Une biologiste moléculaire alerte sur ces 6 symptômes courants qui cachent souvent un manque de vitamine B12
Auteur: Adam David
Quand la fatigue cache autre chose

On a tous déjà ressenti cette fatigue écrasante, n’est-ce pas ? Celle qui ne part pas, même après une bonne nuit. On se dit souvent que c’est le stress, le surmenage, ou simplement les années qui passent. Mais si c’était autre chose ? C’est une question qui mérite d’être posée. Selon Andreea Nitescu, qui est biologiste moléculaire et diététicienne, certains signes que nous banalisons sont en réalité les symptômes d’une carence en vitamine B12. Et croyez-moi, ce n’est pas anodin.
Cette fameuse vitamine est, disons, le carburant indispensable de notre machine : elle gère le bon fonctionnement du système nerveux, la fabrication de nos globules rouges et même le maintien de nos capacités cognitives. Le problème, c’est que le manque peut s’installer silencieusement. C’est sournois. Ça peut durer des mois avant que des symptômes vraiment gênants ne pointent le bout de leur nez. Comme l’explique l’experte, cette carence a la fâcheuse tendance à toucher plusieurs systèmes en même temps — physique, neurologique, psychologique. Alors, avant de tout mettre sur le compte de l’âge, regardons de plus près ces signes qui devraient nous mettre la puce à l’oreille.
Fourmillements et épuisement : les premiers signaux d’alarme

Parlons franchement. L’un des signes les plus déroutants, c’est cette sensation bizarre de fourmillements ou de picotements dans les mains et les pieds. Vous savez, comme quand on a une jambe engourdie, sauf que là, ça ne passe pas forcément. Selon la biologiste, ce phénomène survient car la B12 est essentielle au maintien de la gaine de myéline. C’est la couche protectrice qui entoure et isole nos fibres nerveuses. Si on manque de B12 trop longtemps, les nerfs ne sont plus protégés correctement, ce qui peut — et c’est là que ça devient inquiétant — entraîner des lésions nerveuses parfois difficiles à inverser.
Et puis, il y a cette fatigue… pas la fatigue normale après une journée de jardinage. On parle ici d’un épuisement persistant, une véritable baisse de tolérance à l’effort. On se sent « vidé », littéralement, même en ayant dormi tout son soûl. Pourquoi ? Parce que la vitamine B12 joue un rôle clé dans la production des globules rouges et le métabolisme énergétique des cellules. Sans elle, l’oxygène circule moins bien dans l’organisme. C’est logique, finalement : moins d’oxygène, moins d’énergie. C’est un cercle vicieux.
Muscles, peau et mental : quand le corps entier réagit

La liste ne s’arrête malheureusement pas là. On peut aussi ressentir une faiblesse musculaire inexpliquée qui s’installe, un peu comme si nos forces nous abandonnaient progressivement. Les activités physiques habituelles deviennent des montagnes à gravir. On se sent moins tonique, tout simplement parce que les tissus sont mal oxygénés à cause de l’anémie liée à ce déficit. D’ailleurs, avez-vous regardé votre teint récemment ? Une pâleur inhabituelle peut trahir ce défaut de production de globules rouges. Parfois, on peut même noter une légère teinte jaunâtre — un ictère discret — signe que ces globules sont détruits. C’est subtil, mais le corps parle.
Il y a aussi un indicateur auquel on ne pense jamais : la langue. Oui, la langue. Si elle devient douloureuse, gonflée, étrangement lisse ou qu’elle vous brûle, c’est peut-être une glossite liée à la carence. Les cellules de la bouche se renouvellent à une vitesse folle et sont les premières à souffrir des déficits nutritionnels. Enfin… et c’est peut-être le plus délicat… il y a les troubles de l’humeur et cognitifs. Difficultés de concentration, trous de mémoire, confusion, irritabilité ou même des symptômes dépressifs. Le piège, c’est que ces signes peuvent apparaître avant même l’anémie. On pense au stress, on pense au vieillissement, alors qu’en fait, notre cerveau crie famine.
Comment remettre les pendules à l’heure ?

Alors, que faire ? La première ligne de défense, c’est évidemment l’assiette. La nature est bien faite, on trouve cette vitamine dans les produits d’origine animale : viandes, poissons, fruits de mer, œufs et produits laitiers. C’est là que ça se complique pour les végétaliens ou certains végétariens, qui sont mécaniquement plus à risque et doivent souvent passer par la case compléments. Mais attention, manger de la viande ne suffit pas toujours. Ce serait trop simple.
Il faut aussi pouvoir l’absorber, cette vitamine ! Et là, c’est une autre paire de manches. Une faible acidité gastrique, une consommation un peu trop enthousiaste d’alcool ou certaines pathologies digestives peuvent bloquer le processus. C’est aussi le cas avec certains médicaments très courants, comme la metformine ou les inhibiteurs de la pompe à protons. Dans ces cas-là, avaler des comprimés classiques ne servira peut-être pas à grand-chose. Il faudra souvent se tourner vers des formes sublinguales (à faire fondre sous la langue, ça marche mieux) ou carrément des injections pour restaurer des niveaux décents. Mieux vaut prévenir que guérir, non ?
Selon la source : aufeminin.com
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