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Les myrtilles sauvages favorisent la santé cardiaque de manière puissante et mesurable
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une action silencieuse mais puissante

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Il se passe quelque chose de discret mais de puissant à l’intérieur de votre corps quand vous mangez des myrtilles sauvages, et c’est dans vos vaisseaux sanguins que tout commence. Une nouvelle revue scientifique menée par des chercheurs de l’Université d’État de Floride vient de changer la donne sur la façon dont nous percevons ce petit fruit du quotidien. Ce qu’ils ont découvert ? Les effets les plus fiables de la myrtille sauvage concernent directement nos vaisseaux sanguins, surpassant même son impact sur la glycémie, le cholestérol ou d’autres marqueurs cardiométaboliques classiques.

En compilant des essais cliniques de longue date, l’équipe a documenté des améliorations répétables de la réactivité vasculaire. Parfois, ces bienfaits apparaissent en quelques heures seulement ; d’autres fois, ils se construisent au fil d’une consommation régulière. Cette constance fait des vaisseaux sanguins le point de départ naturel pour comprendre comment une meilleure circulation peut, par ricochet, influencer le métabolisme, la santé intestinale et même le cerveau.

Le secret est dans la doublure (et dans vos intestins)

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Mais comment ça marche, concrètement ? Tout repose sur l’endothélium, cette fine doublure interne qui aide vos vaisseaux à se détendre au bon moment. Les myrtilles sauvages sont chargées de polyphénols, des composés végétaux qui soutiennent la signalisation de l’oxyde nitrique et réduisent le stress oxydatif. Résultat : vos vaisseaux restent souples et réactifs. Comme l’explique le Dr Sarah Johnson, nutritionniste qui a dirigé l’étude : « Ce qui rend les myrtilles sauvages remarquables, c’est qu’elles contiennent de nombreux polyphénols et nutriments et ne semblent pas exercer leurs bienfaits sur la santé par un seul mécanisme. »

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. Votre digestion fait entrer en scène un autre acteur majeur : le microbiote intestinal. Les estimations suggèrent que seulement 5 à 10 % des polyphénols alimentaires sont absorbés avant d’atteindre le côlon. C’est là que vos bactéries intestinales prennent le relais, décomposant les restes en métabolites qui passent ensuite dans le sang. Ces métabolites pourraient représenter jusqu’à 40 % des composés actifs liés aux effets sur la santé.

Une petite étude contrôlée a d’ailleurs suivi ces changements : des adultes ayant consommé environ une once (environ 28 grammes) de poudre de myrtille lyophilisée chaque jour pendant six semaines ont vu une augmentation des Bifidobacterium, des bactéries liées à la digestion des fibres. Les chercheurs ont surveillé la prise d’antibiotiques pour s’assurer que ce changement bactérien venait bien de l’alimentation. Bien que l’étude soit modeste, elle souligne pourquoi deux personnes mangeant la même quantité de baies peuvent avoir des résultats sanguins différents : tout dépend de leur usine interne de traitement.

Cœur, sucre et cerveau : des résultats en cascade

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Au-delà de la tuyauterie, qu’en est-il du moteur ? Le contrôle de la glycémie peut se dégrader silencieusement pendant des années. Bonne nouvelle : un essai randomisé a rapporté une meilleure sensibilité à l’insuline chez des adultes sans diabète après une consommation quotidienne de bioactifs de myrtille. Leurs cellules répondaient mieux, puisant plus de glucose dans le sang, ce qui soulage le pancréas.

Côté tension artérielle, c’est un peu plus nuancé. La pression répond à l’alimentation par petites étapes. Un essai a montré qu’après avoir bu environ huit onces (240 ml) de jus de myrtille sauvage par jour pendant sept jours, le taux d’oxyde nitrique — ce gaz qui détend les parois des vaisseaux — augmentait. La pression systolique a baissé modestement, sans toutefois atteindre une certitude statistique, ce qui prouve le besoin d’études plus longues comparant jus et fruits entiers.

Et le cerveau dans tout ça ? Puisque la fonction cérébrale dépend d’un flux sanguin régulier, le lien est logique. Lors d’une étude de six mois, des personnes âgées souffrant d’un léger déclin cognitif ont montré un traitement de l’information plus rapide après avoir mangé des myrtilles sauvages quotidiennement. Une meilleure circulation livre plus d’oxygène et de glucose aux tissus cérébraux, facilitant la mémoire et la prise de décision. Ce n’est pas un remède contre la démence, mais cela suggère que les bienfaits vasculaires remontent jusqu’à nos neurones.

Toutes les myrtilles ne se valent pas

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Attention toutefois à ne pas tout mélanger. La plupart des bienfaits observés proviennent d’une consommation régulière (environ une tasse par jour), qu’elles soient congelées, mélangées à un yaourt ou dans des flocons d’avoine, plutôt que de méga-doses ponctuelles. Mais la forme compte : le traitement peut briser les parois cellulaires des plantes, libérant les sucres et les polyphénols plus tôt. Tant que des essais ne compareront pas les formes tête-à-tête, les poudres et les jus doivent être considérés comme des aliments différents des fruits entiers.

C’est tout l’enjeu de la « nutrition de précision ». Même avec des portions similaires, les résultats varient selon l’état de santé initial, les médicaments et le microbiote de chacun. Les chercheurs classent ces résultats sous le risque cardiométabolique et plaident pour des études plus vastes afin de comprendre qui en profite le plus. En attendant, les myrtilles sauvages restent un allié convaincant pour votre circulation et votre biologie intestinale.

Pour la transparence complète, notez que cet article, publié dans la revue Critical Reviews in Food Science and Nutrition, divulgue un soutien financier pour les voyages de la part d’un groupe commercial de myrtilles sauvages, ainsi qu’un financement fédéral distinct.

Selon la source : earth.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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