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Drame : Un nouveau-né décède après que sa mère a bu du lait cru, ce qui suscite de nouvelles mises en garde
Crédit: freepik

Une tragédie qui relance le débat sur le lait non pasteurisé

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C’est une nouvelle qui nous glace le sang, publiée ce 4 février 2026 par Ed Cara. Une famille du Nouveau-Mexique vit actuellement ce qu’aucun parent ne devrait jamais traverser : la perte d’un nouveau-né. Ce drame, confirmé mardi par le Département de la santé du Nouveau-Mexique (NMDOH), trouve sa source dans une habitude alimentaire qui semble anodine mais qui peut s’avérer fatale : la consommation de lait cru.

Il semblerait que le bébé soit décédé d’une infection à la Listeria, une bactérie redoutable que la mère a probablement contractée en buvant du lait cru pendant sa grossesse. On sait que le lait cru est devenu une sorte de boisson à la mode dans certains cercles, particulièrement – et c’est un détail qui a son importance – chez les partisans de Robert F. Kennedy Jr. Cependant, cette popularité cache des risques bien réels. Les responsables de la santé tirent la sonnette d’alarme, implorant le public, et surtout les groupes à risque, de se tenir loin de ces produits. Chad Smelser, l’épidémiologiste adjoint de l’État pour le NMDOH, a été très clair dans sa déclaration : les femmes enceintes ne devraient consommer que des produits laitiers pasteurisés pour éviter, je cite, « les maladies et les décès chez les nouveau-nés ».

Entre fausses croyances et risques microbiens bien réels

lanature.ca (image IA)

On entend souvent dire, ici et là, que le lait cru, ce lait non pasteurisé, serait meilleur pour la santé. Ses défenseurs affirment qu’il est plus nutritif, qu’il renforce l’immunité ou même qu’il prévient l’intolérance au lactose. Ces prétentions ne reposent sur rien de solide, elles sont même complètement infondées. La pasteurisation c’est un processus simple qui consiste à chauffer le lait puis à le refroidir. Cela ne change pas fondamentalement la composition du lait, non.

Par contre, ce que la pasteurisation fait, et c’est vital, c’est qu’elle tue les microbes responsables de la détérioration et des intoxications alimentaires. Elle rend le lait sûr et prolonge sa durée de conservation. À l’inverse, boire du lait cru, c’est un peu jouer à la roulette russe avec sa santé. Il peut contenir divers germes d’origine alimentaire, dont la fameuse bactérie Listeria. Et il ne faut pas oublier un autre danger plus récent : la grippe aviaire. Depuis son introduction chez les vaches laitières aux États-Unis au début de l’année 2024, le lait cru est devenu un vecteur potentiel de ces infections. D’ailleurs, on a vu plusieurs cas de chats ayant contracté la grippe aviaire après avoir bu du lait cru. Les recherches sont formelles : l’écrasante majorité des épidémies d’origine alimentaire liées aux produits laitiers proviennent de produits crus.

La Listeria : une menace silencieuse pour les plus fragiles

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Le problème avec la Listeria, c’est que c’est sournois. Beaucoup de gens exposés à cette bactérie ne tomberont même pas malades. Et pour la plupart de ceux qui le deviennent, ça se limitera peut-être à quelques jours de diarrhée et de vomissements, rien de très agréable, certes, mais pas mortel. Cependant… il arrive que la bactérie se propage au-delà de l’intestin, envahissant d’autres parties du corps et déclenchant une infection grave.

Les officiels admettent qu’ils ne peuvent pas être certains à 100 % de comment le nouveau-né a contracté cette infection fatale, mais les faits médicaux sont têtus. Les cas invasifs frappent surtout les personnes au système immunitaire affaibli, les personnes âgées, et bien sûr, les femmes enceintes. Une mère peut, sans le vouloir, transmettre la Listeria à son enfant dans l’utérus, même si elle-même ne se sent que légèrement patraque. Les conséquences pour le bébé sont alors terribles : fausse couche, mortinatalité, ou une infection mortelle à la naissance, comme dans ce cas tragique.

Les autorités espèrent que ce drame servira au moins de rappel sur l’importance cruciale de la pasteurisation. Jeff M. Witte, le secrétaire à l’Agriculture du Nouveau-Mexique, a tenu à rappeler que les producteurs laitiers travaillent dur pour fournir des produits sains et que la pasteurisation est une étape vitale. Il encourage vivement les consommateurs, surtout les plus vulnérables, à choisir des produits pasteurisés pour réduire les risques de maladies graves.

Conclusion

En fin de compte, aussi triste que soit cette histoire, elle nous ramène à une réalité simple : la sécurité alimentaire n’est pas une option. Ce décès au Nouveau-Mexique n’est pas juste une statistique, c’est une vie perdue qui aurait peut-être pu être épargnée.

Alors, la prochaine fois que vous ferez vos courses ou que vous entendrez vanter les mérites du lait cru, repensez à cette famille. La pasteurisation existe pour nous protéger, et dans le doute, il vaut mieux choisir la sécurité.

Selon la source : nbcnews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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