Politique : L’appui de Roberge à Fréchette, un simple soutien ou un « baiser de la mort » ?
Auteur: Adam David
Une alliance qui fait jaser

On dit souvent que les amis de nos amis sont nos amis, mais en politique, c’est parfois plus compliqué. L’actualité récente nous offre un exemple frappant avec l’appui officiel du ministre Jean-François Roberge à la campagne de Christine Fréchette pour le leadership de la CAQ. Une bonne nouvelle pour elle ? Pas si l’on en croit Charles Milliard.
Ce dernier, qui vise le trône libéral, n’a pas mâché ses mots lors d’une entrevue avec le Bureau parlementaire. Pour lui, cet appui est toxique. Il va même jusqu’à utiliser une expression assez forte, pour ne pas dire brutale : c’est, selon lui, « le baiser de la mort ». Rien de moins. L’argument de Milliard est que cette association vient plomber la crédibilité de Madame Fréchette, tant sur le plan de l’économie que de l’immigration. Ça commence fort, disons-le.
L’économie et les entrepreneurs au cœur du litige
Pourquoi une telle virulence ? Il faut regarder le passé pour comprendre. Charles Milliard, ne l’oublions pas, est l’ancien président de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Il connaît bien le milieu des affaires, ou du moins, il prétend le défendre. Il n’y va pas de main morte pour qualifier le travail de Jean-François Roberge à l’Immigration.
Selon lui, c’est tout simplement le ministre qui a « le plus nui » aux entrepreneurs québécois au cours des dernières années. C’est une accusation lourde. Milliard insiste sur le fait que si l’on veut se donner la posture d’une future première ministre économique — ce que vise visiblement Madame Fréchette —, on ne peut pas faire la sourde oreille aux besoins des gens d’affaires. Il pense particulièrement aux immigrants qui souhaitent passer par le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), un dossier qui fait couler beaucoup d’encre… et de larmes, parfois.
Le refus du ministre et la grogne qui persiste
Parlons-en, justement, de ce fameux PEQ. Mardi dernier, malgré les pressions qui viennent de partout, le ministre Roberge a refusé une fois de plus d’accorder une « clause de droits acquis ». C’est technique, je sais, mais c’est crucial pour des milliers de vies. Il s’agit des nouveaux arrivants attirés par l’ancien PEQ, qui garantissait un chemin rapide vers la résidence permanente jusqu’à l’automne dernier.
Les maires de Québec et de Montréal, ainsi que les gens d’affaires, réclament cette clause à grands cris. Pourtant, Christine Fréchette, candidate à la succession de François Legault, semble être sur la même longueur d’onde que M. Roberge. Ils forment un front uni là-dessus.
Chacun d’eux a assuré que les immigrants et travailleurs temporaires ayant déjà déposé une demande seront traités selon les anciens critères. C’est déjà ça, me direz-vous. Mais pour les autres ? Ceux qui sont ici mais n’avaient pas encore déposé leur papier ? Ils devront s’en remettre au nouveau programme, point final.
Conclusion : Une promesse et un espoir de revirement
Face à ce verrouillage, Charles Milliard fait une promesse claire : lui, il l’accorderait, cette clause de droits acquis pour le PEQ. Il invoque une raison morale autant que pratique. « Les promesses qu’on a faites aux immigrants qui sont déjà sur le territoire québécois, que ce soit humainement, économiquement, politiquement, ne peuvent pas changer », a-t-il déclaré. C’est une question de parole donnée, je suppose.
Il garde même un petit espoir que François Legault rectifie le tir avant de quitter la vie politique. Après tout, comme le souligne le candidat libéral avec un brin d’ironie peut-être, le premier ministre « a déjà été capable, dans le passé, de changer d’idée ». On verra bien si l’avenir lui donne raison.
Selon la source : journaldequebec.com
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