Surdose médiatique : quand l’actualité américaine devient une source d’anxiété clinique
Auteur: Adam David
Un sentiment global de saturation

La question mérite d’être posée tant le phénomène semble répandu : ressentez-vous, vous aussi, une véritable overdose concernant Donald Trump ? Depuis l’accession au pouvoir de cet homme, qualifié de déséquilibré par l’auteur de ces lignes, à la tête de la plus grande puissance mondiale, un climat de tension s’est installé. Il est indéniable que le niveau d’anxiété a grimpé en flèche aux quatre coins de la planète.
Face à cette situation inédite, et après plus d’une année marquée par ce que beaucoup considèrent comme de la folie pure, une décision radicale s’impose parfois pour préserver sa santé mentale. C’est le choix qu’a fait le narrateur : celui de décrocher volontairement pour échapper à cette pression constante.
Le défi de la consommation d’information
Pour les professionnels de l’information, tels que les chroniqueurs ou les journalistes, la soif d’actualité est une seconde nature. Être abonné à de multiples journaux et revues, et ingérer une quantité impressionnante de nouvelles quotidiennement fait partie de la routine. Cependant, le cas du président américain impose une exception à cette règle de consommation massive.
Face aux volte-face incessants, aux menaces et aux élucubrations d’un dirigeant qui change d’idée comme il respire — parfois même au beau milieu de la nuit — il devient nécessaire de limiter ses lectures à l’essentiel. Bien entendu, les médias traditionnels n’ont d’autre choix que de rapporter les propos et les gestes du président, d’autant plus que ceux-ci engendrent de nombreuses conséquences concrètes.
La situation se complique davantage avec l’entrée en jeu des réseaux sociaux. Ces plateformes, qui relaient joyeusement l’information, deviennent le théâtre d’un grand débordement où circulent abondamment les fausses informations, amplifiant ainsi le chaos médiatique ambiant.
Un traumatisme identifié par les spécialistes

La prise de conscience est souvent rapide : il faut savoir en prendre et en laisser. Sans ce filtre personnel, il est facile de glisser dans une spirale d’anxiété et d’avoir la sensation oppressante que le monde s’écroule au rythme des macabres fantaisies du dirigeant. Ce sentiment de vertige est une expérience partagée par beaucoup.
L’anxiété générée par Donald Trump est devenue telle que les conseils de spécialistes pour la gérer se multiplient sur Internet, répondant à un besoin clair de la population. Au Centre de neuropsychologie et de counseling de l’Ouest-de-l’Île, à Montréal, un document fort intéressant a été produit pour décrire comment ce malaise spécifique peut se traduire cliniquement.
Les experts y posent un diagnostic précis sur ce ressenti collectif. On peut y lire l’analyse suivante : «D’un point de vue clinique, ce phénomène peut être associé à un traumatisme vicariant ou [à] un stress secondaire: le stress émotionnel causé par l’exposition indirecte à des événements troublants, même lorsqu’ils surviennent à l’extérieur de notre propre pays».
Revenir à l’essentiel et se protéger

Face à ce constat, le refus de subir ce stress supplémentaire est légitime. La vie quotidienne apporte déjà son lot de préoccupations concernant nos proches, notre travail et les défis de notre « vraie vie ». Il est donc inutile de s’encombrer d’une angoisse importée qui ne nous appartient pas directement.
Selon les experts, la première étape vers le mieux-être consiste à comprendre l’impact psychologique de cette actualité. Il est crucial de reconnaître les symptômes qui nous affectent et, surtout, d’éviter la surexposition aux nouvelles anxiogènes pour ne pas sombrer.
Le Centre de neuropsychologie suggère également une stratégie d’ancrage : se concentrer sur la réalité locale. Autrement dit, il est recommandé de porter son attention sur ce qui se passe chez nous, dans notre propre contexte immédiat, plutôt que de fixer son regard sur les turbulences étrangères.
L’action comme remède à l’impuissance

Pour lutter contre le grand sentiment d’impuissance qui peut nous habiter face aux événements mondiaux, l’implication concrète est une voie salutaire. S’investir dans des causes locales, que ce soit comme bénévole ou d’une autre manière, permet de reprendre le contrôle sur son environnement direct.
Il est tout aussi fondamental de bien s’entourer. Échanger avec ses proches permet de verbaliser ses craintes, et il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel au besoin si l’anxiété devient trop envahissante. Ces outils sont essentiels pour éviter de sombrer dans l’angoisse.
Finalement, en prenant cette distance volontaire avec la folie ambiante, on réalise une chose essentielle : le monde continue de tourner. Malgré les turbulences générées par cet être avide de pouvoir et de contrôle coûte que coûte, la vie suit son cours. On peut alors se rassurer en regardant vers l’avenir politique, en songeant aux élections de mi-mandat à l’automne, et en se rappelant que les règles démocratiques imposent une limite : dans deux ans et après deux mandats, la présidence changera inévitablement de main.
Selon la source : journaldequebec.com
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