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Chaos aux Jeux olympiques d’hiver : un curleur canadien accusé de tricherie s’emporte contre son adversaire
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Une confrontation explosive inattendue sur la glace

lanature.ca (image IA)

Si l’on compare le curling à des disciplines plus périlleuses des Jeux olympiques d’hiver, comme le saut à ski ou le skeleton, ce sport peut sembler être une épreuve bien plus calme. Pourtant, la réalité de la compétition prouve que ce n’est pas toujours le cas, particulièrement lorsque le Canada et la Suède s’affrontent pour la victoire. Les deux nations se sont retrouvées face à face en Italie, le vendredi 13 février, lors d’un match du tournoi masculin à la ronde.

La rencontre a rapidement pris une tournure houleuse lorsque l’équipe suédoise, menée par Niklas Edin, a allégué que les compétiteurs canadiens trichaient en touchant la pierre après son lancer. Le jeu a été initialement interrompu car la Suède a demandé aux officiels olympiques de surveiller le Canada, les accusant de toucher la pierre à deux reprises (« double touching »). L’équipe canadienne ne s’est pas laissée faire et a, à son tour, demandé aux officiels de garder un œil sur les Suédois également.

L’incident verbal : quand les esprits s’échauffent

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La situation est devenue encore plus conflictuelle lorsque Marc Kennedy, le troisième joueur du Canada, a fait face au curleur suédois Oskar Eriksson. Ce dernier a affirmé au Canadien qu’il serait en mesure de lui montrer une rediffusion prouvant la tricherie supposée. Marc Kennedy n’a pas mâché ses mots face à ces accusations. Il a déclaré : « I haven’t done it once » (Je ne l’ai pas fait une seule fois), avant d’ajouter sans détour :  (Tu peux aller te faire f*****).

Loin de se démonter, Oskar Eriksson a argumenté en retour :  « Je te montrerai une vidéo après le match. Je te montrerai une vidéo où c’est deux mètres au-dessus de la ligne de jeu ». Malgré cet échange acerbe, c’est finalement le Canada qui a remporté la victoire sur le score de 8 à 6 lors de cet événement.

La défense passionnée de Marc Kennedy

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Après la rencontre, Marc Kennedy a semblé vouloir minimiser l’incident dans un premier temps. Selon The Guardian, il a affirmé :  » (C’est bon. C’est du sport. Ce sont les Jeux olympiques. Les deux équipes essaient de gagner). Cependant, il n’était pas prêt à laisser passer les accusations complètement. Il a ajouté : « Oskar nous accusait de tricherie. Je n’ai pas aimé ça. Je fais du curling professionnellement depuis 25 ans ».

Le joueur canadien a également suggéré que la frustration de la défaite pouvait jouer un rôle dans l’attitude de son adversaire. Il a poursuivi : « He might have been upset that he was losing. He might be upset that they’re 0-2, grasping for straws » (Il était peut-être contrarié de perdre. Il est peut-être contrarié qu’ils soient à 0-2, qu’il s’accroche à n’importe quoi). Kennedy a tenu à préciser sa position envers Eriksson :  » (Je lui ai juste redit. J’ai dit que j’avais énormément de respect pour lui en tant que joueur. Je n’ai jamais dit un mot de travers sur Oskar Eriksson. Je ne sais pas vraiment ce qu’il essaie d’en tirer. Et ouais, on avance. Mais je ne vais pas rester là et prendre les accusations de triche à la légère).

Paul Webster, l’entraîneur du Canada, a soutenu son membre d’équipe, déclarant, selon le National Post, que Kennedy n’est « not a cheater » (pas un tricheur).

Le débat technique : capteurs et règles du jeu

Pour déterminer si les olympiens trichent au curling, les officiels s’appuient sur des poignées électroniques installées sur les pierres utilisées aux Jeux olympiques. Si un joueur maintient le contact avec la pierre au-delà du point où il devrait l’avoir lâchée — connu sous le nom de « hog line » (ligne de jeu) — la poignée clignote en rouge. Marc Kennedy a souligné ce point après la compétition : « There’s hog line devices on there. I don’t know. And he’s still accusing us of cheating. I didn’t like it. So I told him where to stick it. Because we’re the wrong team to do that to. So I don’t care » (Il y a des dispositifs de ligne de jeu là-dessus. Je ne sais pas. Et il nous accuse encore de tricher. Je n’ai pas aimé ça. Alors je lui ai dit où se le mettre. Parce que nous sommes la mauvaise équipe à qui faire ça. Alors je m’en fiche).

Bien que l’équipe suédoise ait reconnu l’existence du capteur tactile, Oskar Eriksson a persisté dans ses accusations, affirmant que Kennedy touchait la pierre elle-même, et non la poignée. Eriksson a expliqué : « He asked who we thought was over the hog line and I pointed out who we thought was touching the rock. It was obviously not a red light, but some players are touching the rock according to us. And that’s not allowed … We told the officials. They came out and they misread the rules, sadly » (Il a demandé qui, selon nous, dépassait la ligne de jeu et j’ai indiqué qui, selon nous, touchait la pierre. Ce n’était évidemment pas une lumière rouge, mais certains joueurs touchent la pierre selon nous. Et ce n’est pas autorisé… Nous l’avons dit aux officiels. Ils sont sortis et ils ont mal interprété les règles, malheureusement).

Il a précisé sa pensée concernant l’erreur supposée des arbitres : « Because they thought double touching any part of the rock is OK. And then they found out that was wrong. You can only touch the electronic part of the handle » (Parce qu’ils pensaient que toucher deux fois n’importe quelle partie de la pierre était autorisé. Et puis ils ont découvert que c’était faux. Vous ne pouvez toucher que la partie électronique de la poignée).

Verdict des officiels et conclusion de l’affaire

Malgré les protestations véhémentes sur la glace, Fredrik Lindberg, le chef d’équipe suédois, a déclaré dans un communiqué que le Comité olympique suédois « will not seek an investigation regarding the events during Friday’s game » (ne demandera pas d’enquête concernant les événements du match de vendredi).

En réponse à ces échanges et accusations mutuelles, World Curling a publié une déclaration officielle pour clore le débat. L’organisation a assuré que des arbitres étaient positionnés à la ligne de jeu pour surveiller la partie. La déclaration précise : « There were no hog line violations or retouches of the stone during the observation » (Il n’y a eu aucune violation de la ligne de jeu ni de retouche de la pierre durant l’observation).

Selon la source : independent.co.uk

Créé par des humains, assisté par IA.

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