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Chantiers du tramway : le grand bouleversement du RTC et la course contre la montre
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un électrochoc pour le réseau de transport

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C’est un véritable casse-tête logistique qui se profile à l’horizon pour les usagers du transport en commun de la Vieille-Capitale. Le mégachantier du tramway, dont on parle tant, ne se fera pas sans heurts : il va entraîner une modification en profondeur, voire radicale, des parcours du Réseau de transport de la capitale (RTC).

Il faut se rendre à l’évidence, l’impact sera massif. À terme, ce sont 75 % des parcours qui seront affectés. Oui, vous avez bien lu, trois quarts du réseau, incluant la totalité des parcours métrobus. Comme l’a si bien imagé Luc Samson, le chef de la planification des services au RTC, les travaux ne se font pas en périphérie : « on touche le cœur du réseau de transport en commun ».

Les changements ne vont pas attendre indéfiniment. Un nouveau réseau de transition, accompagné de parcours modifiés, entrera en vigueur dès le 21 mars. Dès ce printemps, ce sont déjà 55 parcours qui subiront les contrecoups de ces travaux sur plusieurs axes routiers stratégiques. Ça va bouger, et vite.

La fin d’une ère pour les 800 et 801 : place à la correspondance

credit : lanature.ca (image IA)

Comme Le Journal l’avait anticipé et révélé en novembre 2025, une modification majeure vient bousculer les habitudes des utilisateurs des métrobus les plus fréquentés, les fameux 800 et 801. Ces lignes, qui transportent à elles seules le tiers de la clientèle du RTC, ne traverseront plus la ville d’un trait.

Désormais, ces autobus arrêteront leur course net à la colline Parlementaire. Pour ceux qui espéraient filer vers l’ouest sans encombre, il faudra revoir sa stratégie. Des points de correspondance seront mis en place où les usagers devront obligatoirement effectuer un transfert vers un tout nouveau parcours métrobus : le 805. Ce dernier a été dessiné pour naviguer en eaux troubles, ou plutôt pour éviter les zones de chantiers, en empruntant Grande Allée, Hochelaga et Quatre-Bourgeois, jusqu’à atteindre la Pointe-de-Sainte-Foy.

Ce n’est pas le seul changement notable cette année. Le parcours 804 sera lui aussi impacté, délaissant une partie du boulevard Laurier pour passer par Hochelaga. Pour s’y retrouver dans ce labyrinthe, les parcours réguliers et express touchés sont détaillés sur le site du RTC. Côté chrono, le RTC estime qu’un tracé typique entre le terminus Marly et la colline Parlementaire s’allongera de 2 à 7 minutes supplémentaires en bus. C’est agaçant, mais attendez de voir pour les automobilistes…

En voiture, la facture temps risque d’être beaucoup plus salée. Le service des Transports de la Ville a sorti sa calculatrice : sans aucune mesure d’atténuation, le temps moyen pour relier l’Université Laval à la colline Parlementaire exploserait, passant de 18 à 52 minutes. Une quasi-paralysie. Heureusement, grâce à quelque 30 mesures implantées — dont des voies réservées, des sens uniques, une gestion optimisée des feux, une présence policière accrue et l’ajout de caméras — le directeur Marc Des Rivières prévoit que ce même déplacement devrait se stabiliser autour de 36 minutes. C’est le double du temps habituel, mais c’est mieux que le scénario catastrophe.

Politique, vélo et adaptation : « On ne peut pas s’arrêter »

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Face à cette montagne de défis, le maire Bruno Marchand tente de rassurer tout en restant réaliste. « Notre but, c’est d’offrir des options, on ne peut pas s’arrêter au RTC », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que « les gens vont devoir changer leurs habitudes ». C’est un appel à l’adaptation collective.

Dans cette équation complexe, le service àVélo est appelé en renfort. Capitale Mobilité, le gestionnaire du service, doit impérativement « faire partie de la solution ». Les chiffres sont là : en 2026, ce sont 16 nouvelles stations qui seront déployées directement dans l’aire d’influence des chantiers, mettant à disposition 500 àVélo supplémentaires pour fluidifier les derniers kilomètres.

Sur le plan administratif, le maire s’est montré satisfait de la réaction de France-Élaine Duranceau, la présidente du Conseil du trésor. Elle a lancé un appel aux gestionnaires gouvernementaux pour dénicher des solutions — comme le télétravail ou les horaires flexibles — afin de limiter l’afflux d’employés dans les secteurs barricadés par les travaux.

Conclusion : Un coup de pouce financier pour les commerçants

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Enfin, parce qu’il ne faut pas oublier l’impact économique local, le programme d’aide aux commerçants a été revu à la hausse. Il sera bonifié de 35 millions $ sur une période de 7 ans. Cette aide s’appliquera non seulement sur le tracé même, mais aussi aux alentours, là où les conséquences sur le chiffre d’affaires sont anticipées.

Concrètement, les marchands qui subiront les contrecoups du chantier pourront réclamer jusqu’à 30 000 $ par année. Une bouée de sauvetage bienvenue alors que la poussière et les détours risquent de décourager plus d’un client.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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