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Pas de douleur thoracique ? Pourquoi les crises cardiaques silencieuses passent souvent inaperçues
Crédit: lanature.ca (image IA)

L’image trompeuse de la crise cardiaque

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Lorsque la plupart des gens imaginent une crise cardiaque, la scène qui leur vient à l’esprit est souvent cinématographique : une douleur thoracique écrasante, un effondrement dramatique et le hurlement des sirènes d’urgence. Bien que ce scénario classique existe toujours, la réalité médicale est souvent beaucoup plus nuancée et insidieuse.

Les cardiologues soulignent aujourd’hui que de nombreux infarctus modernes surviennent sans cette douleur thoracique caractéristique. Ces événements, qualifiés de crises cardiaques silencieuses, sont bien plus fréquents que le grand public ne le réalise.

Le Dr Deebanshu Gupta, cardiologue interventionnel à l’hôpital Sarvodya, explique cette distinction cruciale : « Beaucoup de crises cardiaques ne ressemblent pas à des crises cardiaques. Beaucoup surviennent lentement, sans les signes et symptômes habituels. Les gens les appellent des crises cardiaques « silencieuses », et elles arrivent bien plus souvent que la plupart des gens ne le pensent. »

Un infarctus qui passe inaperçu

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Une crise cardiaque silencieuse, connue médicalement sous le nom d’infarctus du myocarde silencieux, se produit lorsque le flux sanguin vers une partie du muscle cardiaque est bloqué, mais sans provoquer de symptômes évidents. Le cœur subit des dommages réels, pourtant les signaux d’alerte restent légers, inhabituels ou parfois totalement absents.

Le Dr Gupta précise la nature de ce phénomène : « Le cœur est blessé, mais les signes sont si légers, étranges, ou simplement absents, que vous ne savez même pas que quelque chose ne va pas. » Cette absence de symptômes clairs conduit à une sous-estimation dangereuse de la situation par les patients.

Les études suggèrent que près d’une crise cardiaque sur cinq pourrait ainsi passer inaperçue. Dans de nombreux cas, les patients ne découvrent les lésions cardiaques anciennes que des années plus tard, à l’occasion d’un électrocardiogramme (ECG), d’une échocardiographie ou d’une IRM cardiaque réalisés pour des raisons totalement indépendantes.

Pourquoi les symptômes sont-ils ignorés ?

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Selon le Dr Gupta, plusieurs facteurs physiologiques et comportementaux expliquent pourquoi ces symptômes sont manqués ou atténués. Le diabète et les lésions nerveuses associées peuvent, par exemple, émousser les signaux de douleur, rendant l’événement indétectable pour le patient. De même, les femmes ressentent souvent des symptômes atypiques plutôt que la douleur thoracique standard.

D’autres éléments entrent en jeu, tels que le syndrome métabolique et les modes de vie sédentaires, qui modifient la réaction du corps au stress. De plus, des blocages artériels partiels ou plus petits peuvent ne pas provoquer de douleur dramatique, tandis que le stress chronique et la fatigue poussent les gens à ignorer les signes avant-coureurs subtils.

En conséquence, ces manifestations sont souvent balayées d’un revers de main et attribuées à tort à de l’acidité gastrique, une tension musculaire ou un simple épuisement. Le terme « silencieux » ne signifie pas exempt de symptômes, mais simplement que les signes sont faciles à manquer.

Les signaux subtils à surveiller

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Il est impératif de ne pas ignorer certains signes sous prétexte qu’ils ne sont pas douloureux. Le Dr Gupta insiste sur la vigilance face à des manifestations spécifiques, comme une fatigue inexpliquée qui persiste pendant des jours ou des semaines, ou encore un essoufflement et une difficulté à respirer sans effort physique particulier.

D’autres symptômes incluent un léger inconfort ou une oppression thoracique, ainsi que des douleurs localisées dans la mâchoire, le cou, les épaules ou le haut du dos. Des douleurs abdominales supérieures, des brûlures d’estomac ou une indigestion peuvent également masquer un problème cardiaque, tout comme un sentiment persistant que « quelque chose ne va pas ».

Le Dr Gupta note que de nombreuses personnes continuent leurs activités quotidiennes sans se douter que leur muscle cardiaque est soumis à un stress intense. Cette méconnaissance retarde la prise en charge médicale nécessaire.

Les profils les plus exposés

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Certains groupes de population font face à un risque accru de subir ces crises cardiaques silencieuses. Les personnes luttant contre le diabète sont en première ligne, tout comme les fumeurs et les individus souffrant d’hypertension artérielle ou d’un taux de cholestérol élevé. Les personnes en surpoids ou physiquement inactives sont également particulièrement vulnérables.

L’âge et le genre jouent aussi un rôle déterminant : les femmes de plus de 50 ans et les adultes plus âgés sont fréquemment touchés. Cependant, le Dr Gupta avertit que même les jeunes adultes ne sont pas immunisés contre cette condition.

Lorsque des crises cardiaques silencieuses ne sont pas détectées chez des individus plus jeunes, les complications peuvent s’avérer sévères. La vigilance ne doit donc pas être réservée uniquement aux seniors.

Le silence n’est pas synonyme de sécurité

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L’absence de douleur ne rend pas l’événement moins dangereux. Le Dr Gupta met en garde : « Cela ne signifie pas que c’est sans danger simplement parce que vous ne le ressentez pas. Les crises cardiaques qui ne font pas de bruit… Cela rend plus probable une insuffisance cardiaque à l’avenir. Vous êtes encore plus susceptible d’avoir un accident vasculaire cérébral. »

Cet infarctus silencieux peut tuer à peu près au même taux que les crises cardiaques que tout le monde remarque. Il est donc crucial de savoir que retarder le traitement signifie passer à côté de médicaments et de procédures qui sauvent des vies.

La plupart du temps, les médecins découvrent la condition par hasard. Un ECG peut révéler des cicatrices d’anciennes attaques, une échocardiographie peut montrer qu’une zone du cœur ne bouge pas correctement, ou une IRM cardiaque peut mettre en évidence du tissu cicatriciel dans le muscle cardiaque. « Ces outils ont changé ce que nous savons sur les crises cardiaques et combien passent inaperçues », conclut le Dr Gupta.

Selon la source : timesnownews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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