Cosmétiques DIY : elle crée un rouge à lèvres professionnel avec des ingrédients du frigo
Auteur: Adam David
De la cuisine au vanity : la nouvelle frontière du maquillage

Pourquoi se tourner vers les boutiques spécialisées lorsque les placards de la cuisine regorgent de possibilités ? C’est la réflexion qui anime désormais une partie de la sphère beauté sur les réseaux sociaux. Loin des laboratoires industriels fermés au public, la fabrication de cosmétiques s’invite à domicile. La créatrice de contenu @roxane.tardy, suivie par près de 33 000 abonnés, incarne cette tendance du « fait maison ». Elle n’hésite pas à puiser directement dans sa corbeille de fruits pour élaborer des produits de maquillage sur-mesure.
Cette approche efface progressivement la frontière entre la préparation culinaire et le soin esthétique. L’influenceuse, connue pour assortir ses tenues vestimentaires à ses plats, démontre que l’artisanat domestique peut rivaliser avec les grandes marques griffées. Nul besoin d’un master en chimie ou d’une blouse scientifique pour obtenir des résultats probants : un simple tablier et quelques ustensiles suffisent pour transformer sa cuisine en atelier de création, rappelant à certains les expériences ludiques des cours de sciences naturelles.
Les vertus insoupçonnées du garde-manger

Au-delà de la simple fabrication, c’est toute une réévaluation des denrées alimentaires qui s’opère. La cuisine recèle de produits aux propriétés cosmétiques souvent méconnues du grand public. Avant de se rendre dans les temples de la coquetterie pour acheter des soins onéreux, il est possible d’explorer les ressources disponibles à portée de main. Les exemples cités par la créatrice sont nombreux et surprenants : la pomme de terre, par exemple, peut faire office d’anti-cernes efficace, tandis que le sucre reste un classique pour l’exfoliation de la peau.
La liste des ingrédients à double usage ne s’arrête pas là. La pulpe de tomate est mise en avant pour ses qualités antioxydantes, et le mélange de yaourt et de miel est présenté comme une alternative viable aux masques hydratants du commerce. Cette philosophie du « skincare » alimentaire permet d’utiliser des matières premières brutes, sans additifs complexes, pour prendre soin de son épiderme tout en réalisant des économies substantielles.
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La recette technique : une base solide et nourrissante

Pour concevoir un rouge à lèvres qui ne se contente pas de colorer mais qui soigne également la bouche, la méthode requiert une certaine rigueur. À l’instar du Professeur Utonium créant ses mélanges, il ne s’agit pas d’assembler des ingrédients au hasard, mais de suivre un protocole précis pour obtenir une texture qui se fige correctement. La base du produit repose sur un trio d’ingrédients gras destinés à nourrir les lèvres : de la cire d’abeille, de l’huile de coco et du beurre de karité.
Le procédé de fabrication est accessible à tous. Il consiste à faire fondre ces trois éléments au bain-marie, en respectant des quantités équivalentes pour chacun d’eux. Cette étape est cruciale pour assurer la tenue et l’onctuosité du bâton final. Une fois cette base homogène obtenue, il est temps d’incorporer la couleur. Ici, les colorants chimiques et alimentaires industriels sont proscrits au profit de solutions offertes par la nature, garantissant une composition saine et transparente.
La betterave : le secret d’une pigmentation naturelle

Un rouge à lèvres doit, par définition, laisser une marque visible et durable. Pour remplacer les pigments synthétiques, Roxane Tardy a jeté son dévolu sur un légume racine bien connu : la betterave. Sa capacité à teinter naturellement les lèvres lors de sa consommation en salade en fait un candidat idéal pour le maquillage. Cependant, l’intégration de ce légume dans une formule cosmétique demande une préparation spécifique pour transformer le produit brut en pigment utilisable.
La technique détaillée par la jeune femme nécessite peu de matériel mais un peu de patience. Elle commence par râper finement une betterave crue avant de l’étaler sur une plaque de cuisson. L’ingrédient doit ensuite cuire à basse température pendant environ deux heures pour se déshydrater complètement sans brûler. Une fois séchée, la betterave est écrasée au mortier puis passée au tamis. On obtient alors une fine poudre teintée, prête à être incorporée à la base huileuse pour créer des nuances allant du rosé au violet, selon le dosage choisi.
Une beauté consciente, ludique et minimaliste
Le résultat final de cette expérience peut être coulé dans un moule spécifique ou, dans une démarche de récupération, dans un vieux tube de rouge à lèvres préalablement nettoyé. Cette poudre de betterave présente d’ailleurs une polyvalence intéressante : elle peut également servir de colorant naturel pour la pâtisserie ou les plats cuisinés, une astuce pertinente pour des occasions comme la Saint-Valentin. Cette approche transforme la cosmétique en une activité ludique et créative, loin de la simple consommation passive.
Dans un contexte où les tendances poussent souvent à l’achat de produits de luxe comme les gloss Rhode ou les bâtons Yves Saint Laurent, exhibés comme des marqueurs sociaux, cette initiative prône un retour à l’essentiel. Faire ses cosmétiques soi-même devient une parenthèse apaisante et une revendication d’un minimalisme esthétique. Plutôt que d’investir dans des formules coûteuses ou des ateliers payants, la réponse aux envies de coquetterie se trouve ici dans une démarche vertueuse, utilisant les matières premières nobles du quotidien.
Selon la source : ma-grande-taille.com
Créé par des humains, assisté par IA.