Grippe : face à une épidémie tenace, l’État joue les prolongations jusqu’au 28 février
Auteur: Adam David
Une campagne qui joue les prolongations

On aimerait tous se dire que le pire est derrière nous, que l’hiver touche à sa fin et que les virus vont gentiment nous laisser tranquilles. Malheureusement, la réalité est un peu plus… collante, si je puis dire. La grippe saisonnière continue de frapper fort, très fort même, en France. Alors qu’on a l’habitude de voir une décrue à cette période, les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme : la situation reste préoccupante.
C’est assez généralisé d’ailleurs. À part pour les chanceux du côté de Mayotte et de La Réunion qui semblent épargnés, la circulation des virus grippaux reste élevée dans absolument toutes les autres régions. Cela expose, comme souvent, les plus fragiles d’entre nous. Face à cette dynamique qui ne faiblit pas et une couverture vaccinale qui fait un peu grise mine, le gouvernement a tranché. La décision est tombée : la campagne de vaccination contre la grippe est officiellement prolongée jusqu’au 28 février 2026. Une seconde chance pour ceux qui hésitaient encore.
Une saison 2025-2026 d’une rare intensité

Il faut bien se rendre à l’évidence, cette saison grippale 2025-2026 ne ressemble pas aux autres. Elle se distingue par une violence qu’on avait un peu oubliée. Les experts n’y vont pas par quatre chemins : selon les autorités sanitaires, c’est l’une des saisons les plus sévères observées depuis 2009. Les chiffres donnent le vertige… on parle d’environ 17 600 décès, alors qu’une saison moyenne tourne habituellement autour des 10 000 morts. C’est, comment dire… considérable.
À la mi-janvier, nous étions toujours à un niveau épidémique dans l’ensemble du pays. Et il y a un phénomène intéressant, ou plutôt inquiétant, à noter. Si les adultes semblent moins courir chez le médecin ces derniers temps, la situation est tout autre chez les enfants. Depuis la rentrée scolaire de janvier, les consultations pour grippe chez les plus jeunes sont reparties à la hausse. Et vous savez comment ça se passe : cette reprise chez les petits inquiète les experts car elle annonce souvent, par effet de ricochet, une augmentation des hospitalisations chez les adultes et nos aînés dans les semaines qui suivent.
Nos aînés en première ligne : des chiffres qui interpellent

Pourquoi insiste-t-on autant sur les seniors ? Parce que les statistiques sont, disons-le, sans appel. Les personnes de 65 ans et plus représentent plus de la moitié des patients admis en réanimation pour la grippe. C’est énorme. Et le plus triste dans cette histoire, c’est que parmi ces cas graves, près des trois quarts n’étaient pas vaccinés. La mortalité a déjà atteint le niveau du pic de la saison précédente, et l’hiver n’a même pas encore dit son dernier mot.
Côté protection, on peut mieux faire. Fin décembre 2025, les comptes n’y étaient pas vraiment : la couverture vaccinale atteignait péniblement 46,3 % chez l’ensemble des publics ciblés (malades chroniques, femmes enceintes, immunodéprimés, obésité sévère) et montait à 53,3 % chez les plus de 65 ans. Des niveaux jugés insuffisants vu la colère du virus cette année. Pourtant, les premières estimations sont claires : le vaccin offre une efficacité réelle, même si elle reste modérée, y compris chez les seniors. Rappelons que c’est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour les personnes concernées et qu’il y a du stock partout. Médecin, infirmier, pharmacien, sage-femme… vous avez l’embarras du choix pour l’injection.
Conclusion : Il est encore temps d’agir

Alors, est-ce que ça vaut encore le coup en février ? Oui, absolument. La vaccination, même tardive, réduit les risques de formes graves. Si vous avez plus de 65 ans, une maladie chronique ou si vous attendez un enfant, c’est le moment. Au-delà de la piqûre, n’oublions pas les bases, ces fameux gestes barrières qu’on connaît par cœur mais qu’on a tendance à zapper. Porter un masque si on tousse ou dans la foule, se laver les mains, aérer… c’est simple, mais ça soulage un système de soins déjà à bout de souffle.
En résumé : oui, la grippe circule encore activement presque partout. Oui, le vaccin est utile maintenant. L’objectif est double : se protéger soi-même, évidemment, mais aussi éviter que nos hôpitaux ne débordent encore plus. C’est une question de bon sens, et probablement de solidarité.
Selon la source : passeportsante.net
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