Des médecins ont qualifié son cancer de « malchance » ; ChatGPT a identifié le véritable coupable : un objet de la maison
Auteur: Simon Kabbaj
Une errance médicale et un diagnostic tardif

Schayene Silva, une mère de famille vivant aux États-Unis, s’est retrouvée dans une situation que personne ne souhaite vivre : devoir jouer au détective pour sa propre santé alors que le corps médical la laissait tomber. Tout a commencé, ou du moins c’est ce qu’elle a compris plus tard, peu de temps après son déménagement dans une nouvelle maison en février 2022. Elle a commencé à se sentir vraiment mal, avec des symptômes assez variés comme des brûlures d’estomac intenses, de la toux et même des vomissements. Pas franchement la joie pour une installation.
Ce qui est révoltant, c’est le parcours du combattant qu’elle a dû endurer. Imaginez : Schayene a consulté huit médecins différents. Huit ! Et qu’est-ce qu’ils lui ont dit ? Que c’était « juste des gaz » ou, encore plus agaçant, qu’elle était « trop jeune pour avoir un cancer ». On lui a même servi l’excuse de la « malchance ». Finalement, c’est seulement en octobre 2024, après une IRM, que la vérité a éclaté : cette femme de 38 ans avait une masse sur son rein gauche. Le verdict est tombé : cancer du rein de stade 1, grade 2. Heureusement, l’histoire se termine bien sur ce point précis, car la tumeur a été retirée avec succès et elle est aujourd’hui en rémission, libérée du cancer. Mais Schayene ne voulait pas en rester là, elle avait besoin de comprendre pourquoi.
L’enquête domestique et la découverte répugnante

Une fois le choc du diagnostic passé, Schayene a commencé à réfléchir. Elle a réalis, que le début de ses pépins de santé coïncidait pile-poil avec son arrivée dans cette nouvelle maison. « J’ai commencé à avoir des symptômes quand j’ai emménagé », se souvient-elle. En plus des nausées et de la toux, elle faisait des crises de panique, n’arrivait plus à respirer correctement. Comme elle était enceinte à ce moment-là, elle a mis ça sur le compte de la grossesse, ce qui semble logique sur le coup, non ?
Mais l’instinct, ça ne trompe pas. La mère de famille de l’Oklahoma a décidé de faire tester sa maison pour la moisissure. Et c’est là qu’elle a eu l’idée de démonter la machine à glaçons intégrée qui était vendue avec la maison. Je vous laisse imaginer l’horreur : l’appareil était littéralement couvert de moisissures. C’est à ce moment précis, en essayant de relier les points entre cette découverte dégoûtante et son état de santé, qu’elle a eu un réflexe moderne, peut-être un peu désespéré : elle a demandé conseil à ChatGPT. Même si l’IA n’est pas un médecin, c’est ce chatbot qui l’a aidée à identifier une cause potentielle très sérieuse à ses souffrances.
Des taux de toxines explosifs et une guérison quasi immédiate
Pour en avoir le cœur net, Schayene a effectué des tests plus poussés, notamment pour détecter la présence d’Ochratoxine, une toxine produite par certaines moisissures. Le résultat ? Effrayant. Elle avait dans son corps plus de dix fois la quantité normale de cette substance. On est bien loin de la théorie de la « malchance » avancée par ses médecins, vous ne trouvez pas ? D’ailleurs, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’effet le plus notable de l’Ochratoxine est justement qu’elle provoque des dommages rénaux, et peut aussi affecter le système immunitaire et le développement fœtal. Bien que le lien direct entre cette toxine et le cancer du rein soit avéré chez les animaux, il reste encore flou chez l’homme, mais pour Schayene, les preuves étaient suffisantes.
La réaction de son corps a été spectaculaire dès qu’elle a agi. « J’ai arrêté de consommer les glaçons immédiatement, et dès le lendemain, je n’avais plus de brûlures d’estomac, je n’avais plus besoin de vomir », raconte-t-elle. C’est fou, non ? Elle ajoute même qu’elle n’a plus eu de crises de panique, qu’elle peut reconduire, et que ses cheveux et ses ongles repoussent enfin. Elle est convaincue d’avoir gagné la bataille : « Une fois que vous n’êtes plus exposé, votre corps sait comment guérir. Je savais que le médecin avait tort alors je n’ai pas abandonné. »
Conclusion : Une technologie utile mais à prendre avec des pincettes
Cette histoire soulève quand même pas mal de questions sur notre rapport à la médecine et à la technologie. En réponse à l’expérience de Schayene, un porte-parole d’OpenAI (le créateur de ChatGPT) a tenu à rappeler les règles de base : la plateforme est faite pour « l’éducation et l’information, pas pour le diagnostic médical ou le traitement ». Ils insistent sur le fait que l’IA n’est jamais destinée à remplacer les médecins ou les soins professionnels. C’est vrai, bien sûr, et il faut rester prudent. Mais dans le cas de Schayene, on ne peut s’empêcher de penser que sans cette petite aide numérique, elle serait peut-être encore en train de chercher pourquoi elle se sentait si mal, persuadée d’être simplement malchanceuse.
Créé par des humains, assisté par IA.