À 76 ans, il échappe à la peine capitale après avoir abandonné une fillette aux alligators
Auteur: Simon Kabbaj
Une décision de justice qui rouvre de vieilles blessures

Un homme âgé de 76 ans, vient tout juste d’éviter la peine de mort en Floride. Son nom est Harrel Braddy. Et les faits qui lui sont reprochés dépassent l’entendement. Il a été reconnu coupable d’avoir kidnappé une mère et sa petite fille, avant d’abandonner l’enfant — âgée de seulement cinq ans — dans les Everglades pour qu’elle soit dévorée par des alligators.
Harrel Braddy a été épargné par un jury du comté de Miami-Dade pour ce meurtre commis en 1998 sur la petite Quatisha Maycock. C’est difficile à imaginer, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est bien la réalité de ce dossier judiciaire interminable. Après tant d’années, la justice a finalement tranché pour la prison à vie plutôt que l’exécution, une décision qui ne manquera pas de faire réagir, surtout au vu de la cruauté des détails que nous allons aborder.
Retour sur cette nuit de novembre 1998

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter à ce mois de novembre 1998. Harrel Braddy, qui était une connaissance de l’église, raccompagnait Shandelle, la mère de la petite, après son travail. Il avait même accepté de passer récupérer la fille de celle-ci, Quatisha, chez un ami de la famille. Tout semblait normal. Mais les choses ont dérapé une fois arrivés au domicile.
Quand Shandelle a demandé à Braddy — qui était par ailleurs marié et père de cinq enfants — de quitter les lieux, il a vu rouge. Il l’a attaquée. On rapporte qu’il l’a étranglée jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Il a recommencé une seconde fois lorsqu’elle a repris ses esprits. La violence de la scène est terrifiante.
La suite est un cauchemar éveillé. Il a fourré la mère dans le coffre de sa voiture pour aller la jeter sur un tronçon de la route U.S. 27, près de la limite entre les comtés de Broward et Palm Beach. Quant à la petite Quatisha ? Il l’a laissée sur l’Alligator Alley. Le procureur Abbe Rifkin a expliqué que Braddy avait kidnappé le duo et tué l’enfant parce qu’il ne supportait pas d’être rejeté, malgré son mariage qui durait depuis les années 70.
La découverte macabre et le passé du criminel

Ce n’est que quelques jours plus tard que des pêcheurs ont fait la découverte que tout le monde redoutait. Le corps de la fillette a été retrouvé dans un canal. Le détail qui brise le cœur, c’est qu’elle portait encore son pyjama Polly Pocket. L’état de sa dépouille ne laissait place à aucun doute sur ce qu’elle avait subi : elle avait été mutilée par les alligators.
Les rapports indiquent clairement que plusieurs marques de morsures étaient visibles sur sa tête et son estomac. Pire encore, son bras gauche avait été sectionné. C’est une image insoutenable. Avant de commettre l’irréparable avec Quatisha, il faut savoir que le casier judiciaire de Braddy était déjà, disons… coloré. Il avait des condamnations pour vol, enlèvement, et même tentative de meurtre sur un agent correctionnel. En 1984, il s’était échappé de détention à trois reprises en maîtrisant les autorités. Un individu dangereux, c’est le moins qu’on puisse dire.
Conclusion : Un verdict final après un long imbroglio juridique

Finalement, ces crimes vieux de près de 30 ans ont été délibérés pendant plus de trois heures par un jury, ce vendredi 30 janvier 2026. Ils ont décidé que Braddy passerait le reste de ses jours en prison. C’est un revirement, car il avait déjà été condamné à mort pour ces mêmes faits en 2007, par un vote du jury de 11 contre 1.
Pourquoi ce changement ? La sentence initiale avait été annulée en 2017 à cause d’une loi exigeant un verdict unanime. Ironie du sort, une loi de Floride de 2023 permet désormais à un jury d’appliquer la peine de mort avec un vote de 8 contre 4, mais le destin en a décidé autrement cette fois-ci. Katherine Fernandez Rundle, la procureure de l’État de Miami-Dade, a déclaré que les jurés ont travaillé dur pour trouver un sens de justice approprié.
Shandelle, la maman, n’était pas présente pour ce verdict final, selon le Miami Herald, bien qu’elle ait assisté à tout le procès, ce qui a dû lui causer une détresse profonde. Comme l’a dit la procureure : « Personne ne peut décrire adéquatement la douleur que la mère de Quatisha, Shandelle Maycock, a dû traverser en revivant les détails du meurtre de sa fille ».
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