Aller au contenu
Des scientifiques ont découvert que le cœur humain peut se réparer lui-même
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un dogme médical qui s’effondre

credit : lanature.ca (image IA)

C’est l’une des grandes peurs liées au vieillissement, n’est-ce pas ? La crise cardiaque. Aux États-Unis, près d’un million de personnes meurent chaque année de maladies cardiaques, souvent aggravées par ces infarctus qui engagent le pronostic vital. Le scénario, on le connaît hélas trop bien : l’attaque coupe brutalement l’oxygène et les nutriments destinés aux cellules du cœur.

Le résultat ? Jusqu’à un tiers des cardiomyocytes — ces fameuses cellules musculaires cardiaques — peuvent disparaître. Pendant longtemps, le consensus scientifique était sans appel : ces dégâts étaient irréparables. Une fois le tissu mort, c’était terminé.

Mais figurez-vous que cette certitude vient de voler en éclats. Une équipe de scientifiques australiens a découvert que le cœur possède une capacité inattendue à régénérer ces cellules, même après une ischémie (le terme médical pour ce manque d’oxygène et de flux sanguin). Une nouvelle qui pourrait bien tout changer pour votre santé cardiovasculaire.

Une découverte fascinante venue d’Australie

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, comment ont-ils trouvé ça ? Tout s’est joué en Australie, grâce à une collaboration entre l’Université de Sydney, l’Institut Baird et le Royal Prince Alfred Hospital. L’équipe ne s’est pas contentée de modèles théoriques. Ils ont recueilli des échantillons de tissus sur des patients bien vivants — avec leur accord, évidemment — lors de chirurgies de pontage faisant suite à un infarctus du myocarde.

En analysant ces échantillons prélevés sur des parties saines et malades du cœur, et en procédant à des tests de séquençage ARN, ils ont observé quelque chose d’incroyable : la mitose des cardiomyocytes. En langage courant ? Les cellules musculaires du cœur se divisaient et se ramifiaient à nouveau.

Robert Hume, l’auteur principal de l’étude rattaché à l’Institut Baird, ne cache pas son enthousiasme : « Jusqu’à présent, nous pensions que parce que les cellules cardiaques mouraient après une crise, ces zones étaient irrémédiablement endommagées, laissant le cœur moins capable de pomper le sang. Nos recherches montrent que, bien que le cœur reste marqué après une crise, il produit de nouvelles cellules musculaires ».

De la souris à l’homme : la confirmation tant attendue

credit : lanature.ca (image IA)

Ce phénomène n’est pas totalement inconnu des chercheurs. En novembre 2024, des scientifiques de l’Université de Virginie avaient déjà documenté une méthode pour stimuler la régénération des cellules cardiaques, mais c’était chez la souris. Ce qui change la donne aujourd’hui, c’est la preuve chez l’humain.

Sean Lal, auteur principal de l’étude au Royal Prince Alfred Hospital, explique que son équipe a retrouvé dans les échantillons humains les mêmes protéines impliquées dans le processus de régénération observé chez les rongeurs. « C’est une perspective très excitante de pouvoir maintenant traduire cela aux humains », confie-t-il. L’utilisation de tissus humains vivants permet enfin d’obtenir des données fiables pour développer de nouvelles thérapies contre l’insuffisance cardiaque.

Vers des pansements pour le cœur ?

credit : lanature.ca (image IA)

L’objectif, c’est bien sûr de donner un coup de pouce à ce processus naturel pour éviter des issues désastreuses comme l’insuffisance cardiaque. Et la science ne perd pas de temps. Des thérapies similaires sont déjà dans les tuyaux.

Prenez par exemple cette étude de l’Université Texas A&M, publiée en novembre 2025. Les chercheurs ont mis au point un « patch » chargé de particules microscopiques appelées interleukine-4 (IL-4). Le but ? Réguler le système immunitaire.

Ce dispositif crée un environnement favorable à la guérison en encourageant les macrophages (des cellules immunitaires) à changer de comportement : au lieu de favoriser l’inflammation, ils basculent vers un état de réparation, réduisant ainsi la formation de cicatrices. Si l’on combine cette réduction de l’inflammation avec la stimulation de la mitose des cardiomyocytes découverte par les Australiens, nous tenons peut-être la formule gagnante pour vivre longtemps, même après une crise cardiaque grave.

Selon la source : popularmechanics.com

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu