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Citations : des hybrides porc-sanglier au Japon ; des lattes aux effets neuroprotecteurs ; le dilemme entre exercice et perte de poids
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un tour d’horizon : du requin en Espagne aux forêts boréales

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Cette semaine, l’actualité scientifique nous emmène d’abord sur les côtes européennes, où un événement rare a été documenté : des pêcheurs ont capturé un grand requin blanc juvénile dans les eaux espagnoles de la Méditerranée. Cette observation insolite précède d’autres constats environnementaux majeurs à l’échelle du globe, notamment en ce qui concerne la qualité de l’air en Asie.

En effet, les initiatives de la Chine en faveur de l’air pur ont abouti à des gains majeurs pour la santé publique. Toutefois, les chercheurs notent que ces politiques pourraient avoir une conséquence involontaire, soulignant la complexité des interventions écologiques à grande échelle et leurs répercussions parfois inattendues sur les écosystèmes locaux.

Parallèlement, l’observation de la planète par satellite a livré de nouvelles données sur la couverture végétale mondiale. Les forêts boréales se sont étendues de 12 % à l’échelle globale. Cependant, un phénomène de migration est observé : depuis 1985, ces vastes étendues boisées se sont déplacées vers le nord, modifiant la géographie forestière de l’hémisphère.

Neuroprotection : les vertus insoupçonnées du café

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Au-delà des observations environnementales, une étude de cohorte prospective, menée par une collaboration de recherche multi-institutionnelle, apporte des nouvelles encourageantes pour les amateurs de caféine. Le rapport indique qu’une consommation modérée de café caféiné — définie par les chercheurs comme deux à trois tasses par jour — réduit de manière significative le risque de démence, ralentit le déclin cognitif et préserve la fonction cognitive.

Si des études précédentes avaient déjà suggéré un lien entre le café et la démence, elles souffraient souvent d’un suivi limité et ne parvenaient pas à capturer les habitudes de consommation sur le long terme. Pour pallier ces manques, les auteurs de cette nouvelle étude ont exploité 43 années de données provenant des études NHS (Nurses’ Health Study) et HPFS (Health Professionals Follow-Up Study), couvrant un total de 130 000 participants.

Sur cet immense échantillon, environ 11 000 personnes ont développé une démence. Cependant, les résultats sont frappants : tant chez les hommes que chez les femmes, les participants ayant la plus forte consommation de café présentaient un risque de démence réduit de 18 % par rapport à ceux déclarant une consommation faible ou nulle. De plus, les buveurs de thé ont affiché des résultats similaires, contrairement aux consommateurs de café décaféiné, ce qui suggère que la caféine elle-même serait responsable de ces effets neuroprotecteurs.

L’exercice physique ne garantit pas la perte de poids

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Un autre volet de la recherche récente s’attaque à une frustration commune : pourquoi l’exercice ne provoque-t-il pas toujours une perte de poids ? La plupart des gens constatent en effet que les résultats se jouent davantage en cuisine qu’à la salle de sport. Pendant longtemps, les scientifiques ont utilisé le « modèle additif » pour expliquer la dépense énergétique : la dépense totale équivaudrait au coût de la vie (métabolisme de base) plus l’exercice. Selon cette logique, chaque calorie brûlée à l’entraînement devrait s’ajouter au total.

Cependant, des chercheurs de l’Université Duke ont comparé ce modèle classique à un nouveau concept : le « modèle contraint ». Ce dernier suggère que le corps possède une limite quant à l’énergie qu’il est prêt à dépenser. Ainsi, brûler plus de calories par l’exercice entraînerait une réduction des tâches internes, comme la réparation cellulaire, afin de limiter la dépense énergétique globale. Il s’agirait vraisemblablement d’une adaptation héritée des premiers humains pour compenser les périodes de pénurie de ressources.

L’étude rapporte que le modèle additif surestime l’augmentation de la dépense énergétique totale quotidienne liée à l’exercice. À mesure que les gens deviennent plus actifs, ils compensent effectivement en réduisant la dépense énergétique consacrée à d’autres processus physiologiques. Cette découverte remet en perspective les stratégies de perte de poids basées uniquement sur l’activité physique.

Fukushima : l’émergence des cochons hybrides

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Au Japon, les conséquences de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011 continuent de transformer la faune locale. Suite à l’évacuation de la zone, des cochons domestiques se sont échappés dans les fermes et les forêts abandonnées. Ces animaux se sont alors reproduits avec des sangliers sauvages, produisant rapidement une population de cochons hybrides.

Récemment, des biologistes japonais, et plus précisément des chercheurs de l’Université de Hirosaki, ont mené une analyse de génétique des populations sur ces hybrides de Fukushima. Leurs travaux ont inclus le séquençage de l’ADN mitochondrial pour comprendre l’évolution de ces animaux dans cette zone désertée par l’homme.

Les chercheurs attribuent cette « expérience naturelle » d’hybridation à l’absence prolongée d’êtres humains dans la région. Ce vide anthropique a permis des interactions biologiques inédites entre les espèces domestiques retournées à l’état sauvage et la faune locale, redéfinissant l’écosystème de la zone d’exclusion.

Une génétique accélérée par les lignées maternelles

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L’étude de l’Université de Hirosaki a révélé un phénomène génétique fascinant : le cycle de reproduction rapide et annuel des cochons domestiques est hérité par la lignée maternelle. L’analyse a montré que des sangliers sauvages portant de l’ADN mitochondrial de cochon domestique étaient déjà éloignés de cinq générations du croisement initial.

Ce constat indique un renouvellement génétique extrêmement rapide, directement influencé par l’héritage maternel des traits reproductifs domestiques. La capacité de reproduction accrue des animaux d’élevage s’est ainsi transmise à la population sauvage, accélérant la dynamique de population.

Le professeur Shingo Kaneko, impliqué dans cette recherche, souligne l’importance de ces découvertes pour la gestion future de la faune. Il déclare : « En comprenant que les lignées maternelles porcines accélèrent le renouvellement des générations, les autorités peuvent mieux prédire les risques d’explosion démographique. »

Selon la source : phys.org

Créé par des humains, assisté par IA.

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