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Une influence de l’ombre à la Maison-Blanche

La décision a surpris par sa soudaineté et sa virulence. Donald Trump a récemment menacé de bloquer l’ouverture très attendue du pont Gordie-Howe, une infrastructure majeure reliant l’Ontario au Michigan. Si cette annonce a secoué les relations diplomatiques, le New York Times révèle qu’elle ne serait pas le fruit du hasard, mais potentiellement le résultat d’une influence extérieure directe.

Selon les informations rapportées par le quotidien américain, cette prise de position du président est survenue quelques heures seulement après une rencontre stratégique. Un milliardaire américain, membre de la famille exploitant l’actuel pont concurrent, aurait eu l’oreille de l’administration Trump juste avant que les menaces ne soient proférées.

Cette séquence d’événements soulève des questions sur les motivations réelles derrière ce blocage. L’intervention présidentielle a immédiatement ravivé les frictions politiques et commerciales entre Washington et Ottawa, dans un contexte déjà tendu par l’application de divers tarifs douaniers.

La rencontre décisive avec le clan Moroun

Au cœur de cette affaire se trouve Matthew Moroun, magnat du transport routier dont la famille possède et exploite l’Ambassador Bridge. Ce pont est, à ce jour, le principal lien routier connectant la ville de Detroit à celle de Windsor. D’après les sources citées par le New York Times, Matthew Moroun était présent à Washington ce lundi pour discuter du dossier.

Le milliardaire aurait obtenu une audience privée avec Howard Lutnick, le secrétaire américain au Commerce. Des responsables informés de la teneur de cette réunion indiquent que les échanges ont eu lieu quelques heures à peine avant la sortie médiatique de Donald Trump contre le nouveau pont.

La chronologie rapportée est précise : à la suite de cette entrevue, M. Lutnick aurait échangé par téléphone avec le président Trump. C’est peu après cet appel que Donald Trump a publiquement critiqué le projet du pont Gordie-Howe, évoquant la possibilité concrète d’en empêcher l’ouverture si le Canada ne satisfaisait pas à une série de griefs.

Un projet colossal à 4,7 milliards de dollars

credit : lanature.ca (image IA)

Le pont Gordie-Howe n’est pas une simple route ; c’est un projet d’envergure dont le coût est estimé à 4,7 milliards de dollars. Fait notable, cette infrastructure a été entièrement financée par le Canada, bien qu’elle soit destinée à être exploitée conjointement par le Canada et l’État du Michigan.

L’objectif premier de cet ouvrage est de désengorger le corridor commercial le plus achalandé entre les deux nations. Chaque jour, ce sont plus de 300 millions de dollars de marchandises qui transitent par ce point de passage névralgique, rendant la fluidité du trafic essentielle pour les économies des deux pays.

L’ouverture de ce nouveau pont représente une menace directe pour le monopole actuel de la famille Moroun. En offrant une alternative moderne, le pont Gordie-Howe concurrencera directement l’Ambassador Bridge, ce qui pourrait impacter significativement les revenus de péage perçus par les propriétaires actuels.

Guerre d’intérêts et arguments officiels

credit : lanature.ca (image IA)

L’opposition de la famille Moroun au projet n’est pas nouvelle. Depuis des années, les propriétaires de l’Ambassador Bridge multiplient les recours judiciaires et les démarches de lobbying intensives pour tenter de retarder, voire d’empêcher totalement la construction du pont Gordie-Howe.

Du côté de la Maison-Blanche, les justifications officielles pour menacer le projet diffèrent des intérêts privés des Moroun. L’administration Trump a affirmé que le président jugeait inacceptable que le Canada exerce un contrôle sur ce qui transitera par le pont. De plus, Washington souligne que davantage de matériaux américains auraient dû être privilégiés lors de la construction.

Cette nouvelle offensive de M. Trump s’inscrit dans un paysage diplomatique déjà fragilisé. Les relations bilatérales subissent les contrecoups de l’imposition de tarifs sur l’acier, le bois et l’automobile, ainsi que des critiques répétées du président américain à l’égard de son voisin du nord.

La réponse d’Ottawa et de Mark Carney

credit : lanature.ca (image IA)

Face à ces menaces, Ottawa maintient sa position en défendant le projet comme un symbole fort de la coopération économique nord-américaine. Mark Carney, désigné dans le texte source comme premier ministre, a pris la parole pour rappeler l’importance de cette infrastructure. Il a souligné que ce pont incarne un partenariat stratégique vital et a exprimé son souhait de voir son ouverture se concrétiser prochainement.

M. Carney a également indiqué, lors d’une intervention mardi matin, avoir eu une conversation qu’il qualifie de « positive » avec le président Donald Trump. L’objectif était de désamorcer la crise naissante par le dialogue direct.

Lors d’une mêlée de presse, il a précisé avoir « expliqué » à Donald Trump la réalité du financement : le Canada a payé pour la construction de cet ouvrage situé à un endroit crucial pour les échanges commerciaux. L’issue de ce dossier reste toutefois incertaine, alors que les négociations commerciales doivent reprendre cette année dans un climat sous haute tension.

Selon la source : journaldemontreal.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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