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Stephen Harper sort de sa réserve : un appel au nationalisme économique pour le gouvernement Carney
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un retour marquant sous le signe du nationalisme

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C’était un mercredi soir pas tout à fait comme les autres. Stephen Harper, figure tutélaire du mouvement conservateur, a choisi une occasion bien particulière — la célébration du 20e anniversaire de son arrivée au pouvoir en 2006 — pour briser le silence. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y est pas allé de main morte.

Dans un monde qui change à toute vitesse, l’ancien premier ministre a posé un constat sans appel : « Nous vivons à l’ère du nationalisme ». Pour lui, il n’y a aucune gêne à avoir. Il a martelé devant son auditoire qu’au Canada, nous n’avons absolument aucune raison d’être moins nationalistes que n’importe quel autre pays sur cette planète. C’est dit.

Ce discours, prononcé lors d’une soirée hommage, marque un tournant. Après être resté plutôt discret, voire silencieux, sur les relations canado-américaines ces derniers temps, M. Harper revient sur le devant de la scène avec une urgence palpable, appelant à défendre la souveraineté nationale.

L’appel à la riposte : un message direct pour Mark Carney

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Stephen Harper ne s’est pas contenté de généralités philosophiques. Il a directement interpellé le premier ministre, Mark Carney, avec une feuille de route qui risque de faire grincer des dents. Son conseil ? Il faut durcir le ton face à Donald Trump. L’ex-chef conservateur est catégorique : « Les tarifs unilatéraux imposés par les États-Unis doivent faire l’objet d’une réplique ».

Bien sûr, il ne se voile pas la face — je suppose que personne ne le ferait dans une telle situation — en admettant que cette stratégie du coup pour coup « nous coûtera cher à long terme ». C’est un risque calculé. Pour lui, la question n’est plus de savoir ce que nous ressentons émotionnellement face aux actions imprévisibles des États-Unis, mais bien de savoir concrètement comment nous allons nous adapter.

Selon M. Harper, avec ce deuxième mandat de Donald Trump, notre pays se trouve littéralement à la croisée des chemins. C’est un moment historique qui, selon ses dires, offre deux choix aux Canadiens. Soit nous passons notre temps à blâmer Trump pour tous nos maux et à trouver des excuses aux échecs de la dernière décennie… soit nous faisons véritablement ce qui s’impose pour réaliser notre plein potentiel. Le choix semble clair dans son esprit.

Critique interne et protection industrielle : ne pas tout mettre sur le dos de Trump

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Il y a une nuance intéressante, presque contradictoire au premier abord, dans le discours de Stephen Harper. D’un côté, il semble soutenir l’approche de Mark Carney sur la nécessité de réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis. Il insiste : « Nous devons nous battre pour empêcher la fuite de nos usines vers les États-Unis ».

Mais, et c’est là que le bât blesse, il a semblé, du même souffle, jeter un pavé dans la mare des libéraux. Il paraît blâmer le gouvernement des dix dernières années pour la position précaire dans laquelle nous nous trouvons. Pour lui, c’est trop facile de pointer du doigt la Maison-Blanche.

« Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui ne peuvent être imputées seulement à Donald Trump », a-t-il affirmé. Il estime que dans bien trop de cas, ces problèmes découlent de mauvaises décisions prises par notre propre gouvernement par le passé. Cela dit, il reste réaliste — géopolitique et géographie obligent — en reconnaissant que les États-Unis resteront notre partenaire principal, même s’il faut impérativement réduire notre dépendance unique face à ce puissant voisin.

Conclusion : Invités de marque et mémoires à venir

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Pour cette soirée hommage, Stephen Harper était bien entouré. On a pu apercevoir toute une brochette de personnalités du monde conservateur, tant canadien qu’international. Parmi les convives de marque, on notait la présence de l’ex-premier ministre australien John Abbott, ainsi que celle de l’ex-premier ministre irlandais Enda Kenny. Une belle réunion d’anciens dirigeants, n’est-ce pas ?

Enfin, comme pour clore ce chapitre et peut-être en ouvrir un autre, Stephen Harper a profité de l’occasion pour faire une annonce personnelle. Son autobiographie, qui portera le titre évocateur de Right Here for Canada, mémoire du 22e premier ministre, sera bientôt disponible en librairie. Une lecture qui, on l’imagine, sera scrutée à la loupe par ses partisans comme par ses détracteurs.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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