé les autorités à réagir vite. Les responsables de la santé à travers le monde surveillent la situation comme le lait sur le feu, conscients qu’il n’y a, pour l’instant, aucun traitement disponible si l’infection se propage.

Alerte en Inde et retour des contrôles sanitaires

lanature.ca (image IA)

Tout a commencé au début du mois de janvier, quand l’alarme a été tirée au Bengale occidental, en Inde. On a confirmé que cinq personnes avaient contracté la maladie. Pour vous donner une idée de la gravité sur le terrain, Narayan Swaroop Nigam, qui est le secrétaire principal du département de la santé et du bien-être familial, a confié au journal The Telegraph une situation particulièrement touchante. Il a expliqué que deux infirmières d’un hôpital privé avaient été infectées. L’une d’elles se trouve malheureusement dans un état critique. Ce qui est troublant, c’est la rapidité avec laquelle cela s’est passé : ces deux infirmières étaient de service ensemble entre le 28 et le 30 décembre. À peine quelques jours plus tard, elles tombaient malades et devaient être admises aux soins intensifs le 4 janvier.

Face à ces cas, la réaction ne s’est pas fait attendre. Selon The Independent, au 26 janvier, environ 100 personnes étaient placées en quarantaine. C’est un chiffre qui fait réfléchir. Avec ces cinq cas désormais confirmés, d’autres pays n’ont pas voulu prendre de risques. La Thaïlande, le Népal et Taïwan ont tous renforcé leurs mesures de précaution dans les aéroports. On assiste à un retour des protocoles stricts que nous connaissons trop bien : contrôles de température, port du masque obligatoire et maintien d’une distance de sécurité pour tenter, tant bien que mal, d’éviter la propagation de la maladie.

Reconnaître les symptômes : de la grippe à l’encéphalite

lanature.ca (image IA)

Mais au fond, comment savoir si l’on est face au virus Nipah ? C’est là que ça devient compliqué. D’après les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), les patients développent généralement une maladie soudaine qui ressemble à s’y méprendre à une grippe. On parle de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires et d’une grande fatigue. Dans certains cas, ça peut aussi toucher les poumons, avec de la toux, un essoufflement ou même une pneumonie.

Cependant, le véritable danger, ce qui rend ce virus si mortel, c’est une complication neurologique appelée encéphalite. C’est une inflammation du cerveau. Cela peut déclencher toute une série de symptômes neurologiques assez graves : confusion, altération de la conscience, convulsions ou même, dans le pire des cas, le coma.

Il faut aussi garder en tête la période d’incubation. Entre le moment de l’infection et l’apparition des premiers symptômes, il s’écoule généralement entre 4 et 21 jours. Mais attention, les symptômes neurologiques, eux, peuvent n’apparaître que plusieurs jours, voire des semaines après le début de la maladie. C’est assez sournois comme évolution.

Conclusion : Un virus animal sans vaccin

lanature.ca (image IA)

Pour mieux comprendre à quoi on a affaire, il faut savoir que le Nipah est un virus zoonotique. Cela signifie qu’il passe des animaux aux humains, plus précisément des chauves-souris frugivores et des porcs. Mais il ne s’arrête pas là : il peut aussi se propager par de la nourriture contaminée ou par un contact direct de personne à personne.

La différence avec le Covid est frappante. Alors que le coronavirus avait un taux de mortalité mondial d’environ 3,4 %, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le taux de létalité du Nipah se situe, lui, entre 40 % et 75 %. C’est une infection extrêmement dangereuse pour ceux qui la contractent. Et le point crucial, c’est qu’il n’existe actuellement aucun vaccin ni aucun médicament spécifique approuvé pour traiter l’infection, que ce soit chez l’homme ou chez l’animal. C’est bien cela qui maintient les autorités sanitaires sur le qui-vive.

Selon la source : ndtv.com

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu