Une enfant de 7 ans retrouvée « sans vie » après avoir pris le médicament amaigrissant de sa mère
Auteur: Simon Kabbaj
Une erreur qui aurait pu être fatale

C’est le genre d’histoire qui nous glace le sang, surtout quand on pense à nos propres petits-enfants. Une fillette de sept ans, innocente et curieuse, a frôlé la catastrophe après avoir fait une overdose accidentelle avec le médicament de sa maman, un traitement de type GLP-1. Vous savez, ces médicaments comme l’Ozempic ou le Mounjaro dont on entend parler partout depuis quelques années ? Ils sont devenus incroyablement populaires pour aider les gens à perdre du poids ou à gérer le diabète de type 2.
La demande a explosé, c’est indéniable. On peut obtenir ces traitements sous plusieurs formes, que ce soit prescrit spécifiquement pour la perte de poids ou pour le diabète. Bien sûr, il y a théoriquement des critères stricts – âge, poids, état de santé – avant qu’un médecin ne signe l’ordonnance. Mais voilà le problème… une fois que le médicament est à la maison, ces règles ne suffisent pas toujours à empêcher les enfants de mettre la main dessus, avec des conséquences qui peuvent être terrifiantes. C’est ce qui est arrivé à la famille de la petite Jessa, et ils remercient le ciel d’avoir été épargnés du pire.
La confusion tragique et la course aux urgences

Tout s’est passé dans l’Indiana, en décembre 2024. Jessa Milender, qui a aujourd’hui huit ans, a raconté plus tard à la chaîne WHAS-11 comment elle avait réussi à s’injecter le produit. C’est désarmant de simplicité : elle pensait bien faire. « Je croyais que c’était un médicament pour l’estomac », a-t-elle admis candidement. La petite écolière s’est injecté 60 % d’un stylo injecteur GLP-1 prérempli. Imaginez un peu la dose pour un si petit corps ! Sa mère, Melissa, a raconté ces instants de panique juste après l’injection.
Melissa a eu le bon réflexe, je dirais même le réflexe vital : elle a appelé le centre antipoison immédiatement après avoir réalisé ce que Jessa avait fait. Elle confie avec émotion : « J’essaie de ne pas penser aux « et si ». Dieu nous a protégés du pire, je le crois fermement. Je pense que ça aurait pu être bien plus grave. » Jessa a été transportée d’urgence aux urgences, où on l’a mise sous perfusion intraveineuse.
Cependant, c’est là que les choses se compliquent, comme cela arrive parfois dans le tourbillon médical. Une fois ses symptômes apaisés, elle a été renvoyée chez elle. Melissa regrette amèrement ce moment. « Je n’aurais jamais dû les laisser la faire sortir », a-t-elle déclaré. Car à la maison, l’état de la petite s’est dégradé à une vitesse folle. Elle était devenue trop faible pour marcher ; il fallait la porter jusqu’aux toilettes.
Des jours d’angoisse et une lente guérison
La maman raconte cette soif terrible qui tenaillait sa fille : « Elle avait soif. C’est la seule chose qu’elle voulait faire, boire de l’eau, mais ensuite elle la vomissait. » Jessa avait cru que le médicament soulagerait ses maux de ventre parce qu’elle voyait sa mère le prendre. « Ma maman le prend et je pensais que ça l’aidait pour ses maux d’estomac », a-t-elle expliqué. Mais la réalité de l’overdose était brutale : vomissements et déshydratation sévère. Inquiète de voir que sa fille avait cessé d’uriner – un signe classique de déshydratation – Melissa l’a ramenée à l’hôpital.
Là-bas, les médecins ont commencé à craindre le pire : une possible insuffisance rénale. C’était un cauchemar pour la famille. Melissa se souvient : « Elle n’a pas mangé pendant six jours d’affilée ». La famille s’est rassemblée autour d’elle, veillant cette petite fille qui était juste allongée là, « comme sans vie », selon les mots terribles de sa mère.
Heureusement, et c’est le soulagement de cette histoire, Jessa a fini par se rétablir complètement. Plus d’un an plus tard, lors de son interview, elle souriait à nouveau. Mais pour Melissa, l’horreur de cet épisode reste vive. Elle a pris des mesures radicales le jour même de l’overdose : elle a acheté un coffre verrouillé pour y enfermer ses médicaments. Plus question de prendre le moindre risque.
Conclusion : Les signaux d’alerte à connaître
Cette histoire doit nous servir de leçon à tous. Maryann Amirshahi, PharmD, MD, MPH, qui est co-directrice médicale au National Capital Poison Center à Washington, DC, a expliqué à Verywell Health quels sont les signes les plus courants d’une surdose de GLP-1. Il faut être très vigilant si vous observez :
- Des épisodes multiples de vomissements ;
- Du sang dans les vomissements ;
- Une incapacité à garder la nourriture ou les boissons ;
- Des douleurs abdominales sévères ou persistantes.
Comme le dit le bon sens, en cas de doute, appelez le centre antipoison. Et si vous, ou un proche – ou pire, un enfant – commencez à avoir du mal à respirer ou perdez conscience, n’hésitez pas une seconde : composez le 15 ou le 911 selon où vous êtes. Mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas ?
Créé par des humains, assisté par IA.