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Le froid glacial « prouve » que le réchauffement climatique est un mensonge, selon Trump
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Entre sarcasmes et températures glaciales

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On pourrait croire à une mauvaise blague, mais c’est bien la réalité de cet hiver américain. Donald Trump, fidèle à lui-même, a sauté sur l’occasion offerte par le thermomètre en chute libre pour remettre en cause, une fois de plus, la réalité du changement climatique. Il a suggéré, avec son style inimitable, que cette vague de froid intense qui s’abat sur les États-Unis depuis la semaine dernière serait la preuve vivante que le réchauffement est un « canular ». Sur sa plateforme, Truth Social, l’ancien président n’y est pas allé de main morte.

« Je n’ai que rarement vu quelque chose de semblable auparavant », a-t-il lancé, avant d’interpeller ceux qu’il appelle les « insurgés environnementaux ». Sa question, teintée d’une ironie mordante, résonne encore : « Pourraient-ils expliquer — QU’EST-IL ARRIVÉ AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ??? ». C’est du Trump tout craché, n’est-ce pas ? Pourtant, pendant qu’il ironise, le pays grelotte vraiment.

Il n’y a malheureusement pas de répit pour les habitants. Une nouvelle tempête hivernale, accompagnée de chutes de neige importantes, a encore frappé le pays ce samedi. On parle d’un événement qui se combine à une vague de froid polaire sévère. Selon les services météorologiques américains (le fameux NWS), cela pourrait entraîner des records de froid jusqu’à ce lundi, et figurez-vous que ça descend même jusqu’en Floride ! C’est dire si la situation est exceptionnelle.

Une météo déchaînée et le mécanisme du « Vortex »

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Cette nouvelle couche de glace arrive à un moment critique, alors que les États-Unis pansemment encore leurs plaies. Vous vous souvenez sans doute du week-end du 24 janvier ? Cette tempête précédente continue de perturber le pays. Elle a laissé des traces terribles : les transports ont été totalement désorganisés, des centaines de milliers de foyers se sont retrouvés plongés dans le noir sans électricité, et le bilan humain est tragique avec une centaine de morts. C’est lourd, très lourd.

Mais alors, comment expliquer un tel froid si la planète chauffe ? Les scientifiques ont une réponse, même si elle semble contre-intuitive. Ce froid extrême naît de la collision entre une masse d’air glacial venue tout droit de l’Arctique et de l’air plus chaud et humide présent aux États-Unis. Le coupable, c’est souvent le vortex polaire. Imaginez un immense courant circulaire de vents qui, d’habitude, garde sagement l’air froid tout là-haut, aux latitudes nord.

Le problème, c’est quand ce gardien faiblit. Lorsque le vortex s’étire ou perd de sa force, l’air glacial s’échappe et dégouline vers le sud, envahissant le territoire américain. Pour visualiser la chose, c’est exactement comme si quelqu’un laissait la porte d’entrée grande ouverte en plein hiver alors que le chauffage tourne. L’air froid rentre, c’est inévitable.

Le paradoxe : quand le chaud jette un froid

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C’est ici que ça devient intéressant, et peut-être un peu effrayant. L’Arctique, cette région clé pour notre climat, se réchauffe à une vitesse folle : jusqu’à quatre fois plus vite que le reste de la planète. Un nombre croissant de chercheurs pensent sincèrement que c’est ce réchauffement rapide qui perturbe tout. En se réchauffant, la région affaiblit cette fameuse ceinture de vents qui isole habituellement l’atmosphère polaire.

Cependant, il faut rester prudent et honnête intellectuellement. Les scientifiques, avec leur rigueur habituelle, disent qu’ils attendent d’avoir davantage de données, sur une période plus longue, pour établir un lien ferme et définitif entre ces tempêtes extrêmes et le dérèglement climatique. Il ne faut pas oublier non plus que les variations naturelles du climat jouent leur rôle. Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir.

D’ailleurs, regardez ce contraste saisissant rapporté par The Guardian : même au cœur de cette tempête, certaines régions de l’ouest des États-Unis souffrent d’un manque de neige criant, ce qui met en grande difficulté de nombreuses stations de ski. C’est le monde à l’envers, non ?

Conclusion : Ce que disent vraiment les chiffres

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Au-delà des tweets et des tempêtes ponctuelles, il faut regarder la tendance lourde. Et là, les chiffres de Climate Central, un organisme de recherche sérieux, sont sans appel. Depuis 1970, les vagues de froid hivernales ont raccourci en moyenne de six jours dans une grande partie du pays. C’est presque une semaine de moins, mine de rien.

Certes, les journées froides existent encore — on le voit bien ! — mais elles sont désormais largement dépassées en nombre par les journées de chaleur record. C’est une question de proportion. À l’échelle nationale, toujours depuis 1970, la température moyenne des journées les plus froides de l’année a augmenté d’au moins 2,5 °C (soit 4,6 °F). Donc, même quand il fait « très froid », il fait en réalité moins froid qu’avant. C’est peut-être ça, la réalité que Donald Trump refuse de voir derrière ses vitres givrées.

Selon la source : sfgate.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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