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Des scientifiques ont découvert la première branche de l’arbre du vivant
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une enquête de 600 millions d’années

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C’est un fait établi : tous les animaux présents sur Terre partagent un ancêtre commun. Si vous remontez le fil de l’histoire de n’importe quelle créature, de l’être humain jusqu’à la limace, vous finirez inévitablement par suivre toutes les branches de l’arbre de la vie pour revenir à un tronc unique.

Mais voilà, ce tronc a bien dû se séparer à un moment donné. Sans cette divergence initiale, la diversité animale que nous connaissons aujourd’hui n’existerait tout simplement pas. Et c’est là que le bât blesse : cette toute première scission, survenue il y a environ 600 millions d’années, est restée insaisissable pour les scientifiques pendant très longtemps.

On savait tout de même quelques petites choses. Notamment que cette première séparation a donné naissance à deux lignées distinctes : d’un côté, l’ancêtre de la quasi-totalité des animaux, et de l’autre, la « sœur » de cet ancêtre. Cette fameuse sœur est l’aïeule d’un seul et unique groupe d’animaux modernes. Mais lequel ?

Le match : éponge de mer contre méduse à peigne

credit : lanature.ca (image IA)

Pendant des décennies, le débat a fait rage dans les laboratoires. Quel groupe d’animaux peut prétendre descendre directement de cette lignée « sœur » de tous les autres ? Deux candidats se disputaient le titre : les éponges de mer et les cténophores, aussi appelés méduses à peigne.

Bonne nouvelle : grâce à de nouvelles méthodes permettant d’analyser les chromosomes de ces créatures, les chercheurs pensent enfin tenir la réponse. La clé de cette technique ? Ne pas se contenter de regarder quels gènes possède chaque animal, mais observer ces gènes sont situés sur leurs chromosomes.

C’est assez logique quand on y pense : au fur et à mesure qu’une créature évolue, ses chromosomes se réorganisent et les gènes se déplacent. Mais une fois qu’ils ont bougé, il est presque impossible pour eux de revenir à leur position initiale. En gros, l’animal qui présente le moins de « remue-ménage » génétique est forcément celui qui est apparu en premier. Comme nous n’avons que deux options pour cette première scission — les éponges ou les cténophores —, celui qui a les gènes les moins mélangés est la fameuse sœur. Premier évolué égale premier séparé.

Quand les chromosomes livrent leur verdict

credit : lanature.ca (image IA)

Pour trancher, l’équipe a comparé l’emplacement de certains groupes de gènes chez les éponges et les cténophores avec l’emplacement de ces mêmes groupes chez leurs plus proches parents unicellulaires (non-animaux). Ces organismes unicellulaires, étant étroitement liés à l’organisme « tronc » d’origine, ont conservé la trace de ce à quoi ressemblait le génome original. Plus un organisme est proche de ce génome témoin, moins il a changé, et plus il a de chances d’être la lignée sœur.

Le résultat est sans appel. Chez les non-animaux comme chez les cténophores, les chercheurs ont trouvé 14 groupes de gènes situés sur des chromosomes séparés. Une correspondance parfaite.

En revanche, chez les éponges, c’est une autre histoire : les chercheurs ont découvert que ces 14 groupes avaient été réarrangés pour n’en former que 7. Cela indique clairement qu’elles se sont séparées du génome original plus tard que les cténophores.

Et le grand gagnant est…

credit : lanature.ca (image IA)

Nous avons donc un vainqueur ! La sœur de tous les autres animaux, la première à s’être détachée du tronc commun, et l’animal le plus génétiquement isolé est… roulement de tambour… le cténophore (ou méduse à peigne) !

Au-delà de résoudre une énigme biologique qui a longtemps tourmenté les chercheurs, cette découverte est passionnante pour l’avenir. Les scientifiques sont impatients d’utiliser ce nouveau savoir pour mieux comprendre l’histoire de l’évolution animale et les mécanismes qui la propulsent. La quête de réponses continue, bien sûr, mais nous avons désormais une certitude de plus en poche.

Selon la source : popularmechanics.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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