Un élève décrit des photos « troublantes » reçues en classe lors de la fusillade au Canada qui a fait 9 morts
Auteur: Simon Kabbaj
Une tragédie frappe une petite communauté de Colombie-Britannique

Ce mardi 10 février, la petite ville de Tumbler Ridge, qui compte environ 2 400 habitants en Colombie-Britannique, a été le théâtre d’un événement dramatique. Huit personnes, dont le tireur présumé, ont trouvé la mort à l’école secondaire de la commune, la Tumbler Ridge Secondary School. Selon les informations rapportées par la BBC, six victimes ont été découvertes décédées sur place, tandis qu’une septième a succombé à ses blessures lors de son transport vers l’hôpital.
En marge de ce massacre dans l’établissement scolaire, deux autres corps ont été retrouvés sans vie dans une propriété résidentielle distincte. Les autorités soupçonnent fortement que cette découverte soit liée à la fusillade de l’école, bien que la police ait déclaré ne pas être encore en mesure de confirmer ce lien de manière définitive pour le moment.
Cet événement rare et violent a plongé la région dans la stupeur. Alors que l’enquête débute à peine pour comprendre l’enchaînement des faits, les témoignages de ceux qui se trouvaient à l’intérieur de l’établissement commencent à émerger, dessinant le contour de ces heures d’angoisse vécues par les élèves et le personnel.
L’alerte en plein cours de mécanique
Darian Quist, un élève de 12e année (équivalent de la terminale), a raconté son expérience au micro de CBC Radio West. Le jeune homme venait d’arriver à son cours de mécanique aux alentours de 13h30 lorsqu’une alarme a retenti dans l’établissement. C’était le signal que l’école entrait en procédure de confinement d’urgence.
Depuis l’endroit où il se trouvait dans le bâtiment scolaire, Darian a expliqué qu’il ne pouvait rien entendre de ce qui se passait ailleurs. Malgré l’absence de bruit suspect immédiat, la classe s’est rapidement mobilisée pour élaborer un plan de sécurité et a commencé à barricader la porte de l’atelier pour empêcher toute intrusion.
Le lycéen s’est retrouvé confiné avec environ 15 autres élèves et un enseignant. Ce dernier a pris l’initiative de déplacer des tables vers la porte de la salle de classe pour renforcer la barricade, en attendant que les forces de l’ordre arrivent pour sécuriser les lieux et les escorter vers la sortie.
Des images reçues sur téléphone
Alors qu’il tentait de garder son calme dans cette situation incertaine, Darian a reçu sur son téléphone des photographies provenant de l’une des salles de classe que l’on pense avoir été touchée par la fusillade. Ces images lui ont fait réaliser la gravité absolue de la situation qui se déroulait à quelques mètres de lui.
Le jeune homme a décrit le contenu de ces clichés avec émotion : « Elles étaient troublantes, montrant du sang et des choses comme ça », a-t-il déclaré. « Je pense que c’est là que tout est vraiment devenu réel. J’avais vraiment très peur, je me demandais si nous formulions un plan d’évasion si quelqu’un venait à la porte, nous allions courir hors de la porte du garage et par l’arrière vers le centre d’accueil. »
Cette attente angoissante a duré jusqu’à l’intervention des services de police. L’irruption de la violence via les écrans, alors même que le danger rôdait dans les couloirs, a marqué un tournant psychologique pour les élèves confinés, transformant une procédure de sécurité en une lutte pour la survie.
L’angoisse d’une mère à distance
Shelley Quist, la mère de Darian, a également témoigné de ce qu’elle a vécu durant ces heures critiques, décrivant la situation comme des « montagnes russes d’émotions ». Elle se trouvait sur son lieu de travail lorsqu’une collègue l’a alertée de ce qui était en train de se passer au lycée de la ville.
Immédiatement, elle a appelé Darian sur son téléphone portable. Elle lui a demandé de garder la ligne ouverte pendant qu’il patientait dans la salle de classe barricadée. Shelley a ensuite quitté son travail pour rentrer chez elle afin d’être auprès de son autre fils, âgé de 20 ans. Elle a verrouillé toutes les portes de son domicile tout en restant en communication constante avec son cadet.
Finalement, mère et fils ont pu être réunis après la levée de l’alerte. Soulagée mais encore sous le choc, Shelley a confié : « Je lui ai fait un très gros câlin et il ne va pas me quitter des yeux avant un moment maintenant. »
Réactions officielles et soutien gouvernemental
À la suite de cette tragédie, les réactions politiques se sont multipliées pour soutenir la communauté endeuillée. Le Premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a exprimé ses condoléances aux familles touchées dans une déclaration officielle : « Nos cœurs sont à Tumbler Ridge ce soir avec les familles de ceux qui ont perdu des êtres chers. Le gouvernement assurera tout le soutien possible aux membres de la communauté dans les jours à venir, alors que nous essayons tous de comprendre cette tragédie inimaginable. »
Nina Krieger a également communiqué sur la fin de l’opération policière via les réseaux sociaux, confirmant la levée du danger immédiat : « La GRC a mis fin à l’alerte d’urgence à Tumbler Ridge. La police ne croit pas qu’il y ait de suspects en liberté ou de menace persistante pour le public. Les événements dévastateurs d’aujourd’hui envoient une onde de choc à travers la communauté et toute la province. Mes pensées vont aux victimes ».
Alors que la province tente de comprendre l’incompréhensible, les autorités assurent qu’il n’y a plus de menace active pour le public. L’heure est désormais au recueillement et à l’enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.
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