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Neige sur les routes : pourquoi la soirée de mardi a été si compliquée
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une accumulation modeste mais un timing délicat

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Le système dépressionnaire qui a traversé la province ce mardi n’avait rien d’historique par son ampleur, mais son calendrier s’est révélé particulièrement problématique pour les automobilistes. Bien que les accumulations de neige soient restées modestes dans l’absolu, les précipitations ont débuté au moment précis où le réseau routier est le plus sollicité : l’heure de pointe de l’après-midi.

Dans la région métropolitaine, la neige s’est intensifiée dès la fin de la journée de travail. Cette synchronisation a rapidement compliqué les déplacements pour des milliers d’usagers de la route. À mesure que la soirée avançait, la visibilité diminuait progressivement, rendant la conduite plus exigeante pour ceux qui tentaient de regagner leur domicile.

La chaussée s’est rapidement couverte d’une couche blanche glissante, transformant des trajets habituels en parcours d’obstacles. Ce phénomène illustre comment, au-delà de la quantité de précipitations, c’est souvent le moment où elles surviennent qui détermine leur impact réel sur la circulation urbaine.

Le cœur de la métropole et Laval au ralenti

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Les conséquences sur le réseau routier principal ne se sont pas fait attendre. Les incidents se sont multipliés tout au long de la soirée dans le Grand Montréal, provoquant des ralentissements notables. Vers 19 h 45, un accident significatif a contraint les autorités à fermer deux voies de circulation sur l’autoroute 40 Est, précisément à la hauteur de la rue Saint-Denis.

La situation n’était guère plus fluide sur la Rive-Nord. À Laval, la circulation a été fortement perturbée sur l’autoroute 13 en direction nord. Le pont Louis-Bisson, artère névralgique reliant Montréal à Laval, s’est retrouvé partiellement bloqué, obligeant les automobilistes à la plus grande patience.

Ces perturbations en cascade ont démontré la fragilité de la fluidité routière dès que les conditions météorologiques se dégradent, même légèrement. Les services d’urgence et de voirie ont dû intervenir à plusieurs reprises pour sécuriser les lieux et tenter de rétablir une circulation normale.

Des perturbations étendues de Mirabel à la Montérégie

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Les difficultés ne se sont pas limitées à l’île de Montréal. Plus tôt dans la journée, le secteur de Mirabel a connu son lot de complications. Sur l’autoroute 15 Nord, deux voies ont dû être retranchées de la circulation à la suite d’un accident, créant un goulot d’étranglement pour les usagers se dirigeant vers les Laurentides.

Au sud du fleuve, la Montérégie a également été le théâtre de plusieurs sorties de route. En début de soirée, l’autoroute 20 a été fermée partiellement près de Saint-Liboire suite à une perte de contrôle. Plus tôt dans la journée, alors que les précipitations étaient particulièrement intenses, une collision est survenue à Saint-Clet, confirmant les conditions routières précaires.

Ces incidents, dispersés sur un large territoire, témoignent de l’étendue du système météorologique. Que ce soit au nord ou au sud de la métropole, la prudence était de mise et les écarts de conduite ont eu des conséquences immédiates sur le réseau autoroutier.

Évolution du système vers l’Est

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Concernant l’évolution de la météo, un retour au calme a été observé sur la métropole aux alentours de 20 heures, marquant la fin de l’épisode neigeux principal pour ce secteur. Les prévisions estiment que les accumulations totales devraient avoisiner les 10 centimètres pour plusieurs régions d’ici mercredi soir.

Le système dépressionnaire poursuit désormais sa route. Il se déplace progressivement vers le centre et l’est de la province au cours de la nuit. Toutefois, les météorologues prévoient que les précipitations seront moindres dans ces secteurs par rapport à ce qu’a connu le sud-ouest du Québec.

Malgré l’accalmie, la vigilance demeure impérative pour les automobilistes devant prendre le volant dans la nuit de mardi à mercredi. Les chaussées peuvent rester glissantes et les conditions changeantes demandent une attention soutenue.

Comprendre le phénomène : le « clipper de l’Alberta »

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Ce système qui a balayé le Québec porte un nom spécifique en météorologie : on l’appelle un « clipper de l’Alberta ». Comme l’explique le météorologue Kevin Cloutier, il s’agit d’une dépression à déplacement rapide qui se forme, comme son nom l’indique, dans la province de l’Alberta, juste à l’est des montagnes Rocheuses.

Le terme « clipper » n’est pas anodin ; il fait référence aux voiliers rapides du XIXe siècle, réputés pour leur vélocité. Cette analogie maritime illustre parfaitement la vitesse à laquelle ces systèmes traversent le continent, passant des Prairies vers l’Est en un temps relativement court.

Une distinction importante existe entre ces clippers et les tempêtes provenant du sud. Contrairement aux systèmes qui remontent des États-Unis et se gorgent d’humidité dans le golfe du Mexique, provoquant souvent des tempêtes hivernales majeures de 20 à 30 cm, les clippers sont généralement plus secs. C’est pourquoi les quantités de neige qu’ils laissent derrière eux restent, la plupart du temps, plus modestes.

Selon la source : meteomedia.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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