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Cette araignée au « collier de perles » cache en fait quelque chose de bien plus écœurant
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une surprise inattendue dans les tiroirs du musée

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Jetez un coup d’œil attentif à une collection de musée, et honnêtement, vous ne savez jamais ce qui pourrait se cacher au fond des armoires. C’est exactement ce qui est arrivé à un groupe de chercheurs au Brésil. À première vue, on aurait pu croire que l’un de leurs spécimens d’araignée portait une sorte de ceinture ou, disons, un joli collier de perles. C’était presque élégant.

Cependant, la vérité est beaucoup, beaucoup plus dégoûtante que ça… enfin, si vous n’aimez pas les parasites. Au Laboratoire des Collections Zoologiques de l’Institut Butantan à São Paulo, au Brésil, ces chercheurs sont tombés sur une araignée qui ne mesurait que quelques millimètres de long. Ce qui a attiré leur attention, c’est le corps rouge orangé de l’animal, qui semblait entouré de petites boules d’un blanc nacré. Une curiosité visuelle qui cachait un secret biologique assez sombre.

Un festin microscopique : la réalité derrière les « perles »

credit : lanature.ca (image IA)

En y regardant de plus près – il faut avoir le cœur bien accroché –, ces taches blanches nacrées se sont révélées être des acariens parasites. Et ils ne faisaient pas que se promener : ils avaient littéralement enfoui leurs visages dans le corps de l’araignée pour accéder à l’hémolymphe. C’est, pour faire simple, l’équivalent du sang chez l’araignée. Une sorte de vampirisme miniature, si on veut.

Il est important de noter qu’il ne s’agit que des larves. Les adultes, eux, grandissent pour devenir des créatures libres vivant dans le sol. Les larves elles-mêmes ne mesurent qu’un demi-millimètre de long. C’est minuscule, je vous l’accorde, mais cela représente une découverte remarquable (bien qu’assez répugnante, admettons-le). Ces acariens appartiennent à un genre qui n’avait été décrit qu’au Costa Rica en 2017. Cela suggère qu’ils pourraient avoir une distribution géographique bien plus large que ce que l’on pensait auparavant. On en apprend tous les jours, n’est-ce pas ?

Une rareté au Brésil et une stratégie d’attaque ciblée

credit : lanature.ca (image IA)

Ricardo Bassini-Silva, chercheur et conservateur au Laboratoire des Collections Zoologiques de l’Institut Butantan à São Paulo, a expliqué la difficulté de ces recherches dans une déclaration. Il précise : « Pour ce groupe d’acariens, il n’est pas rare de connaître de nombreuses espèces parasites uniquement par leurs larves, car à l’âge adulte, ils deviennent des prédateurs libres, vivant dans le sol et se nourrissant de petits insectes et même d’autres acariens, ce qui les rend très difficiles à trouver ».

C’est d’autant plus fascinant que, malgré les 3 000 espèces d’araignées vivant au Brésil, un seul autre acarien parasite d’araignée avait été découvert jusqu’alors, et il appartenait à une famille complètement différente de ces nouvelles larves blanches perlées. Ce nouvel acarien a été baptisé Araneothrombium brasiliensis, ce qui signifie tout simplement « du Brésil ». Les chercheurs ont noté un détail intéressant sur leur mode opératoire : les larves ont été trouvées enfouies dans le céphalothorax de l’araignée.

Pourquoi cet endroit précis ? Eh bien, cela représente le point le plus vulnérable. Comme l’explique Bassini-Silva : « C’est la région la plus vulnérable de l’araignée car les autres parties ont beaucoup de chitine, qui forme un exosquelette difficile à pénétrer pour les crocs des acariens ». La nature est parfois impitoyable, n’est-ce pas ? Ils visent le point faible.

Conclusion : Un monde encore largement inexploré

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L’équipe pense même que ces acariens ciblent spécifiquement les jeunes araignées pour se nourrir, probablement parce qu’elles sont plus tendres. C’est une hypothèse qui demande encore à être creusée. Il est clair que davantage de recherches pourraient être menées pour comprendre leur écologie et, qui sait, découvrir encore plus d’espèces d’acariens de ce type.

Comme le souligne Bassini-Silva avec un certain enthousiasme : « Avec plus de 3 000 espèces d’araignées à lui seul, le Brésil a un immense potentiel pour découvrir de nouveaux acariens parasites ». Bref, la prochaine fois que vous voyez quelque chose briller sur un insecte, ne supposez pas tout de suite que c’est un bijou… c’est peut-être juste l’heure du dîner pour une famille de parasites.

Selon la source : iflscience.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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